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Articles avec #livres catégorie

PRIX OCEANE 2016 DE LA GALERNE AU HAVRE / LITTERATURE

Les résultats du Prix Océanes sont désormais connus. Les résultats définitifs pour cette année sont :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1er :  Il était une ville , Thomas B. Reverdy (Flammarion) 7.20 sur 10

2e :  Ce pays qui te ressemble, Tobie Nathan (Stock) 7.12/10

3e :  Victor Hugo vient de mourir, Judith Perrignon (L’Iconoclaste) 6.64/10

4e :  Les gens dans l’enveloppe, Isabelle Monnin (éditions Jean-Claude Lattès) 6.24/10

5e :  La cache, Christophe Boltanski (Stock) 6.01/10

6e :  Le cœur du problème, Christian Oster (éditions de l’Olivier) 5.49/10

 

 

 

Nous avons annoncé l’heureuse nouvelle à Thomas B. Reverdy et à son éditeur, qui sont absolument ravis de ce résultat. Il n’y aura pas de remise de prix cette année, les agendas n’ayant pas permis de trouver une date commune. 

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Published by ANDRE - LITTERATURE, ACTUALITES, LIVRES, LECTURE

LES EXPLOITS D'UN JEUNE DON JUAN / APOLLINAIRE / LITTERATURE

 

Chapitre premier

 

Les jours d’été étaient revenus, ma mère s’était rendue à la campagne dans une propriété qui nous appartenait depuis peu.

Mon père était resté à la ville pour s’occuper de ses affaires. Il regrettait d’avoir acheté cette propriété sur les instances de ma mère : « C’est toi qui as voulu cette maison de campagne, disait-il, vas-y si tu veux, mais ne me force pas à y aller. D’ailleurs, tu peux être certaine, ma chère Anna, que je vais la revendre dès que l’occasion s’en présentera.

– Mais mon ami, disait ma mère, tu ne peux pas te figurer comme l’air de la campagne fera du bien aux enfants...

– Ta, ta, ta, répliquait mon père, en consultant un agenda et en prenant son chapeau, je t’ai passé cette fantaisie, mais j’ai en tort. »

Ma mère était donc partie à sa campagne, comme elle disait, dans l’intention de jouir le plus rapidement et le plus complètement possible de ce plaisir momentané.

Elle était accompagnée d’une sœur plus jeune qu’elle et encore à marier, d’une femme de chambre, de moi, son fils unique, et enfin d’une de mes sœurs plus âgée que moi d’un an.

Nous arrivâmes tous joyeux à la maison de campagne que les gens du pays avaient surnommée le Château.

Le Château était une vieille demeure de fermiers riches. Il datait, sans doute, du XVIIe siècle. À l’intérieur il y avait beaucoup de place, mais la disposition des pièces était si extraordinaire qu’en somme cette maison était plutôt incommode à habiter à cause des allées et venues qu’occasionnait ce désordre architectural. Les chambres n’étaient pas placées comme dans les maisons ordinaires, mais étaient séparées par une masse de couloirs obscurs, de corridors tortueux, d’escaliers en spirale. En un mot, c’était un véritable labyrinthe et il fallut plusieurs jours pour se reconnaître dans cette maison afin d’arriver à une notion exacte de la disposition des appartements.

Les communs où étaient la ferme avec les étables et les écuries étaient séparés du Château par une cour. Ces bâtiments étaient reliés par une chapelle dans laquelle on pouvait aussi bien entrer par la cour, que par le Château ou les communs.

Cette chapelle était en bon état. Elle était autrefois desservie par un religieux qui habitait le Château et s’occupait aussi du soin des âmes des habitants du petit hameau qui était éparpillé autour de notre demeure.

Mais depuis la mort du dernier chapelain on n’avait pas remplacé ce religieux et seulement chaque dimanche et chaque jour de fête, parfois aussi pendant la semaine pour entendre les confessions, un capucin du couvent voisin venait dire dans la chapelle les offices indispensables au salut des bons paysans.

Lorsque ce moine venait, il restait toujours pour dîner et on lui avait préparé une chambre près de la chapelle, pour le cas où il dût coucher là.

Ma mère, ma tante et la femme de chambre Kate étaient occupées à préparer l’habitation, elles étaient aidées dans cette tâche par le régisseur, un valet de ferme et une servante.

Comme la récolte était déjà rentrée presque toute entière, nous avions le droit, ma sœur et moi, de nous promener partout.

Nous parcourions le Château dans tous les coins et recoins, depuis les caves jusqu’aux combles. Nous jouions à cache-cache autour des colonnes, ou encore l’un de nous, abrité sous un escalier, attendait le passage de l’autre pour sortir brusquement en criant de manière à l’effrayer.

