DOSSIER DE PRESSE DE CE SYMPATHIQUE GROUPE QUEBECOIS
"Des débuts modestes – période 1995-2001
Karl Tremblay et Jean-François Pauzé se rencontrent pour la première fois en septembre 1994 dans un vestiaire de hockey. Ils venaient de terminer le camp
d’entraînement et étaient maintenant officiellement membres des Jets de Repentigny, un obscur club junior B. Fruit du hasard ou du destin, cette rencontre sera déterminante pour le restant
de leurs jours.
De natures timides, les deux jeunes hommes ne s’adresseront la parole qu’au mois de janvier 1995. Mis au courant que Jean-François grattait la guitare, Karl
lui affirme qu’il est chanteur et qu’il se cherche des musiciens pour former un groupe. C’est sans grand enthousiasme que Pauzé l’invitera à jammer dans le sous-sol de ses parents
en février 1995. Grâce à l’insistance de Tremblay, ils composeront ce soir-là leur première chanson intitulée Les routes du bonheur et une deuxième, Gaétane, suivra le
lendemain soir. C’était le début de l’ère des chansons de peines d’amour mal enregistrées où les noms de villes et les marques de voitures se succédaient. À cette époque, ils composeront
ensemble une vingtaine de chansons dont 12 se retrouveront ultérieurement sur l’album cassette 12 Grandes Chansons. Nous y reviendrons.
À peu près à la même époque, Jean-François rencontre Marie-Annick Lépine alors qu’ils occupent le même emploi d’été. Étudiante et violoniste, Lépine semble
plus s’intéresser au côté rebelle de Pauzé qu’à son talent de musicien. Issue du milieu de la musique classique, elle n’a rien à foutre des ridicules chansonnettes country que composent
Karl et J-F. Cependant, elle changera son fusil d’épaule lors d’un certain concours de musique amateur. Très amateur faut-il spécifier.
Nous sommes à l’été 1996. Karl et J-F décident de tenter leur chance au concours d’auteurs-compositeurs de la brasserie La Ripaille de Repentigny. Après une
audition plus ou moins formelle avec un organisateur conquis par leurs chansons rigolotes, les deux larrons s’attaquent donc au concours où ils termineront finalement en 2ème place derrière
Garnote, un groupe néo-hard-rock-progressif. L’élément déclencheur venait de se produire : des foules nombreuses vinrent les encourager si bien que le soir de la finale, on dut refuser du
monde à la porte. Conquise par les réactions suscitées par les gens, Marie-Annick accepta même de se joindre au duo pour les demi-finales et la finale. Le troisième morceau du puzzle se
mettait en place.
Forts de ce nouvel engouement local, le nouveau trio se mit à la recherche d’un bassiste et d’un batteur. Ils jetèrent leur dévolu sur un jeune néophyte de la
basse âgé de seize ans en Jérôme Dupras. Petit cousin de Marie-Annick, le grassouillet adolescent sera celui qui dénichera plus tard un batteur à la formation en Domlebo. Ce dernier, alors
percussionniste de la formation Windstorm semble enjoué par le caractère loufoque de la bande et décide de rester pour l’été seulement, le temps d’enregistrer la première cassette.
Après, disait-il, il devait se concentrer sur ses études. On connaît tous la suite.
Si 1997 saluait l’arrivée dans le groupe de Domlebo et de Jérôme Dupras, cette année marquait aussi la sortie anonyme de leur premier album : 12 Grandes
Chansons. Imprimée à cinq cent exemplaires, la cassette originale s’écoulera en quelques mois à des amis et à des connaissances.Quelques spectacles aussi mythiques que loufoques
parsemèrent l’été et l’automne 1997, tous dans leur région natale de Lanaudière (La Ripaille, L’Oasis du vieux Palais, le bar du Portage).
