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BORIS AKOUNINE     boris-akounine.jpgBiographie inspirée de Wikipédia.

Boris Akounine (Борис Акунин en russe), de son vrai nom Grigori Chalvovitch Tchkhartichvili (გრიგოლ შალვას ძე ჩხარტიშვილი en géorgien), est un écrivain né d'un père géorgien  et d'une mère russe  d'origine juive , de langue russe,  né le 20 mai 1956 , installé à Moscou  depuis 1958  et y ayant fait toute sa carrière.


Il a été tour à tour ou simultanément essayiste, traducteur littéraire, et romancier. Son pseudonyme a deux origines. D'un côté, « akunin » est un mot japonais (悪人) qu'on pourrait traduire, en fonction du contexte, par « bandit » (plus précisément « mauvais homme »). Dans son roman « L'Attrapeur de Libellules », boris-akounine-l-attrapeur.jpgl'auteur définit un akunin comme étant celui qui crée ses propres règles. Par ailleurs, son pseudonyme de romancier, sous la forme « B. Akunin » (initiale du prénom et nom complet), ferait également référence au célèbre anarchiste russe Bakounine.

Akounine, qui se reconnaît comme très marqué par le théâtre Kabuki, a intégré la section d'histoire et de philologie de l'Institut des pays d'Asie et d'Afrique à l'université d'État de Moscou et y a donné des cours de civilisation japonaise. Ce qui explique mieux le personnage de Massa qui fait penser au Jeeves de Wodehouse, même si Fandorine ne ressemble en aucune manière à Bertie.

 

Ci-dessous, quelques titres de la série des 13 Eraste Petrovitch Fandorine, enquêteur au temps des tsars:



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  2.    41ibtkxgfGL._SL500_AA240_.jpg
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  1.  Un des quatres ouvrages de la série des Nicholas Fandorine, le petit fils d'Eraste
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Deux titres de la trilogie  « Sœur Pélagie »

  1.                                           Boris-Akounine-Pelagie-et-le-bouledogue-blanc.gif

  2. pelagie-et-le-coq-rouge_couv.jpg

Adaptations cinématographiques

Le cinéaste néerlandais Paul Verhoeven révèle, dans l'interview citée plus haut, qu'il a acquis les droits liés au premier roman de la série « Fandorine », Azazel, et que le budget global de sa future adaptation devrait au moins atteindre les 40 millions de dollars américains. Le journaliste Leon Aron révélait par ailleurs, dans un article (voir plus bas), que le romancier aimerait pour sa part que le rôle de Fandorine, dans le film envisagé par Verhoeven, soit tenu par Hugh Grant.

Ajoutons que trois romans de Boris Akounine ont déjà été adaptés par le cinéma russe. Tout d'abord, le roman Azazel avait déjà disposé d'une adaptation modeste au cinéma. Mais il faut souligner les adaptations très remarquées et remarquables du Gambit turc et du Conseiller d'Etat par les studios Trité de Nikita Mikhalkov. Précisons que si l'adaptation est plutôt libre dans ces films, elle a cependant été suivie de près par Boris Akounine lui-même.

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Published by ANDRE - LITTERATURE

J'aime les films de Costa Gavras, comme "Z" ou "l'aveu" , mais j'ai adoré son dernier film, "Eden à l'ouest".



Eden à l'Ouest
envoyé par COMME-AU-CINEMA. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.

Ce réalisateur nous parle d'un immigré clandestin à la volonté farouche d'atteindre Paris, sans papiers, sans argent, et ce qui aurait pu n'être qu'un drame se transforme en une course vers l'espoir, pleine d'humanité, d'humour et presque de plaisir.
Il réussit, sans dramatiser, à aborder des problèmes bien Français comme la quête difficile des sans abris, des sans travail, des sans espoir, qui doivent survivre pendant que certains PDG sont "obligés", mais pas trop, de renoncer à des petits avantages de 450.000 € annuels, parce que cela ferait trop...vous êtes au courant...EDF...
La réalité du quotidien de certains contraste avec les mensonges et les effets d'annonces de notre Président...
En tout cas, merci Monsieur Costa Gavras pour ce grand moment de cinéma et d'émotion.