L’escalier de bois qui menait au grenier était très raide. Un jour j’étais descendu devant Berthe et je m’étais caché entre deux tuyaux de cheminées où il faisait très sombre, tandis que l’escalier était éclairé par une lucarne donnant sur le toit. Lorsqu’elle parut, descendant avec circonspection, je m’élançai en imitant avec force l’aboiement du chien. Berthe qui ne me savait pas là perdit pied de la grande frayeur qu’elle eut et, manquant la marche suivante, elle tomba de telle sorte que sa tête était au pied de l’escalier tandis que ses jambes se trouvaient encore sur les marches.

Naturellement sa robe était retournée et lui couvrait le visage, laissant ses jambes à découvert.

Lorsque je m’approchai en souriant, je vis que sa chemise avait suivi sa robe jusqu’au-dessus du nombril.

Berthe n’avait pas mis de pantalon parce que – comme elle me l’avoua plus tard –, le sien était sale et que l’on n’avait pas encore eu le temps dedésempaqueter le linge. C’est ainsi qu’il arriva que je vis pour la première fois ma sœur dans une nudité impudique.

À la vérité je l’avais déjà vue toute nue parce que l’on nous avait souvent baignés ensemble les années précédentes. Mais je n’avais vu son corps que par derrière ou tout au plus de côté, parce que ma mère aussi bien que ma tante nous avaient installés de telle façon, que nos petits culs d’enfants fussent placés l’un en face de l’autre pendant qu’on nous lavait. Les deux dames prenaient bien garde que je ne jetasse aucun coup d’œil défendu et, lorsqu’on nous passait nos petites chemises, on nous recommandait de mettre soigneusement nos deux mains devant nous.

Ainsi Kate avait été une fois très grondée, parce qu’elle avait oublié de recommander à Berthe de mettre sa main devant elle un jour qu’elle avait dû la baigner au lieu de ma tante ; moi-même je ne devais en aucune façon être touchée par Kate.

C’étaient toujours ma mère ou ma tante qui me baignaient. Lorsque j’étais dans la grande baignoire on me disait : « Maintenant Roger, tu peux retirer tes mains. » Et comme on pense bien, c’était toujours l’une d’elles qui me savonnait et me lavait.

Ma mère qui avait comme principe que les enfants doivent être traités en enfants le plus longtemps possible avait fait continuer ce système.

À cette époque, j’avais treize ans, et ma sœur Berthe quatorze. Je ne savais rien de l’amour, ni même de la différence des sexes.

Mais lorsque je me sentais tout nu devant des femmes, lorsque je sentais les douces mains féminines se promener de-ci de-là sur mon corps, cela me causait un drôle d’effet.

Je me souviens fort bien que dès que ma tante Marguerite avait lavé et essuyé mes parties sexuelles, j’éprouvais une sensation indéterminée, bizarre, mais extrêmement agréable. Je remarquais que ma quéquette devenait brusquement dure comme du fer et qu’au lieu de pendre comme auparavant, elle relevait la tête. Instinctivement, je me rapprochais de ma tante et j’avançais le ventre autant que je pouvais.

Un jour qu’il en avait été ainsi, ma tante Marguerite rougit brusquement et cette rougeur rendit plus aimable son gracieux visage. Elle aperçut mon petit membre dressé et, faisant semblant de n’avoir rien vu, elle fit signe à ma mère qui prenait un bain de pieds avec nous. Kate était alors occupée avec Berthe, mais elle devint aussitôt attentive. J’avais d’ailleurs déjà remarqué qu’elle préférait de beaucoup s’occuper de moi que de ma sœur, et qu’elle ne manquait pas une occasion d’aider dans cet office ma tante ou ma mère. Maintenant elle voulait voir aussi quelque chose.

Elle tourna la tête et me regarda sans aucune gêne, tandis que ma tante et ma mère échangeaient des regards significatifs.

Ma mère était en jupon et l’avait retroussé jusqu’au-dessus du genou pour se couper plus commodément les ongles. Elle m’avait laissé voir ses jolis pieds en chair, ses mollets nerveux et ses genoux blancs et ronds. Ce coup d’œil jeté sur les jambes de ma mère avait fait autant d’effet sur ma virilité que les attouchements de ma tante. Ma mère comprit probablement cela aussitôt, car elle rougit et laissa retomber son jupon. Les dames sourirent et Kate se mit à rire jusqu’à ce qu’elle fût arrêtée par un regard sévère de ma mère et de ma tante. Mais elle dit alors pour s’excuser : « Berthe aussi rit toujours lorsque j’arrive à cet endroit avec l’éponge chaude. » Mais ma mère lui ordonna sévèrement de se taire.

Au même instant la porte de la salle de bain s’ouvrit et ma sœur aînée Élisabeth entra. Elle avait quinze ans et fréquentait l’école supérieure.

Bien que ma tante eût rapidement jeté une chemise sur ma nudité, Élisabeth avait cependant eu le temps de me voir et cela me causa une grande gêne. Car si je n’avais aucune honte devant Berthe, je ne voulais cependant pas être vu tout nu par Élisabeth qui, depuis quatre ans déjà, ne prenait plus de bains avec nous, mais se baignait soit avec les dames, soit avec Kate.