À l’hiver 1998, J-F Pauzé abandonne ses études momentanément pour se consacrer au groupe avec Domlebo qui remet aussi en question sa carrière dans le domaine
de la santé. Pauzé et Lebeau se mettront alors à la composition du prochain album qui sera enregistré en 2 jours à l’automne 1998. L’album Sur mon Canapé sort en petites pompes au
mois de novembre 1998. Les Cowboys Fringants sortent ainsi un deuxième disque autoproduit et auto-distribué en l’espace d’un an. Cet autre objet rare se vendra à plus de mille exemplaires
grâce au bouche à oreille tant et si bien que l’album commence à faire fureur dans les radios étudiantes et lors des partys de cégep partout au Québec. Un pas de plus vient d’être
franchi par la joyeuse bande qui ne demande pas mieux que de jouer partout. Le groupe se produira même à Montréal dans un Petit Campus bondé à la fin de 1998 lors d’un spectacle mythique
qui confèrera aux Cowboys le titre de groupe de party.
1999 représente une année charnière pour le groupe puisqu’il effectuera sa véritable percée montréalaise. Présents lors de nombreux Cabarets Kerozen
et en demande sur les ondes de CISM et CIBL, les Cowboys tâtent le terrain auprès des compagnies de disque de la métropole. Leurs démarches seront toutefois restées vaines. Ils se verront
même refuser l’accès des bureaux de la plupart des entreprises. Leur 2ème place au concours des Francouvertes ne les aidera en rien à signer une entente. Ils n’ont alors guère le
choix que de retourner vers l’autoproduction pour la sortie leur nouvel album, Motel Capri, en avril 2000. Nouveauté pour le groupe, l’album est toutefois mis en licence par
l’Empire Kerozen et aura droit à une distribution en magasins.
Motel Capri représente la véritable éclosion. Bien qu’encore embryonnaire, le succès du groupe ne se dément plus. Encore charrié par le bouche à
oreille (les radios commerciales refusent toujours de les faire tourner), le groupe jouit maintenant d’un véritable bassin de fidèles qui les suit partout au Québec. Annonciateur de ce qui
allait se produire dans l’avenir, leur spectacle lors des Francofolies de Montréal de l’été 2000 en fut un d’anthologie. Une marrée humaine s’agglutinera aux abords de la trop petite scène
Radio-Canada pour danser et chanter en communion avec ce nouveau groupe de la relève. La cinquantaine de spectacles qu’ils donneront au cours de la tournée Motel Capri
leur fera gagner un plus vaste public, conquis par leurs performances scéniques aussi énergiques que débraillées.
Les années fastes – Période 2002-2007
À l’hiver 2001, Pauzé se mettra à l’écriture de ce qui deviendra l’album phare de la formation. Si Motel Capri représentait l’éclosion du groupe,
Break Syndical (mars 2002) le fera exploser. Cette fois-ci, c’est la bonne! Avec des critiques dithyrambiques en poche, la bande part en tournée dès le mois de mars. La vague des
Cowboys Fringants et de leurs fans aux chandails verts déferlera sur le Québec en entier en 2002 et 2003. Véritable phénomène, la formation se produit à guichets fermés partout au Québec
devant des fans conquis d’avance à leurs chansons tantôt drôles, revendicatrices ou nostalgiques. Au cours de cette tournée, le public découvre en Karl Tremblay un véritable meneur de
foules et en Marie-Annick Lépine une multi instrumentiste accomplie qui confirme les Cowboys comme groupe de spectacle par excellence. Par ailleurs, les radios commerciales, qui boudaient
jadis le groupe, n’ont guère le choix d’entrer dans la danse puisque les fans réclament littéralement que leurs chansons tournent sur leurs ondes. La chanson Toune d’automne
deviendra un des grands succès de 2002 ce qui ne nuira pas aux ventes de Break Syndical.
L’été 2002 se terminera par un tour de force, soit le spectacle au Parc Jarry avec Plume Latraverse devant 8000 personnes. Puis la série de spectacles se
continuera au cours de l’automne jusqu’à son paroxysme : la tournée montréalaise de décembre 2002. Idée saugrenue s’il en était une, cette tournée audacieuse visait à refaire le
parcours de toutes les salles montréalaises où s’était produit le groupe depuis ses débuts. Des Verres stérilisés jusqu’au Métropolis en passant par le Petit Campus, le Cabaret et le
Spectrum, le groupe roulera à un train d’enfer lors de ce mois où les dix spectacles montréalais s’ajoutaient à d’autres en province.