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Published by ANDRE - CINEMA

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RESUME
Un siècle, un homme, des passions

À 97 ans, producteur renommé, Raoul Rosensztroch meurt dans le parking de son hôtel, à Prague. Accident ? Suicide ? Thomas, jeune réalisateur, va alors découvrir la vie de son mécène à travers son "autobiographie mensongère" : la vie passionnée d'un homme dont le destin ne cessera d'être lié au cinéma comme à son siècle.

De la Première Guerre mondiale à la chute du mur de Berlin, Raoul Rosensztroch aura tout vécu. De Chaplin à Hitler, de Charles Pathé à Luis Buñuel, il les aura tous croisés, tous connus, aimés ou détestés. Mais dans le tourbillon de sa vie, seule comptera Véronica...

Un roman graphique d'une qualité exceptionnelle

Si la bande dessinée adulte peut se caractériser par la maturité de son propos et de sa maîtrise graphique, par sa profondeur psychologique, par l'émotion et la réflexion qu'elle provoque une fois l'album refermé, nul doute que La dernière des salles obscures correspond en tous points à cette définition. Une histoire comme il y en a peu. Celle de Raoul Rosensztroch, célèbre producteur de cinéma, qui traverse avec force l'Histoire contemporaine, plongeant au coeur de quelques-unes des atrocités de ce siècle un homme qui aura tout réussi, sauf sa vie.

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Cette intégrale offre une ambiance très réussie, et tout particulièrement dans la seconde partie consacrée à la biographie "mensongère" de Raoul Rosensztroch.
Lecture très agréable avec des dessins parfaits de Paul Gillon.
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Published by ANDRE - LOISIRS


Patrick Timsit était hier soir au théâtre de l'Hôtel de Ville.
J'aime beaucoup cet humoriste, toutefois, je suis resté un peu sur ma faim, avec une progression très ressemblante au précédant spectacle.
Je n'ai donc pas été surpris, mais j'ai tout de même bien ri.
Prenez le temps d'écouter son début de show, et ensuite ses vacances aux Etats-Unis....



Décomplexé - Patrick Timsit
envoyé par patricktimsit. - Plus de vidéos fun.


Ce n'est pas Koumac, mais ce n'est pas mal quand même.

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Published by ANDRE - HUMOUR

Histoire - Manufacture de Beauvais

Contrairement à la Manufacture des Gobelins dont la production était essentiellement destinée au roi, la Manufacture de Beauvais, fondée en 1664, fut à l'origine conçue comme une entreprise privée qui devait trouver dans la vente de ses productions les moyens de subvenir à son existence. Son installation à mi-chemin entre les Flandres, haut lieu de production de tapisseries, et Paris, correspondit à la volonté politique de Colbert de couper la route à l'importation. Au début, Louis Hinart, puis son fils Jean-Baptiste dirigèrent la Manufacture qui rencontrait de nombreux problèmes financiers.


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XVIIe siècle

Dans un premier temps, les lissiers tissaient des verdures ou paysages à petits personnages alors que sous la direction de Philippe Béhagle, dès 1684, on tissa les Actes des Apôtres d'après Raphaël, la suite des Grotesques à fond jaune d'après Jean-Baptiste Monnoyer. De nombreuses pièces étaient destinées à l'exportation, telle que celle tissée pour le roi de Suède, les Conquêtes de Charles XI d'après Lemke, Martin des Batailles et Bérain.