J’éprouvais une espèce de colère de ce que toutes les personnes féminines de la maison avaient le droit d’entrer dans la salle de bain même quand j’y étais, tandis que je n’avais pas ce droit. Et je trouvais absolument abusif qu’on m’en interdit l’entrée même lorsqu’on baignait seulement ma sœur Élisabeth, car je ne voyais pas pourquoi, malgré qu’elle affectât des airs de demoiselle, on la traitât différemment de nous.

Berthe elle-même était outrée des prétentions injustes d’Élisabeth qui s’était un jour refusée à se mettre nue devant sa jeune sœur et n’avait pas hésité à le faire lorsque ma tante et ma mère s’étaient enfermées avec elle dans la salle de bains.

Nous ne pouvions pas comprendre ces façons d’agir qui tenaient à ce que la puberté avait fait son apparition chez Élisabeth. Ses hanches s’étaient arrondies, ses tétons commençaient à se gonfler et les premiers poils avaient fait leur apparition sur sa motte, comme je l’appris plus tard.

Ce jour-là, Berthe avait seulement entendu ma mère dire à ma tante en quittant la salle de bains : « Chez Élisabeth, c’est venu de très bonne heure.

– Oui, chez moi une année plus tard.

– Chez moi deux ans plus tard. Il faudra maintenant lui donner une chambre à coucher pour elle seule.

– Elle pourra partager la mienne », avait répondu ma tante. Berthe m’avait raconté tout cela et naturellement le comprenait aussi peu que moi-même.

Cette fois-là, donc, dès que ma sœur Élisabeth en entrant, m’eut vu tout nu avec mon petit vit tout dressé comme un petit coq en colère, je m’aperçus que son regard s’était porté sur cet endroit extraordinaire pour elle et qu’elle ne put cacher un mouvement de profond étonnement, mais elle ne détourna pas son regard. Au contraire.

Lorsque ma mère lui demanda brusquement si elle voulait aussi se baigner, une grande rougeur envahit son visage et elle répondit en balbutiant : « Oui, maman !

– Roger et Berthe ont maintenant fini, répliqua ma mère, tu peux te déshabiller. »

Élisabeth obéit sans hésiter et se déshabilla jusqu’à la chemise. Je vis seulement qu’elle était plus développée que Berthe, mais ce fut tout, car on me fit quitter la salle de bains.

Depuis ce jour-là, je ne fus plus baigné avec Berthe. Ma tante Marguerite ou bien ma mère étaient encore présentes, parce que ma mère avait été trop inquiète de me laisser baigner seul depuis qu’elle avait lu qu’un enfant s’était noyé dans une baignoire. Mais les dames ne touchaient plus à ma quéquette ni à mes petites couilles, bien qu’elles me lavassent encore le reste. Malgré cela, il m’arrivait encore de bander devant ma mère ou ma tante Marguerite. Les dames s’en apercevaient bien, malgré que ma mère détournât la tête en m’enlevant et en me remettant ma chemise et que ma tante Marguerite baissât les yeux vers le sol.

Ma tante Marguerite avait dix ans de moins que ma mère et comptait par conséquent vingt-six ans ; mais comme elle avait vécu dans une tranquillité de cœur très profonde, elle était très bien conservée et semblait une jeune fille. Ma nudité semblait lui faire beaucoup d’impression, car chaque fois qu’elle me baignait, elle ne me parlait que d’une voix flûtée.

Une fois qu’elle m’avait fortement savonné et rincé, sa main frôla mon petit vit. Elle le retira brusquement, comme si elle avait touché un serpent. Je m’en aperçus et lui dis avec un peu de dépit : « Gentille petite tante chérie, pourquoi ne laves-tu plus tout entier ton petit Roger ? »

Elle rougit beaucoup, et me dit d’une voix mal assurée : « Mais je t’ai lavé tout entier !

– Allons donc, ma petite tante, lave aussi ma quéquette.

– Fi ! le vilain garçon ! Tu peux bien la laver toi-même.

– Non ma tante, je t’en prie, lave-la toi-même. Je ne sais pas le faire comme toi.

– Oh ! le polisson ! dit ma tante en souriant et, reprenant l’éponge, elle lava soigneusement mon vit et mes couilles.

– Viens, ma petite tante, dis-je, laisse-moi t’embrasser pour la peine que tu as été si gentille. »

Et je l’embrassai sur sa jolie bouche, rouge comme une cerise et ouverte sur de belles dents saines et appétissantes.

« Maintenant, essuie-moi aussi, lui demandai-je, les mains jointes, dès que je fus sorti de la baignoire. »

Alors ma tante m’essuya et s’attarda à l’endroit sensible peut-être plus qu’il n’était nécessaire. Cela m’excita au plus haut point ; je me tenais au bord de la baignoire pour pouvoir tendre le ventre davantage et je me remuais tellement que ma tante me dit doucement :

« C’est assez, Roger, tu n’es plus un petit garçon. Dorénavant, tu te baigneras seul.

