Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #bande dessinee catégorie

Revoir Paris - La nuit des constellations
Avec Benoît Peeters , François Schuiten
Le , La Galerne
 

 

Dans ce récit d’anticipation, Peeters et Schuiten livrent une réflexion pertinente sur le rôle et l’évolution de la ville, magnifiée par des planches en couleur directe particulièrement évocatrices.
La rencontre avec Benoît Peeters et François Schuiten débutera exceptionnellement à 16h30 et sera suivie de signatures.

 

auteur_photoschuiten.jpg

 

      François Schuiten est né à Bruxelles le 26 avril 1956 dans une famille d'architectes. Il n'a que 16 ans lorsque ses planches sont publiées pour la première fois : "Mutation", une histoire courte entièrement dessinée au bic, paraît dans l'édition belge de Pilote. À l'atelier bande dessinée de l'Institut Saint-Luc, il rencontre Claude Renard avec qui il réalisera deux albums: Aux médianes de Cymbiola et Le Rail, regroupés sous le titre Métamorphoses paru chez Casterman. Avec son frère Luc, il élabore au fil des ans le cycle des "Terres creuses" dans Métal Hurlant. Trois albums sont parus à ce jour : carapaces.jpg

Carapaces, Zara et Nogegon, bientôt réédités chez Casterman.

 

Depuis 1982, il travaille avec son ami d'enfance Benoît Peeters à la série "Les Cités obscures", publiant successivement Les murailles de Samaris,francois-schuiten-la-fievre-durbicande-1984.jpg La fièvre d'Urbicande,l-archiviste.jpg L'Archiviste, La Tour,la-route-d-armilia.jpg La route d'Armilia, Brüsel, l'Echo des Cités,l-enfant-penchee.jpg L'Enfant penchée, Le Guide des Cités, L’ombre d’un homme et La Frontière invisible ainsi que The Book of Schuiten et Les Portes du Possible (tous aux éditions Casterman). Ces albums ont été traduits dans une dizaine de langues et ont obtenu de nombreuses récompenses. François Schuiten a également dessiné d'innombrables affiches, illustrations, sérigraphies et lithographies. Il a réalisé une dizaine de timbres pour la poste belge. Il a collaboré à la conception graphique de plusieurs films, dont Taxandria de Raoul Servais, et est coauteur d'une série en animation de synthèse, Les Quarxs de Maurice Benayoun. Avec Benoît Peeters, il est le co-scénariste de deux documentaires-fiction : Le Dossier B et L'Affaire Desombres. Parallèlement, il a scénographié l’opéra de Rossini, La Cenerentola, présenté à La Monnaie à Bruxelles ainsi qu’à l’Opéra de Lyon. Il a réalisé de très nombreuses scénographies, dont la Ville imaginaire (Cités-Ciné Montréal), Le Musée des Ombres (présenté successivement) à Angoulême, Sierre, Bruxelles et à Paris) ainsi que le Pavillon du Grand-Duché de Luxembourg à l'Exposition Universelle de Séville. Il est également le responsable de deux stations de métro : Porte de Hal à Bruxelles, et Arts et Métiers à Paris. Il fut le concepteur du gigantesque Pavillon des Utopies (A planet of visions) qui a accueilli cinq millions de visiteurs à l’Exposition Universelle d’Hanovre en l'an 2000, ainsi que du pavillon belge à l'Exposition de Aïchi 2005. Il a aussi réalisé la scénographie de l’exposition-spectacle Le Transsibérien, présentée à Bruxelles au Musée du Cinquantenaire dans le cadre d’Europalia Russie. Avec Benoît Peeters, il s'est occupé à Bruxelles de la restauration et de l'aménagement scénographique de la Maison Autrique, premier édifice Art Nouveau du grand architecte Victor Horta. François Schuiten a obtenu en janvier 2002 le grand Prix d’Angoulême, la plus haute distinction européenne du domaine. Actuellement, il travaille à la conception graphique de plusieurs films dont le prochain de Jaco Vandormael « Mr Nobody » pour 2009, et au scénario, avec Benoît Sokal, d’un film en animation de synthèse, « Aquarica » qu’ils réaliseront ensemble. Il travaille aussi sur l’univers d’un spectacle itinérant de chevaux autour des performances de Mario Luraschi.