 

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XVIIIe siècle

En 1722 Noël Antoine Mérou intègre Jacques Duplessis, peintre et dessinateur afin de fournir de nouveaux cartons aux lissiers. En 1726, Jean-Baptiste Oudry le remplace dans ses missions et donne à tisser des retranscriptions exactes de ses tableaux : Chasses nouvelles, Amusements champêtres, Comédies de Molière, Métamorphoses d'Ovide, Fables de la Fontaine.

La production du XVIIIe siècle marqua donc l'apogée de la Manufacture. La collaboration entre les peintres Oudry et Boucher concourut largement à cette éclatante réussite : Fêtes italiennes, Histoire de Psyché, Tenture chinoise, Amour des Dieux….
A cette époque sont aussi réalisées d'importantes productions de tapisseries pour sièges assorties aux motifs des tentures créant ainsi des ensembles décoratifs homogènes : Les Jeux russiens d'après Le Prince, Les Amusements de la campagne et les Quatre Ages d'après Casanova, Les Pastorales à draperies bleues d'après Huet.



XIXe siècle

En 1851, Viollet le Duc réalise des cartons à la gouache pour des ornements sacerdotaux, alors que Desportes, Oudry, Le Prince servent encore de modèles pour des écrans, des paravents…Puis, quelques panneaux décoratifs sont réalisés : Les Oiseaux d'après Cesbron, le Jardin du Luxembourg d'après Quost en 1902.



XXe siècle

Jean Ajabert, nommé à la tête de la Manufacture en 1917, veut ouvrir Beauvais aux peintres de son temps et commanda de nouveaux cartons. D'importants ensembles mobiliers sont alors crées d'après les cartons de Paul Poiret, Paul Véra, Capiello, Gaudissart… En 1936 la manufacture est rattachée au Mobilier national et gérée par une Administration générale dont dépendront aussi à partir de 1937 les Manufactures des Gobelins et de la Savonnerie. Des commandes furent passées à Jean Lurçat chargé de créer un ensemble de salon pour accompagné le panneau Les illusions d'Icare tissé aux Gobelins; alors que précédemment, Charles Dufresne avait conçu Plaisirs de la plage.

La manufacture prend alors une part active au renouveau de la tapisserie qui caractérise le XXe siècle et fait appel à de nombreux artistes contemporains. Henry Matisse, en proposant deux cartons, Polynésie, Le Ciel, et Polynésie, La Mer permit à la Manufacture de renouer à la grande tradition de tentures murales. Depuis, des artistes comme Maria Helena da Silva, Pierrette Bloch, Hans Hartung, et plus récemment Martine Aballéa, Christian Bonnefoi, Pierre Buraglio, Raymond Hains, Patrick Tosani ont collaboré avec la manufacture de Beauvais dont la production témoigne des multiples possibilités d'un mode d'expression ouvert à toutes les tendances esthétiques et contemporaines.



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Technique

La Manufacture de Beauvais abandonne la pratique de la haute-lisse pour n'utiliser que la seule technique de la basse-lisse dès le premier tiers du XVIIIe siècle. La basse-lisse se caractérise par l'utilisation d'un métier horizontal. Tous les fils de chaîne sont embarrés dans une série de lisses paires et impaires qui s'entrecroisent au moyen de pédales. Le lissier tisse à l'envers en suivant le dessin du modèle transcrit sur un papier blanc placé sous la chaîne du métier.



Le bâtiment

1939 Les bâtiments qui l'abritaient ayant été détruits par les bombardements en 1940, les ateliers s'installèrent dans l'enclos des Gobelins. Depuis lors une partie d'entre eux a regagné Beauvais dans de nouveaux locaux inaugurés en 1989.

 

Le musée de la tapisserie, à proximité de l'imposante cathédrale de Beauvais, présente gratuitement au public, les collections de la manufacture de Beauvais, constituées aussi bien de fabrications locales que de créations des tapisseries d'Aubusson.

Vous trouverez ci-dessous quelques unes des oeuvres magnifiques actuellement présentées.