– Oh non ! ma petite tante, je t’en prie, pas seul. Tu dois me baigner. Quand c’est toi qui le fais ça me produit beaucoup plus de plaisir que lorsque c’est ma mère.

– Habille-toi, Roger !

– Sois gentille, ma tante, baigne-toi aussi une fois avec moi !

– Habille-toi, Roger, répéta-t-elle en allant à la fenêtre.

– Non, dis-je, je veux aussi te voir baigner.

– Roger !

– Tante, si tu ne veux pas te baigner, je dirai à papa que tu as de nouveau pris ma quéquette en bouche. »

Ma tante rougit brusquement. En effet, elle l’avait vraiment fait, mais seulement un moment. C’était un jour que je n’avais pas envie de me baigner. L’eau de la baignoire était trop froide et je m’étais sauvé dans ma chambre. Ma tante m’y avait suivi et finalement avait pris mon petit vit en bouche où ses lèvres l’avaient serré un moment. Cela m’avait fait beaucoup de plaisir et je m’étais finalement tenu tranquille.

D’autre part, dans une circonstance semblable, ma mère avait agi de même et je connais beaucoup d’exemples de ce fait. Les femmes qui baignent les petits garçons le font souvent. Cela leur produit le même effet que lorsque nous, hommes, voyons ou touchons la petite fente d’une fillette, mais les femmes savent mieux varier leurs plaisirs.

J’ai eu dans mes premières années une vielle bonne d’enfant qui, lorsque je ne pouvais dormir, me chatouillait la quéquette et les couilles ou même me suçait doucement le vit. J’ai même souvenance qu’un jour elle me mit sur son ventre nu et me laissa longtemps dessus. Mais comme cela s’est passé à une époque très lointaine, je ne m’en souviens que vaguement.

Dès que ma tante se fut ressaisie, elle me dit en colère : « Ce n’était qu’une plaisanterie, Roger, et tu n’étais alors qu’un petit garçon. Mais je vois que maintenant on ne peut plaisanter avec toi, tu es devenu un homme. » Et elle jeta un nouveau regard sur ma pine raide.

« Tu es même un vilain polisson, je ne t’aime plus. » Et en même temps elle donna une tape sur mon membre.

Puis elle voulut s’en aller, mais je la retins en disant :

« Pardonne-moi tantine, je ne dirai rien à personne, même si tu montes dans la baignoire.

– Je peux faire cela », dit-elle en souriant. Elle enleva ses pantoufles rouges, dans lesquelles elle était pieds nus, souleva sa robe de chambre jusqu’au-dessus des genoux et monta dans la baignoire dont l’eau lui montait jusqu’au haut des mollets.

« Maintenant, j’ai fait ta volonté, Roger, habille-toi gentiment et sois obéissant, sinon je ne te regarderai plus jamais. »

Elle disait cela d’une façon si assurée que je vis que c’était sérieux. Je ne bandais plus. Je pris ma chemise et m’habillai pendant que ma tante Marguerite prenait un bain de pieds. D’ailleurs, pour que je ne lui en demande pas plus, elle me dit qu’elle se sentait indisposée et qu’elle ne se baignerait pas.

Lorsque je fus habillé, elle sortit de la baignoire pour s’essuyer. La serviette était humide de mon corps, je me mis à genoux et essuyai les jolis pieds de ma tante. Elle me laissa faire sans protester. Lorsque je passai entre les orteils elle rit et lorsque je touchai la plante des pieds en la chatouillant, cela la remit complètement de bonne humeur et elle consentit aussi à se laisser essuyer les mollets.

Quand j’arrivai aux genoux, elle m’indiqua elle-même que je ne devais pas aller plus haut. J’obéis, bien que depuis longtemps je brûlai de savoir ce que les femmes portaient sous les jupes de si précieux, qu’elles se crussent obligées de le tenir si soigneusement caché.

Ma tante et moi, nous étions de nouveaux amis, mais depuis je dus me baigner seul.

Ma mère devait avoir appris ces choses de ma tante, mais elle ne m’en laissa rien voir.

Nous allons maintenant abandonner ces propos qui étaient nécessaires pour l’intelligence de ce qui va suivre.

Il faut maintenant retourner un peu en arrière et reprendre le fil de notre histoire.

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Published by ANDRE - LITTERATURE, LIVRES, CULTURE

Livres minuscules 029

Le livre minuscule est un vrai livre, mais de petite taille. D'après Gaston Tissandier, la taille maximum ne doit pas dépasser 6,5 cm.

 

Livres minuscules 031

 

Le goût de la miniature a rapidement conduit Margaret vers ces ouvrages presque toujours très esthétiques...

Livres minuscules 004   Livres minuscules 023

La pièce de monnaie vous donne une idée de la proportion...L'avantage, c'est que l'on peut regrouper ces ouvrages dans un espace assez réduit...

En terme d'imprimerie, le format est du in 64...