schuiten-la-bibliotheque.jpg

 

Scénariste

 

Dessinateur

 

Coloriste

 

Autres collaborations

 

Documents, Monographies, Biographies

 

Voir les commentaires

Published by ANDRE - ARTS PLASTIQUES, BANDE DESSINEE, CULTURE

SOS LUSITANIA / BANDE DESSINEE / ARTS PLASTIQUES
SOS LUSITANIA / BANDE DESSINEE / ARTS PLASTIQUES
SOS LUSITANIA / BANDE DESSINEE / ARTS PLASTIQUES

Le naufrage qui modifia le cours de la Première Guerre mondiale…
2160 passagers embarquèrent à bord du RMS Lusitania le 1er mai 1915.
7 jours plus tard, seuls 703 demeuraient en vie... Parmi les survivants, un agent double français, bien placé pour connaître les tenants et aboutissants de ce torpillage, et Alfred Vanderbilt, l’héritier de l’une des plus importantes fortunes des États-Unis, mènent l’enquête...

SOS LUSITANIA / BANDE DESSINEE / ARTS PLASTIQUES

Cette bande dessinée imaginée autour d'une histoire vraie, est très passionnante. Je vous la recommande.

SOS LUSITANIA / BANDE DESSINEE / ARTS PLASTIQUES

Voir les commentaires

HERGE AU GRAND PALAIS A PARIS /  28 Septembre 2016 - 15 Janvier 2017 / BANDE DESSINEE

On ne présente plus la carrière de Georges Remi, dit Hergé, auteur belge de bande dessinée principalement connu pour Les Aventures de Tintin. Souvent considéré comme « le père de la bande dessinée européenne », il est l’un des premiers auteurs francophones à reprendre le style américain de la bande dessinée à bulles. Perfectionniste et visionnaire, il crée tour à tour Les Exploits de Quick et Flupke (1930) ou Les Aventures de Jo, Zette et Jocko (1935) et fait évoluer ses personnages en lien avec l’actualité contemporaine. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands artistes contemporains et a vendu presque 250 millions d’albums, traduits dans une centaine de langues.
 
Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux - Grand Palais en collaboration avec Le Musée Hergé

HERGE AU GRAND PALAIS A PARIS /  28 Septembre 2016 - 15 Janvier 2017 / BANDE DESSINEE
CHEVERNY ET MOULINSART
CHEVERNY ET MOULINSART

CHEVERNY ET MOULINSART

Malgré son passé sulfureux, Hergé reste un grand créateur du monde de la BD, et ses personnages ont traversé le temps et le monde entier.

L'exposition du Grand Palais est l'occasion de réviser ses classiques.

HERGE AU GRAND PALAIS A PARIS /  28 Septembre 2016 - 15 Janvier 2017 / BANDE DESSINEE
HERGE AU GRAND PALAIS A PARIS /  28 Septembre 2016 - 15 Janvier 2017 / BANDE DESSINEE

Voir les commentaires

Gibrat003

 

 

FILLES-SEXY-DE-GIBRAT FILLES-SEXY-DE-GIBRAT suivez ce lien pour voir toutes les filles sexy imaginées par Jean-Pierre Gibrat

 

Perros GUirec avil 2011 261

 

 

exgibr   cecile11

 

Ce dessinateur de génie nous a dit en conférence de presse que les femmes pouvaient être belles autrement, mais pour le moment, il n'a pas encore trouvé la façon de les dessiner. Mais on ne lui en veut pas, on se contente de ses jolies brunes aux yeux clairs qui illuminent tous ses albums.