 

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Published by ANDRE - TOURISME

Paint It Black

Interprétée par les Rolling Stones


I see a red door and I want it painted black,
no colours anymore I want them to turn black.
I see the girls walk by dressed in their summer clothes,
I have to turn my head until the darkness goes.

I see a line of cars and they're all painted black,
with flowers and my love, both never to come back.
I see people turn their heads and quickly look away,
like a newborn baby it just happens every day.

I look inside my self and see my heart is back,
I see my red door and I want it painted black.
Maybe then I'll fade away and not have to face the facts,
it's not easy facing up when your whole world is black.

No more will my green sea go turn a deeper blue,
I could not forsee this thing happening to you.
If I look hard enough into the setting sun,
my love will laugh with me before the morning comes.

I see a red door and I want it painted black,
no colours anymore I want them ot turn black.
I see the girls walk by dressed in their summer clothes,
I have to turn my head until my darkness goes.




PaInT iT bLaCk ---- rolling stones (live)
envoyé par ss370. - Regardez la dernière sélection musicale.

Chanson qui a accompagné toute mon adolescence



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Published by ANDRE - CHANSON-MUSIQUE

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Voilà un film bien surprenant, mais totalement passionnant...
Une intrigue n'est pas forcément policière, et cette histoire permet de découvrir le domaine fascinant de la recherchde sur l'histoire de l'art.


Ce que mes yeux ont vu
envoyé par imineo. - Cliquez pour voir plus de vidéos marrantes.
Le monde de la peinture nous entraîne toujours dans notre imaginaire, il parle à notre âme, et nous aide souvent à nous sublimer.
Avec ce film, nous remontons dans le temps, autour d'une oeuvre de Watteau, et les auteurs nous offrent quelques belles scènes sur les techniques modernes qui nous permettent de voir même ce que le peintre a voulu nous cacher. Dans le cas présent, on nous laisse imaginer une histoire d'amour contrariée...
On passe un vrai bon moment devant ce film très réussi.

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Published by ANDRE - CINEMA

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Lorsqu'il fut mobilisé en 1914, Jean de La Ville de Mirmont laissa sur son bureau ces quelques vers:
"Cette fois, mon coeur, c'est le grand voyage;
Nous ne savons pas quand nous reviendrons.
Serons-nous plus fiers, plus fous ou plus sages?
Qu'importe, mon coeur, puisque nous partons!
Avant de partir, mets dans ton bagage
Les plus beaux désirs que nous offrirons.
Ne regrette rien, car d'autres visages
Et d'autres amours nous consoleront.
Cette fois, mon coeur, c'est le grand voyage."

Il ne revint pas de ce grand voyage, et la littérature y aura perdu une bien belle plume.
Ses oeuvres complètes tiennent dans "L'horizon chimérique", et je vous recommande tout particulièrement "Les dimanches de Jean Dézert" qui vous racontera de façon presque chirurgicale, la vie d'un être détaché, très drôle, ce qui ne gâte rien.
Parmi les autres contes, lisez absolument "Entretien avec le Diable" et "Mon ami le Prophète"