Livres minuscules 018 Livres minuscules 025 

 


Ces petits livres étaient très à la mode à la fin du 19 ème siècle et au début du 20 ème. Ils ont souvent servi à la publication d'écrits religieux...

Dans les publications récentes, la collection 3 1/2 a sorti un grands nombre de titres tout à fait lisibles, comme ci-dessus.

Livres minuscules 026

Les livres minuscules sont un excellent support publicitaire, utilisé par exemple par Total, dans le bas de la vitrine ci-dessus.

Livres minuscules 012  Livres minuscules 024

La matière de la reliure est parfois de métal, parfois de bois ou d'ivoire, et bien souvent de cuir, pour assurer au livre une chance de traverser le temps...

Livres minuscules 003couverture en ivoire ou en bois Livres minuscules 008

 

Livres minuscules 016

Vous retrouvez une ressemblance avec certains livres anciens exposés, ici, dans le catalogue du musée de Montélimar...

Livres minuscules 028  Livres minuscules 030

 

Lorsque l'on attrape le virus de la collection, on peut ensuite passer aux mini livres, au format inférieur à 14 cms.

Je vous en parlerai une autre fois...

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Published by ANDRE - LOISIRS, LIVRES

La Nuit des temps Roman de René Barjavel / LITTERATURE / LIVRE AUDIO
La Nuit des temps
Roman de René Barjavel

 

Dans l'immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace...

Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ? "La nuit des temps," c'est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d'amour passionné.

Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d'Elea et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires.

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UN JOUR / VICTOR HUGO / LES CONTEMPLATIONS / LITTERATURE
Un jour…

Un jour je vis, debout au bord des flots mouvants,

Passer, gonflant ses voiles,

Un rapide navire enveloppé de vents,

De vagues et d’étoiles ;

Et j’entendis, penché sur l’abîme des cieux,

Que l’autre abîme touche,

Me parler à l’oreille une voix dont mes yeux

Ne voyaient pas la bouche :

« Poëte, tu fais bien ! Poëte au triste front,

Tu rêves près des ondes,

Et tu tires des mers bien des choses qui sont

Sous les vagues profondes !

La mer, c’est le Seigneur, que, misère ou bonheur,

Tout destin montre et nomme ;

Le vent, c’est le Seigneur ; l’astre, c’est le Seigneur ;

Le navire, c’est l’homme. »

Juin 1839.

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COFFRET ENCYCLOPEDIE DU WESTERN / LIVRES / ACTUALITE
COFFRET ENCYCLOPEDIE DU WESTERN / LIVRES / ACTUALITE

Coffret Encyclopédie
du Western

  • Paru le 27/11/2015
  • 14,5 x 21,5 cm;
  • 224 pages,
  • Prix de lancement : 76 €,

Genre : Cinéma, Western

Le western est le genre cinématographique par excellence.
Patrick Brion, spécialiste du cinéma américain, propose un panorama de l’essentiel des films qui ont façonné ce genre depuis plus d’un siècle.

Ce livre présente les westerns les plus importants produits de 1903 à 2014.À l’heure où ce genre réalise les meilleures audiences des chaînes thématiques (Ciné+ Classic…) et des ventes de DVD conséquentes, cet ouvrage de référence présente les films essentiels depuis la naissance du genre il y a plus d’un siècle. Chaque film est analysé et illustré. La présentation est chronologique par grandes époques.
C’est un ouvrage à ce jour sans équivalent.

Plus de 1100 films et près de 1200 illustrations, photos et documents.
Édition limitée en deux volumes, complète avec un hors texte de 24 pages dans le volume 1 (reproduction lobby cards originales), un encart dépliant dans le volume 2 (press book How The West Was Won) et un fac-similé de 12 pages en encart libre (The Rapid City Daily Journal).

COFFRET ENCYCLOPEDIE DU WESTERN / LIVRES / ACTUALITE
COFFRET ENCYCLOPEDIE DU WESTERN / LIVRES / ACTUALITE
COFFRET ENCYCLOPEDIE DU WESTERN / LIVRES / ACTUALITE
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Published by ANDRE - LIVRES, ACTUALITES, LOISIRS, CINEMA

Les gens dans l’enveloppe / ROMAN d'Isabelle Monnin avec Alex Beaupain. Lattès / LITTERATURE
Isabelle Monnin

Isabelle Monnin

Les gens dans l’enveloppe

de Isabelle Monnin avec Alex Beaupain. Lattès

 

 

Isabelle Monnin est journaliste et écrivain. Alex Beaupain est depuis longtemps son ami. Ils sont tous les deux originaires de Franche-Comté.

Tout ceci explique la naissance de cet excellent roman/enquête/chansons.