2003 verra la Tournée Break Syndical s’accentuer. Au mois de mai, le groupe sort son premier album live Attache ta tuque! qui inclut des
versions des spectacles de la tournée montréalaise. Après un été bien rempli au niveau des festivals c’est le dernier droit de la tournée et à l’automne, le groupe rafle les Félix de
l’album alternatif, du groupe de l’année et du spectacle de l’année au gala de l’Adisq. Pour conclure la longue tournée, les Cowboys essoufflés s’offrent le
Centre Bell pour la première fois de leur carrière. Le pari est risqué : remplir les 20 000 sièges disponibles, ce que peu d’artistes québécois ont osé faire par le passé. Malgré les
inquiétudes à l’aube du 30 décembre, les Cowboys et leurs fans pourront dire mission accomplie au terme d’une soirée mémorable dont les images et le son ont été gravés sur DVD (Les
Cowboys Fringants, Centre Bell – 30 décembre 2003.) Ainsi se complétait la Tournée Break Syndical au terme de 153 concerts. Puis en avril 2004 la France entrouvre ses portes
au groupe qui fait salle comble à l’Élysée Montmartre de Paris lors d’un spectacle aussi exceptionnel que déroutant à l’écoute de ces Français qui chantaient à tue-tête ces chansons écrites
en québécois. C’est le début d’une belle histoire en Europe francophone où ils jouissent désormais d’un étonnant bassin de fans.
Battre le fer pendant qu’il est chaud, telle était la devise des Cowboys qui se retrouvent en studio dès le mois de mai suivant pour préparer la sortie de
leur prochain album La Grand-Messe (novembre 2004.) Entre temps, les Cowboys sont primés groupe de l’année pour une deuxième fois de suite au Gala de l’Adisq d’octobre.
La Grand-Messe, la nouvelle mouture tant attendue est sur les tablettes le 23 novembre. Cette nouvelle parution engendre bien sûr la tournée du même nom qui s’amorcera quatre jours
après la sortie du disque à St-Jean-sur-le-Richelieu. Puis le début de l’année 2005 sera marqué par la série de 16 spectacles à La Tulipe à Montréal, tous à guichets fermés. L’été
s’amorcera sous le signe de la controverse avec la St-Jean-Baptiste sur l’île Notre-Dame. Cette initiative du groupe qui voulait un spectacle plus politisé avec des artistes comme Loco
Locass, les Zapartistes et Mononc’ Serge s’avérera un véritable succès malgré la polémique engendrée par les médias au sujet du caractère payant de l’événement. Toutefois, 25 000 personnes
heureuses et consentantes déferleront sur le circuit Gilles-Villeneuve au cours de cette suffocante journée du mois de juin.
À l’automne 2005, le groupe remportera le Félix de la chanson de l’année avec Les Étoiles Filantes et poursuivra sa tournée au Québec et en
France. Parallèlement, Jérôme Dupras et ses comparses mettent sur pied la Fondation Cowboys Fringants qui se concentre sur des projets de conservation de la nature et de sauvegarde
des écosystèmes menacés en territoire québécois. Puis, comme en 2003, la tournée de la Grand-Messe se terminera de merveilleuse façon au Centre Bell, le 30 décembre 2006. Au terme des 186
spectacles de cette tournée de la Grand-Messe qui les aura amenés aux quatre coins du Québec, des Maritimes et de l’Europe francophone, les Cowboys Fringants s’accordent un petit
congé bien mérité avant de repartir sur la route. La Grand-Messe, un album qui n’aura laissé personne indifférent, aura finalement vendu plus de 230 000 copies en deux ans.
À l’été 2007, le groupe qui était en pause depuis le début de l’année repart sur la route pour une tournée surprise de festivals. Celle-ci se termine sur une
triste note puisqu’au lendemain de la dernière prestation qui avait lieu au Festival International des Montgolfières de St-Jean-sur-le Richelieu, le batteur Dominique Lebeau annonce qu’il
quitte les Cowboys Fringants après une association de 10 ans. Ébranlés par cette nouvelle aussi surprenante qu’imprévisible, les membres de la formation n’ont guère le choix que de se
serrer les coudes et d’unir leurs efforts pour maintenir le groupe en vie.