Gibrat008

 

Gibrat018  Gibrat017-copie-1

 

Gibrat012-copie-1  mariejeanne

 

Gibrat017

 

gibrat-bouteillesigne

Voir les commentaires

Published by ANDRE - ARTS PLASTIQUES, BANDE DESSINEE

MIKI LE RANGER / BD ANCIENNE

miki1.jpg

 

Je vous ai déja parlé de Blek le Roc, héros BD de ma jeunesse, très imprégnée de westerns. Parmi les autres vedettes de ma mémoire, je revois Miki le ranger dont les aventures sortaient dans Nevada. Cette série  débute en octobre 1958. Elle reprend tout d’abord les récits de Miki le Ranger du Névada, parus dans RodéoPlutos-presente-Rodeo-n-17.jpg et son seul intérêt de départ était le format beaucoup plus petit que les formats pocket traditionnels qui permettait de se déplacer avec les récits du Ranger constamment sur soi. Cela permettait ainsi de  faire une pause lecture à n’importe quel moment de la journée et n’importe où.

Ceci dit le concept ne suffit pas à accroître l’intérêt d’une réédition. Le charme de ces mini formats agit d’ailleurs plus sur les collectionneurs d’aujourd’hui qu’il n’a agit sur les consommateurs d’autrefois. D’ailleurs, beaucoup de collectionneurs se contentent des 94 premiers numéros qui sont les seuls BD LUG édités dans ce format réduit à l’extrême.

À l’époque donc, la réédition des récits de Miki n’eut pas le succès espéré par l’éditeur. À un tel point que Miki, qui était souvent présent dans les couvertures des 15 premiers numéros, disparaît quasiment des premiers plats des 80 numéros suivants, laissant la place au héros de la série complémentaire Trappeur John, un clone de Blek le Roc, dont le succès rehausse l’intérêt de la collection aux premiers numéros. Plus tard il cédera sa fréquence de parution en couverture à Appolon Cassidy puis Tamar, qui semble-t-il furent énormément appréciés aussi.

miki.jpg

     

rodeo.jpg

Voir les commentaires

Published by ANDRE - ARTS PLASTIQUES, BANDE DESSINEE, CULTURE

Concombre & Pipo

Concombre & Pipo

 pipocouv02.jpg

Nous avons tous le souvenir de ces bandes dessinées de notre enfance. Je me souviens de Pipo et de ses compères, Elastoc et Concombre.

 

 

Giorgio Rebuffi déssinateur PipoGIORGIO REBUFFI

Ci-dessus, le déssinateur de ces héros, dont Elastoc, qui comme son nom l'indiquait, se tendait comme un élastique pour notre plus grand bonheur.

 

 

elastoc1.jpgelastoc2-30c0f.jpg

 

 

Dans la famille, ma soeur ainée était Elastoc, ma soeur cadette était Pipo, et j'étais Concombre...tout un programme

pipopl.JPG     pipocouv01.jpg

Elastoc, Pipo & Concombre
Elastoc, Pipo & Concombre

Elastoc, Pipo & Concombre

Pipo fut une revue petit format publiée par LUG de septembre 1952 à novembre 1961. Elle comptabilisa 229 numéros avant de fusionner avec la revue grand format PIM PAM POUM, devenant ainsi PIM PAM POUM PIPO quelques mois plus tard en décembre 1961.

PIPO fut connu pour avoir été le premier petit format à publier des recits humoristiques. Ses héros venus tout droit d'Italie dont le fameux « Elastoc » connurent un grand succes malgré l'humour qui peut paraitre aujourd'hui simpliste et complétement décalé.

La revue se consacra principalement à publier les aventures du personnage de
« Pipo » accompagné de « Concombre » et parfois de « Fox le shériff », qui donnera son nom a une revue de western, plus tard en 1954. On retrouvera en complément diverses bandes dessinées la plupart humoristiques mettant en scène des personnages animaliers, et parfois des bandes dessinées d'aventures comme « Le tambour du Roi » etc...

PIPO est resté dans les annales de la bande dessinée périodique, et est encore très prisée des collectionneurs aujourd'hui avec le n°1 qui est extrémement difficile à trouver....