Isabelle Monnin achète un jour sur un site d’enchères 250 photos d’une famille inconnue. Elle décide d’inventer la vie de ces inconnus. Grâce à leurs vêtements, aux décors, elle en vient à avoir une idée de l’époque de ces photos (il lui semble que l’héroïne qu’elle choisit a son âge) et que toute l’action de son roman pourrait se dérouler dans la région de son enfance, non loin de Besançon. Elle s’intéresse plus particulièrement à quatre personnes, Laurence, une fillette d’une douzaine d’années, sa mère, son père et sa grand-mère. Laurence est élevée par sa grand-mère. Qu’est devenue la mère, comment le père semble-t-il si absent ? Des destins de trois femmes et d’un homme qui nous émeuvent sans aucun côté larmoyant et qui nous tiennent en haleine.

Puis elle décide (son métier de journaliste lui est bien utile à ce moment) de se lancer dans une enquête pour essayer de retrouver les vraies personnes qui se cachent derrière ses personnages. Et l’enquête est tout aussi palpitante avec des coïncidences étonnantes.

Alex Beaupain l’a accompagnée dans  son achat des photos, son roman et son enquête et nous livre des chansons magnifiques comme il sait si bien les faire et réussit l’exploit d’en faire chanter certaines par les « vraies » personnes de cette enquête.

Un livre étonnant, original qui donne envie de rechercher ou d’imaginer, dans les vieilles photos dont on hérite, la vie de ces personnes qui sont devenues des inconnues pour nous

Les gens dans l’enveloppe / ROMAN d'Isabelle Monnin avec Alex Beaupain. Lattès / LITTERATURE
Alex Beaupain

Alex Beaupain

Dans la matinale culturelle du 2 octobre 2015, Vincent Josse recevait Isabelle Monnin et Alex Beaupain pour le livre "Les Gens dans l'enveloppe", projet à partir de photos achetées dans des brocantes, Alex Beaupain en a fait un CD.

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Published by ANDRE - LITTERATURE, LIVRES, CHANSON-MUSIQUE, ECOUTE

IL ETAIT UNE VILLE / LITTERATURE / THOMAS B. REVERDY

Extrait de lecture par l'auteur, à la Galerne au Havre

IL ETAIT UNE VILLE  de Thomas B. REVERDY chez Flammarion

 

Détroit, après la crise, en 2008.

La mondialisation est passée par là ; un tiers de la population a déserté. Les maisons ne valent plus rien et sont abandonnées. Les centres commerciaux ressemblent à des hangars vides.

Eugène, un ingénieur français d’une entreprise en déliquescence, arrive dans cette ville fantôme pour superviser un projet automobile ; l’Intégrale.

Georgia, la très attachante grand-mère de Charlie, douze ans, a déjà vu partir sa fille qui a abandonné  Détroit, sa mère et son fils. Elle vit dans la crainte de voir disparaître aussi son petit-fils, d’autant que Charlie ne vit que pour être avec ses trois copains. L’amour que ces deux personnages partagent donne lieu à des passages très émouvants, comme le matin où Charlie revient à la  maison après une nuit avec ses copains et où Georgia lui raconte la vie d’avant, à lui qui fait semblant de dormir.

Candice, la barmaid d’un des derniers pubs n’a , quant à elle, plus beaucoup d’illusions.

De nombreux enfants disparaissent, et l’inspecteur Brown parait bien seul pour résoudre ce problème.

Tous ces destins croisés finiront par aboutir à une humanité en renaissance.

Ce livre m’a fait penser à L’IMPRECATEUR de R.V Pilhes (1974) où on découvrait les travers de l’économie mondiale et la quête effrénée du profit, mais Reverdy nous montre les méfaits de la mondialisation  vue et subie par les « gens du commun » que nous sommes.

IL ETAIT UNE VILLE / LITTERATURE / THOMAS B. REVERDY

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VICTOR HUGO VIENT DE MOURIR / LITTERATURE / JUDITH PERIGNON

"Toute ma pensée oscille entre ces deux pôles: Civilisation, Révolution. Quand la liberté est en péril, je dis: civilisation, mais révolution. Quand c'est l'ordre qui est en danger: je dis révolution mais civilisation."

Judith Perrignon écrit un roman très documenté qui nous fait revivre les dernières heures de Victor Hugo et ses funérailles nationales qui furent un moment de ferveur populaire mais aussi un enjeu politique et religieux.

La vision poétique et politique de Hugo se retrouve dans le style de J.Perrignon: "Il (Lockroy) écoute et dévisage l'ami (Targé) l'ami devenu ministre, il constate les dégâts du costume. Donnez-leur du pouvoir et vous les connaîtrez vraiment."

Le dernier chapître est une belle réussite.

JUDITH PERIGNON

JUDITH PERIGNON

Judith Perrignon est née en 1967. C’est une journaliste et écrivaine française.

Entrée en 1991 au journal Libération comme journaliste politique, elle fait un détour par la page « Portraits » du journal, avant de le quitter en avril 2007. Depuis, elle se consacre à l’écriture.

Judith a publié le roman C’était mon frère aux éditions L’Iconoclaste en 2006. Son roman se base sur les personnages de Vincent et Théo Van Gogh. Il a connu un succès public et critique avec 12 000 exemplaires vendus.

Judith est également l’auteur des ouvrages Lettre à une mère,Mauvais génie et L’intranquille.