C’est donc en tant que quatuor que les Cowboys s’attaquent à l’écriture et à la réalisation de leur prochain opus. La fin de 2007 s’avérera une période fort
créative pour J-F Pauzé qui écrira pas moins de trente chansons en moins de six mois. Fruit de l’expérience acquise avec les Cowboys ainsi qu’avec son album solo «Au bout du rang» et de
nombreuses collaborations, la multi-instrumentiste Marie-Annick Lépine texturera méticuleusement les nouvelles chansons d’arrangements fort à propos et tout en nuance. Jérôme Dupras fera
office de batteur-bassiste pour l’élaboration des maquettes et enregistrera même quelques pistes officielles à la batterie sur l’album en chantier. Le reste de la tâche percusive sera
assurée par le batteur d’expérience Steve Gagné. Les Cowboys décident également de changer de collaborateurs en studio et s’associeront à Louis Legault (Daniel Bélanger, Dumas) pour
l’enregistrement et la réalisation de l’album.
Devant la trentaine de chansons qu’ils ont devant eux, l’idée d’un possible album double est évoquée mais est finalement écartée en raisons de complexité au
niveau marketing et de la production. C’est alors que germe la possibilité de sortir deux albums distincts : l’un plus texturé et l’autre plus broche à foin. Ainsi naîteront L’Expédition
(23 septembre 2008) et Sur un air de déjà vu (17 février 2009), deux disques salués par les fans du groupe et la critique. L’album principal qu’est L’Expédition se veut plus posé, nuancé et
poétique que ce que les Cowboys Fringants nous avaient habitué auparavant. Les textes à la fois évocateurs et porteurs d’espoir y sont livrés avec une sensibilité parfaitement dosée par la
voix chaleureuse du chanteur Karl Tremblay, plus que jamais en contrôle de ses moyens. Les trois premiers extraits de l’album (Entre deux taxis, Tant qu’on aura de l’amour et La tête haute)
se hisseront au sommet des palmarès radiophoniques québécois. Du jamais vu en moins de 6 mois.
Sur un air de déjà vu est quant à lui un album plus guilleret, rappelant le côté bon enfant des débuts des Cowboys. Présenté plus ou moins comme un album de
«b-sides», SUADDV réconfortera les partisans du groupe qui déploraient l’absence du côté humoristique sur L’Expédition.
Avec deux nouveaux opus sous le bras, les Cowboys reprennent la route. La tournée de L’Expédition se met en branle à Brossard le 6 novembre 2008 et mènera le
groupe aux quatre coins de la Belle Province et de l’Europe. Soucieux de passer de la parole aux actes, le groupe fera de L’Expédition sa «tournée verte» puisque le Co2 émis par les
véhicules du groupe et des gens qui assisteront au spectacles sera annulé par la plantation de 35 000 arbres. Sur scène, exit les cuivres et place à un multi-instrumentiste de talent du nom
de Daniel Lacoste (guitares, piano, mandoline, accordéon) pour appuyer Marie-Annick. Le rôle de batteur est maintenant assuré avec brio par Marc-André Brazeau (Band de Garage).
En février 2009, les Cowboys Fringants foulèrent les planches du mythique Olympia de Paris l’instant de trois spectacles mémorables à guichets fermés devant
des publics survoltés. Puis suivirent coup sur coup deux salles de 6000 personnes à la Halle Tony-Garnier de Lyon et à l’Aréna de Genève qui conclurent cette surréaliste tournée éclair de
dix jours en sol européen où 20 000 spectacteurs ont pu voir les Cowboys Fringants en cinq spectacles.
Au Québec, la communion entre le public et le groupe est toujours présente et le plaisir qu’ils ont de renouer l’un avec l’autre est intact à chaque soir. Les
fans fidèles des débuts ont vieilli et sont, pour plusieurs, toujours au rendez-vous. Des gens de toutes générations, allant des jeunes enfants aux têtes grises, se sont greffés à cette
mosaïque d’amateurs fringants et ne font que confirmer le côté fédérateur du groupe Lanaudois, ainsi que leur impact sur la société québécoise.
La tournée de L’Expédition est présentement en cours et prendra fin au mois d’août 2010.
À ce jour, les Cowboys Fringants ont vendu plus de 800 000 albums dans la francophonie et leurs chansons ont été – et sont encore – le «décor» et la toile de
fond de la vie de milliers de personnes.
- Claude P. Rabouin"
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