HB, le 03/07/2009.

Voir les commentaires

Published by ANDRE - ARTS PLASTIQUES, BANDE DESSINEE

La légèreté / BANDE DESSINEE / CATHERINE MEURISSE
Catherine Meurisse, rescapée du carnage de Charlie Hebdo nous offre un ouvrage d'exorcisme de sa douleur, dans l'art qui est le sien, la bande dessinée.
 
C'est une oeuvre prenante où la souffrance est palpable. J'ai trouvé son travail remarquable avec l'alternance du noir et blanc et de la couleur qui revient vers la fin...
 
Je souhaite beaucoup de couleurs à cette artiste attachante.
 
 
 
 
Extrait de la Bédéthèque idéale ci-dessous
 
"La dessinatrice de “Charlie Hebdo” et auteure de BD raconte sa lente reconstruction, après le drame du 7 janvier 2015. Un itinéraire sobre et violent, doux et poignant.

« Un bon dessin de presse, c'est un coup de poing dans la gueule », lui avait enseigné Cavanna. Seulement voilà, après le 7 janvier 2015, Catherine Meurisse, dessinatrice à Charlie Hebdo et auteure de bandes dessinées (dont l'enchanteur Moderne Olympia), est comme frappée d'amnésie et de tétanie. Sa main ne trouve plus les proportions, les perspectives. Ses mentors, ses amis, sont morts, tandis qu'elle, en retard à la conférence de rédaction dramatiquement interrompue par des terroristes, est vivante. La Légèreté raconte sa perception — altérée, reconstituée — du drame, bien sûr. Et surtout l'après : le quotidien avec une protection policière, les cauchemars, l'état de dissociation diagnostiqué par un psy, le « tsunami de soutien » qui rendrait presque aussi fou que le « tsunami de violence ». Vient la lente reconstruction à travers notamment un séjour à Rome… Pudiquement raconté, le parcours de l'artiste n'en est que plus poignant."

La légèreté / BANDE DESSINEE / CATHERINE MEURISSE

« Cette page est tirée d'une séquence qui fait suite au 7 janvier 2015 — j'entends les tirs à Charlie Hebdo sans comprendre ce qui se passe : je veux croire que deux “preneurs d'otages” ont tiré en l'air dans la salle de rédaction. Cette séquence, qui rompt graphiquement avec la précédente, illustre métaphoriquement le basculement dans l'innommable, l'indicible. Je passe de mes outils habituels, la plume et l'encre de Chine, à des pastels pour un moment onirique. La scène est muette, je n'ai pas besoin de mots. Je me représente en train de foncer, sans rien voir, dans les murs vides d'une galerie ou d'un musée. Je traverse le silence assourdissant de la mort, comme dans une chambre sourde. Plus rien ne fonctionne, ni ma pensée, ni mes émotions. Je termine ma course dans Le Cri de Munch, seul élément coloré de la séquence.

Ce tableau résume exactement ce qui se passe alors dans ma tête : l'effroi total, auquel s'ajouteront la perte de mémoire, de concentration et de discernement. Faire ce livre était une façon de réordonner les choses, de trouver l'apaisement. Cette scène est inspirée d'une anecdote réelle : quelques mois après le drame de Charlie, j'ai visité à la Fondation Vuitton une exposition. J'avais traversé les salles sans rien voir. Les œuvres glissaient sur moi, sans m'atteindre. Dans la dernière salle, Le Cri était exposé. Je n'ai vu que lui. Une gardienne zélée m'empêchait de m'approcher de la vitre qui le protégeait. J'avais furieusement envie qu'elle disparaisse, car j'aurais voulu toucher la peinture, entrer dedans. Ce tableau est l'illustration littérale du cri d'effroi que je n'ai pas réussi à sortir le 7. Le 7 janvier m'a plongée dans un profond silence, et c'est le dessin m'a permis de retrouver la parole. »

 

Après "Charlie", renaître par la beauté

Dans "La Légèreté", Catherine Meurisse s'est représentée devant les marbres du Palazzo Massimo, à Rome.