Après le beau succès rencontré en 2010 avec son roman Les chagrins aux éditions Stock, elle coécrit un roman policier intituléLes yeux de Lira avec Eva Joly.

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Le liseur du 6h27" de Jean-Paul Didierlaurent / litterature

Le premier roman de Jean-Paul Didierlaurent "Le liseur du 6h27" (Au diable Vauvert) démarre très fort : à peine sortis, les premiers 8000 exemplaires sont déjà épuisés et les 5000 réimprimés n'y suffiront pas). Ce conte de fées réjouissant met en scène un ouvrier du pilon qui lit dans le RER les pages de livres condamnés à la broyeuse. Rencontre avec l'auteur, heureux, un vosgien de 52 ans.

 

L'histoire : un jeune homme, Guylain Vignolles, (un "nom à la con" qui lui a valu par sa contrepèterie une enfance malheureuse), vit seul avec son poisson rouge. Chaque matin, il lit aux passagers du RER les pages des livres condamnés au pilon, l'usine où il travaille, quand sa vie se trouve un jour bouleversée par la découverte d'une clé USB…

Sur son petit nuage

C'est au saut du train dans un petit café parisien que l'on retrouve Jean-Paul Didierlaurent. Comme son héros Guylain, il prend souvent le train ces derniers temps. Pas pour aller au travail, mais pour rejoindre la capitale, où il enchaîne interviews et rendez-vous depuis que son premier roman, "Le liseur du 6h27" (Au diable Vauvert) fait un démarrage en trombe. Acheté dans 24 pays, ce premier roman excite déjà la convoitise des producteurs de cinéma.

Le romancier vosgien ne descend plus de son petit nuage."J'ai fait une signature chez moi, à La Bresse, dans les Vosges. On avait prévu une date, il a fallu que je revienne le lendemain tellement il y avait de monde ! J'ai signé 350 livres !" Bon c'était chez moi, et "La grande librairie" n'y est surement pas pour rien. J'en connais qui regardent jamais cette émission mais là, ils étaient tous devant le poste. Y en a même un qui m'a raconté que sa télé est tombée en panne deux heures avant l'émission, et qu'il est allé en racheter une exprès !".

Naissance d'un roman

Jean-Paul Didierlaurent n'en revient pas. Cet employé d'Orange publie son premier roman à 52 ans. Avant, il n'écrivait que des nouvelles. Il s'était même fait une spécialité de rafler les premiers prix de tous les concours de nouvelles du pays (Prix Hemingway 2010, pour "Brume", et en 2012 pour "Mosquito") "C'est ce qui m'a  fait écrire", explique-t-il. "Mon premier concours, c'était le prix "Henri Thomas", à Saint-Dié-des-Vosges. C'est comme ça que tout a commencé! Raconte-t-il. "J'avais besoin de me stimuler. Et puis je voulais être lu par des gens qui ne me connaissaient pas, qui allaient me juger sur mes écrits. On avait le droit d'en envoyer deux, anonymement bien sûr. Le jury a passé trois heures à délibérer pour faire un choix entre deux nouvelles. Et c'était les deux miennes ! Bon ben là je me suis dit, il faut continuer!"

Et il continue. Pendant plus de 15 ans, Jean-Paul Didierlaurent écrit des nouvelles, les envoie, gagne des concours. "Et on me disait 'Alors, le roman, c'est pour quand?' Mais ça me donnait le vertige." Deux raisons vont pousser ce nouvelliste à se lancer. " On s'attache à des personnages, et avec les nouvelles, on doit les lâcher au bout de 10 pages. C'est frustrant. J'avais envie d'approfondir ", explique-t-il.


"Et puis il y a le temps. J'ai pris un mois de congé sans solde, et j'ai pu goûter la richesse d'un moment  de solitude pour écrire. Je suis parti un mois en résidence à Vauvert en Camargue. J'avais le roman dans la tête depuis des années, les personnages, les situations mais pas la structure. Et là, je m'y suis mis. En plus c'était un sans solde ça m'a stimulé. Je me suis dit là t'es pas là pour faire du tourisme, et là-dessus il a plu pendant 15 jours. J'ai écrit la moitié du roman en un mois." Jean-Paul Didierlaurent rentre de résidence et reprend son travail. Il est employé chez Orange, a longtemps travaillé pour les renseignements téléphoniques.

Un conte de fées
 
C'est l'année suivante, en résidence toujours, qu'il achève la rédaction du liseur et qu'il signe son premier contrat d'édition, avec Marion Mazauric, au Diable Vauvert. Le roman devait sortir le 13 mai. L'accueil est tel que l'éditeur décide d'avancer la sortie. "Trouver un éditeur, déjà, c'était un rêve… Alors le fait que les droits soient vendus à 25 pays, là c'était la cerise sur le gâteau. Et puis des contacts avec des producteurs. Là c'est carrément une pyramide de cerises, ce qui m'arrive!"
 