Avis des éditeurs
L'oeuvre de Jean de La Ville de Mirmont, tué au front le 28 novembre 1914 à l'âge de 27 ans, se compose d'un court roman, Les Dimanches de Jean Dézert, de contes et de poèmes publiés après sa mort, sous le titre de L'Horizon chimérique. Né à Bordeaux en 1886, Jean de la Ville de Mirmont a passé sa jeunesse dans la capitale girondine. Il y a noué maintes amitiés fidèles, dont celle de François Mauriac qui a tout fait pour perpétuer son souvenir. Dans ses Nouveaux Mémoires intérieurs, il évoque " les amis qu'il a le plus aimés, presque tous partis à l'aurore de leur vie. Comment était leur voix ? Peut-on réentendre ces voix du temps que la cire ne les gardait pas ? Cet accent qui était le leur, un certain rire de ce Philippe, de ce Jean... " Ce Jean, Jean de la Ville, était poète. Avant de partir pour le front, il avait laissé sur son bureau un dernier poème, " Le Grand Voyage " : " Cette fois mon coeur, c'est le grand voyage, / Nous ne savons pas quand nous reviendrons. " Il n'est pas revenu. La littérature française était orpheline d'un grand talent. Les Dimanches de Jean Dézert, la seule oeuvre publiée de son vivant, est l'histoire du désenchantement. Jean Dézert est un employé de ministère qui " considère la vie comme une salle d'attente pour voyageurs de troisième classe. " Il n'arrive ni à atteindre le bonheur ni à se suicider. Il vit, comme tout un chacun. C'est un livre d'une modernité étonnante. On retrouve cette ironie désabusée dans des contes comme " Le piano droit ", tandis que les poèmes de L'Horizon chimérique, également recueillis dans ce volume, sont plein d'une mélancolie baudelairienne.

I/l’horizon chimérique/V

Vaisseaux, nous vous aurons aimés en pure perte ;
Le dernier de vous tous est parti sur la mer.
Le couchant emporta tant de voiles ouvertes
Que ce port et mon coeur sont à jamais déserts.

La mer vous a rendus à votre destinée,
Au-delà du rivage où s'arrêtent nos pas.
Nous ne pouvions garder vos âmes enchaînées ;
Il vous faut des lointains que je ne connais pas.

Je suis de ceux dont les désirs sont sur la terre.
Le souffle qui vous grise emplit mon coeur d'effroi,
Mais votre appel, au fond des soirs, me désespère,
Car j'ai de grands départs inassouvis en moi.

 

Jean de La Ville de Mirmont, L’Horizon chimérique, Grasset, 2008, p. 27

 

 

II/Jeux/I

Ô mes moulins à vent, ô mes vaisseaux à voiles,
Qu’est-ce que l’on a fait de vos âmes de toile ?
Que reste-t-il de vous, hors ces tristes pontons,
Mes frégates, mes avisos et mes corvettes ?
A quel souffle divin, vieux moulins, vous voit-on
Tourner comme ici-bas dans le ciel où vous êtes ?

   On a tué bien trop de choses que j’aimais,
Desquelles c’est fini, maintenant, à jamais.
Le « mare ignotum » des vieilles mappemondes
Hante encore mon esprit à travers tous les temps.
Je songe à des marins sur les mers du levant
Qui voguaient sans savoir que la terre était ronde.

Je regrette des paysages de coteaux
Aux fleuves traversés par des ponts à dos d’âne.
La route poudroyait, comme disait sœur Anne ;
Les moulins agitaient leurs quatre bras égaux.
Qu’est-ce que l’on a fait de vos âmes de toile,
Ô mes moulins à vent, ô mes vaisseaux à voiles ?

 

Jean de La Ville de Mirmont, L’Horizon chimérique, Grasset, 2008, p. 37

 

JDV de mirmont


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Published by ANDRE - LITTERATURE

J'allais voir un amuseur public, et j'ai découvert un poète...

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Merci Daniel Prévost pour cet incroyable moment de poésie et d'émotion!
Lorsque l'on ouvre les portes de son jardin secret pour offrir un tel spectacle, avec des références culturelles franco-espagnoles remarquables, on mérite le triomphe obtenu face au public.
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Le poète nous dévoile son âme en paroles ou en chansons, sous les notes mélodieuses de deux guitares sèches, et l'on voyage de Grenade à Jaen avec le souvenir de Federico Garcia Lorca, mort à 37 ans sous les balles Franquistes,
lorca.jpgFederico Garcia Lorca
mais dont l'oeuvre est devenue immortelle.
Au delà même de la poésie, Daniel Prévost nous offre un hommage à l'amour, entre les hommes mais aussi à sa femme disparue sans avoir eu le temps de l'accompagner en Espagne.
Oui, encore merci Monsieur Prévost pour tout votre talent et toute votre sensibilité...