Voir les commentaires

CANNIBALE / BD / Scénario & Dessin: Emmanuel Reuzé d'après le roman de Didier Daeninckx
Reuzé & Daeninckx - Cannibale - One Shot

 

 
Cannibale - One Shot - (2009)
Scénario & Dessin: Emmanuel Reuzé d'après le roman de Didier Daeninckx | Historique | PDF-CBZ | French | 111 MB
Nouvelle-Calédonie : le scandale de l'Exposition coloniale de 1931. Un récit de l'écrivain Didier Daeninckx écrit pour le 150e anniversaire de l'abolition de l'esclavage. Cette sordide affaire montre les dérives d'un système colonial à son apogée et fait aujourd'hui partie de l'Histoire commune entre la France et la Nouvelle-Calédonie.
 

En 1984, dans la brousse de Nouvelle-Calédonie, deux hommes d'un certain âge se déplacent en voiture jusqu'à ce qu'ils soient arrêtés par le barrage tenu par deux jeunes Kanak. Ils refusent que le chauffeur, d'origine française, continue sa route alors le vieux Gocéné décide de poursuivre son trajet à pied. Mais avant de repartir, il boit le thé avec les deux jeunes hommes et il leur raconte pourquoi le chauffeur aurait mérité plus de respect de leur part car il avait fait de la prison pour avoir pris la défense de Gocéné il y a très longtemps. Dans sa jeunesse, Gocéné avait été envoyé à Paris dans le cadre de l'Exposition Coloniale de 1931 où un village kanak avait été créé pour montrer les peuples d'Océanie. Mais sur place, Gocéné et ses amis sont traités comme des animaux et le groupe est séparé en deux, une partie d'eux étant envoyés en Allemagne dans un cirque. Parmi eux se trouve la jeune et jolie Minoé, la fiancée de Gocéné, qu'il a promis de protéger et de ne jamais quitter de vue. Gocéné, pour tenir sa promesse, va s'enfuir de l'Exposition en compagnie de son ami Badimoin, espérant retrouver Minoé dans Paris …

CANNIBALE / BD / Scénario & Dessin: Emmanuel Reuzé d'après le roman de Didier Daeninckx
CANNIBALE / BD / Scénario & Dessin: Emmanuel Reuzé d'après le roman de Didier Daeninckx

Voir les commentaires

Published by ANDRE - BANDE DESSINEE, HISTOIRE, LOISIRS, CULTURE

Découvrez, en librairie, « Les jumeaux célestes », le tome 2 des « Anges Visiteurs ». / BANDE DESSINEE / ARTS PLASTIQUES

Beaux, puissants, redoutables.
Deux étrangers face à des milliards d’êtres humains…
Deux énigmes qui fascinent ou terrifient…
La question n’est pas de savoir d’où ils viennent, l’important est de comprendre ce qu’ils sont venus faire sur notre planète.
Les aliens sont-ils vraiment ceux que l’on croit ?
Avant que la peur ne vous paralyse,
Que l’audace soit avec vous !

 

Thilde Barboni sait comment accrocher son lecteur. Elle sait aussi comment le garder en haleine : après un démarrage en douceur, son récit monte en puissance grâce à une succession de rebondissements surprenants et trois narrations parallèles qui vont se rejoindre dans un coup de théâtre final... Final ? Pas vraiment. Car, comme les bons feuilletonistes, elle nous gardait le meilleur pour le second et dernier tome... Découvrez un aperçu en vidéo !

Emmanuel Murzeau, quant à lui, illustre ce récit de science-fiction avec élégance dans un style graphique qui accentue l’étrangeté des situations, et y ajoute encore une touche fantastique grâce à une mise en couleurs audacieuse.
Le cocktail entre les talents de ces deux personnalités fortes — qui se sont rencontrées via Sandawe — est étonnant. Et réussi. La preuve avec les premières pages de ce second et dernier opus. À déguster ici !