"Le liseur du 6h27" c'est Guylain Vignolles, "entré dans la vie avec pour tout fardeau la contrepèterie malheureuse qu'offrait le mariage de son patronyme avec son prénom : vilain guignol". Guylain Vignolles consacre alors sa vie à "se faire oublier, à devenir invisible". Quand on le rencontre au début du roman, il a 36 ans et vit avec son poisson rouge baptisé Rouget de Lisle. L'expérience lui a appris qu'il existe "une énorme différence entre vivre seul et vivre seul avec un poisson rouge."

L'amour des mots

Guylain est ouvrier au pilon, l'endroit où l'on détruit les livres invendus. Un drame pour cet amoureux des livres et des mots. Alors il sauve au hasard quelques pages des livres condamnés - il les appelle les "peaux vives" -  et en fait la lecture à haute voix pour les passagers du RER qui le conduit tous les jours à l'usine. Une manière de se racheter. Dans le roman, on croise aussi une dame-pipi qui écrit ou un gardien d'usine ne s'exprimant qu'en alexandrins. "C'est un livre sur l'amour des mots. Guylain les lit. Julie les écrit. Et Yvon le gardien les déclame", explique Jean-Paul Didierlaurent.


"J'ai toujours été fasciné par le pouvoir des mots. Ça a commencé quand j'étais tout petit. Au CP, je me souviens très bien des petits rectangles de papier qu'on nous donnait en vrac à l'école, avec des mots écrit dessus et qu'il fallait assembler pour faire des phrases. La magie de voir que les mots mis dans le bon ordre, ça voulait dire quelque chose !" Le romancier n'a pas perdu son goût de jouer avec les mots. "J'ai pris mon pied à écrire les alexandrins d'Yvon", sourit-il.

Extraire les pépites des "Invisibles"

Tous les personnages du roman appartiennent à la catégorie qu'on appelle aujourd'hui les "invisibles", les "petites gens", ceux qui prennent le RER tôt le matin, justement."Ce que j'ai voulu montrer, explique Jean-Paul Didierlaurent, "c'est qu'en général, on regarde ces gens pas comme des êtres humains, mais comme des fonctions. Une dame-pipi elle est là pour torcher les toilettes. Et c'est tout. Moi je voulais montrer la richesse de ces gens. Les pépites qu'ils ont en eux. Aujourd'hui on vit dans un monde du "paraître". Mes personnages n'ont pas besoin de paraître. Ils existent avec ce qu'ils sont, avec leurs richesses et souvent beaucoup d'humanité.", explique le romancier.

Jean-Paul Didierlaurent  dit avoir imaginé toute l'histoire à partir du pilon. "C'est un lieu très romanesque, un sujet tabou presque, y en a même qui affirment qu'il n'existe pas!". Comme les monstres dans les contes de fées. Et c'est bien de cela qu'il s'agit avec "Le Liseur du 6h27". Tous les ingrédients y sont : un monstre effrayant, le Zerstor 500 (le pilon), Guylain, un prince qui s'ignore, Julie, une princesse dame-pipi, Giuseppe, un lutin qui cherche ses jambes et les bonnes fées (les vieilles dames de la maison de retraite), sans oublier les méchants (le petit chef vociférant Kowalski)…

La comédie humaine

"Guylain, il passe du statut d'ouvrier du pilon à prince charmant, c'est pas mal quand même", s'amuse  le romancier, qui a voulu montrer des personnages capables de gaité, de joie, de volonté de s'en sortir, et qui trouvent malgré leur condition des raisons d'espérer. "Mes personnages ont des souffrances. Ils ne sont pas taraudés par l'envie de gagner, mais ce ne sont pas non plus des loosers. On vit dans un monde tellement morose. L'humour, c'est important, pour alléger la noirceur.", souligne le romancier.

Et c'est réussit. "Le liseur de 6h27" est une bulle délicatement suspendue en apesanteur, une respiration, la même que celle ressentie par les usagers du 6h27 en écoutant Guylain, "arrachés pour un temps à la monotonie des jours."

 
La sienne de vie, Jean-Paul Petitdidier avoue qu'elle est définitivement transformée par le succès de ce premier roman. Il espère pouvoir vivre de sa plume. "Ecrire c'est dur, par moments, on doute mais c'est aussi un grand plaisir. On est Dieu quand on écrit. Et c'est super d'être Dieu", conclut-il  avec un large sourire.

 

Par Laurence Houot @LaurenceHouot Journaliste, responsable de la rubrique Livres de Culturebox

Jean-Paul Didierlaurent "Le liseur du 6h27" (Au diable Vauvert)

Jean-Paul Didierlaurent "Le liseur du 6h27" (Au diable Vauvert)

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BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

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"un retraité qui prend le temps d'écouter et d'analyser tout ce qui fait notre quotidien... qui prend aussi le temps d'écrire... qui adore chiner... et qui adore les gravures anciennes... Un retraité qui aime vous transmettre ce qu'il aime, au hasard de ses souvenirs et de ses découvertes. "

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