Daniel Prévost dans Fédérico, l'Espagne et moi
envoyé par FranceSoirVideos. - Découvrez plus de vidéos créatives.


 

"Je la pris près de la rivière

Car je la croyais sans mari

Tandis qu’elle était adultère

Ce fut la Saint-Jacques la nuit

Par rendez-vous et compromis

Quand s’éteignirent les lumières

Et s’allumèrent les cri-cri

Au coin des dernières enceintes

Je touchai ses seins endormis

Sa poitrine pour moi s’ouvrit

Comme des branches de jacinthes

Et dans mes oreilles l’empois

De ses jupes amidonnées

Crissait comme soie arrachée

Par douze couteaux à la fois

Les cimes d’arbres sans lumière

Grandissaient au bord du chemin

Et tout un horizon de chiens

Aboyait loin de la rivière


Quand nous avons franchi les ronces

Les épines et les ajoncs

Sous elle son chignon s’enfonce

Et fait un trou dans le limon

Quand ma cravate fût ôtée

Elle retira son jupon

Puis quand j’ôtai mon ceinturon

Quatre corsages d’affilée

Ni le nard ni les escargots

N’eurent jamais la peau si fine

Ni sous la lune les cristaux

N’ont de lueur plus cristalline

Ses cuisses s’enfuyaient sous moi

Comme des truites effrayées

L’une moitié toute embrasée

L’autre moitié pleine de froid

Cette nuit me vit galoper

De ma plus belle chevauchée

Sur une pouliche nacrée

Sans bride et sans étriers


Je suis homme et ne peux redire

Les choses qu’elle me disait

Le clair entendement m’inspire

De me montrer fort circonspect

Sale de baisers et de sable

Du bord de l’eau je la sortis

Les iris balançaient leur sabre

Contre les brises de la nuit

Pour agir en pleine droiture

Comme fait un loyal gitan

Je lui fis don en la quittant

D’un beau grand panier à couture

Mais sans vouloir en être épris

Parce qu’elle était adultère

Et se prétendait sans mari

Quand nous allions vers la rivière"


Federico Garcia Lorca, extrait de “El Romancero Gitano”

Traduction Jean Prévost

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Published by ANDRE - THEATRE

691
Denis Frémond
est un artiste peintre né le 16 avril 1950 au Havre (France).

Il est aujourd'hui largement reconnu aux Etats -Unis, mais il nous laisse profiter de quelques-unes de ses oeuvres dans une galerie à Honfleur. J'ai eu également le plaisir de trouver  certaines de ses toiles suspendues aux cimaises d'une galerie à Dinard.
Adepte des grands formats,
813
 il transcrit une atmosphère de solitude associée aux voyages  à la lecture et à la musique.
346
Je trouve qu'il illustre à merveille la méditation et le calme,
137
même quand ses fenêtres donnent sur New York et ses gratte-ciels.
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Son style et son talent sont tellement séduisants, que l'on voit actuellement des copies de ses toiles vendues à petits prix, dans les magasins d'encadrement. Mais ne vous y trompez pas, la côte de Denis Fremont est très largement au -dessus des prix pratiqués pour ces reproductions.
274
Ci-dessous, une toile de saison, avec une maison de Sainte Adresse sous la neige. Correctif: Père Cantoche m'informe qu'il s'agit plutôt de la rue Félix Faure au Havre. (voir commentaire et lien pour son blog link)
t-1174


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Published by ANDRE - ARTS PLASTIQUES

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BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

"un retraité qui prend le temps d'écouter et d'analyser tout ce qui fait notre quotidien... qui prend aussi le temps d'écrire... qui adore chiner... et qui adore les gravures anciennes... Un retraité qui aime vous transmettre ce qu'il aime, au hasard de ses souvenirs et de ses découvertes. "

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