Voir les commentaires

LA VENGEANCE D'UNE FEMME / JULES BARBEY D'AUREVILLY / LILAO / BD ET LITTERATURE
"Elle avait combiné la transparence insidieuse des voiles et l'osé de la chair, avec le génie et le mauvais goût d'un libertinage atroce, car, qui ne le sait ? en libertinage, le mauvais goût est une puissance."
la vengeance d'une femme002Après avoir constaté l'incapacité de la littérature moderne à traiter des sujets vraiment forts, l'auteur raconte l'aventure arrivée à un aristocrate français qui a suivi, à Paris, une prostituée à la beauté fascinante, qui lui rappelait quelqu'un. En effet, elle lui révéla être la duchesse de Sierra-Leone, l'épouse d'un des plus grands seigneurs d'Espagne. Elle se vengeait de lui de cette façon terrible, en souillant son honneur, car il avait fait tuer l'homme qu'elle aimait de l'amour le plus pur. Consumée par cette vie, elle mourut à la Salpêtrière.
LA VENGEANCE D'UNE FEMME

Belle adaptation BD de la litterature de Barbey d'Aurevilly, ici une des nouvelles des Diaboliques...
Planche bd 11540 VENGEANCE D'UNE FEMME (LA)
Avis de Sceneario.com

(20 Mars 2009)

 

"Fabrice Lilao, jeune auteur, se lance dans l'univers de la bande dessinée en produisant comme premier ouvrage une adaptation de la nouvelle éponyme, issue du recueil intitulé "Les Diaboliques", de Jules Barbey d’Aurevilly, écrivain du 19ème.
la vengeance d'une femme006

Il n'est point nécessaire de dire que le choix de Fabrice Lilao est très pertinent, dans le sens où la nouvelle dont il est question et qu'il met en images est des plus fortes émotionnellement parlant. En effet, ce texte se réfère à une femme exceptionnelle, volontaire, qui a pris pour parti de sacrifier d'une manière la plus vile sa vie bourgeoise et sa santé pour se venger d'un mari vaniteux. De fait, il y est question d'amour, d'abnégation et puis d'assassinat et de vengeance.


Fabrice Lilao s'est donc accaparé le récit de Barbey d'Aurevilly et en a soustrait les passages les plus forts à ses yeux, qu'il égraine au gré des nombreuses planches qui constituent l'ouvrage. C'est l'occasion pour le lecteur d'apprécier à leur juste valeur la prose raffinée de l'auteur et les situations parfois crues dans lesquelles il plonge son héroïne.

la vengeance d'une femme003

Par ailleurs, afin de ne pas gruger le lecteur sur la teneur de la nouvelle originale, l'éditeur a eu la bonne idée d'annexer cette dernière en fin d'album, permettant ainsi d'appréhender dans son intégralité cette œuvre émouvante.


Le lien entre le texte et les graphiques est excellent. En effet, les émotions qu'éveille pareille transformation volontaire et décadente sont largement confortées par les dessins aux ambiances historiques de très bonne qualité en noir et blanc, réalisés semble-t-il en couleur directe monochrome. La sensibilité et la sensualité de la duchesse sont bien retranscrites, tout comme sa volonté d'assouvir sa vengeance. On percevra au travers de ses expressions la détresse de la jeune femme. Par ailleurs, on accrochera bien volontiers à cet érotisme sans vulgarité qui se dégage des quelques planches où la prostituée se dévoile sans retenue à Robert.


Pour son premier ouvrage, Fabrice Lilao a réussi son pari. Grâce à cette sensibilité dont il s'est fait le maître d'oeuvre, il est certain qu'il touchera le plus grand nombre. A lire !

Par Phibes"

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------




"Dandy libertin, habitué des salons et blasé des choses de l’amour, Robert de Tressignies se surprend un soir à suivre une fille du boulevard dont le maintien altier l’a interpellé et lui rappelle une duchesse de la plus grande noblesse. Arrivé dans le logement de la courtisane, il s’étonne du contraste entre la nature fière de celle-ci, ses courbes de reine et l’environnement tapageur et glauque indiquant trop bien son métier. Lorsque la belle lui rend ses assauts, il est subjugué par la sauvagerie rageuse qu’elle y met, s’imaginant même, un court instant, qu’il est l’incitateur de tant de passion. Un regard porté au portrait pendu à son poignet le détrompe. Jaloux, Robert de Tressignies exige des explications. Alors, la prostituée engluée dans sa fange lui révèle son identité et son histoire. Elle est bien cette noble espagnole qu’il avait aperçue jadis, et n’est tombée si bas que pour mieux se venger d’un mari orgueilleux et cruel dont elle entend abattre l’honneur par sa propre déchéance…
la vengeance d'une femme004

Pour son premier album, Fabrice Lilao choisit d’adapter
La vengeance d’une femme, une nouvelle de Jules Barbey d’Aurevilly issue du recueil des Diaboliques paru en 1874 et qui met en scène une série d’héroïnes aux destins singuliers et sulfureux. Fidèle à l’esprit comme à la lettre de l’œuvre originale, il conserve la substantifique moelle narrative en laissant cependant de côté certains détails ou allusions difficiles à saisir pour le lecteur d’aujourd’hui. Ce dernier pourra néanmoins, s’il le souhaite, lire le texte intégral publié en fin d'ouvrage par l’éditeur, et en découvrir ainsi toute la richesse ou se prêter au jeu de la comparaison.

Dans cette histoire d’amour adultère – quoique platonique -, de jalousie meurtrière, de vindicte et de haine, les sentiments résonnent puissamment tant à travers les mots que les attitudes des personnages. Tout comme Tressignies, observateur et confident, comment ne pas se sentir fasciné par cette duchesse d’Arcos si volontaire, si obstinée, si infâme dans son désir vengeur d’abattre la fierté de son époux qu’elle fait pâlir toutes les grandes figures littéraires ou cinématographiques de la vendetta. L’intensité du récit va crescendo, l’horreur aussi au fil de ce que raconte la Grande d’Espagne devenue fille de rien, et si une pause est marquée dans les dernières pages, c’est à la fois pour mieux souligner l’impact de cette rencontre inattendue et amener un de ces dénouements vertigineux, qui laissent pantelant et coi, tels que savaient si bien les écrire un Barbey d’Aurevilly ou un Maupassant.


Mais si le verbe possède autant de saveur, c’est que Fabrice Lilao a su le magnifier par son dessin au trait d’une grande pureté qui confère une force sans pareille aux mots, aux émotions, aux affects. Pleines pages et découpage en deux ou trois bandes se suivent comme autant de tableaux transpirant la passion. Les corps nus et blancs se détachent des ombres de la chambre minable ou des étoffes froissées du lit. La sueur perle sur les membres pleins de l’héroïne comme si la folie et la rage en exsudaient. Les visages sont marqués par le bouillonnement des émotions. Et lorsque la fière espagnole évoque celle qu’elle était au début de son mariage, le dessinateur la fait aussi hiératique et immobile qu’on s’y attend, la fondant dans un environnement immuable, comme si elle devenait une de ses toiles ornant son château féodal. Le Paris de Louis-Philippe, le brillant étudié des salons, mais aussi la touffeur aux senteurs mêlées des appartements de la duchesse sont également bien rendus, réalistes.


Avec
La vengeance d'une femme, Fabrice Lilao signe un très beau premier album. A lire ! et auteur à suivre...
M. Natali"

la vengeance d'une femme005         la vengeance d'une femme001  

Voir les commentaires

1 2 3 > >>

BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

"un retraité qui prend le temps d'écouter et d'analyser tout ce qui fait notre quotidien... qui prend aussi le temps d'écrire... qui adore chiner... et qui adore les gravures anciennes... Un retraité qui aime vous transmettre ce qu'il aime, au hasard de ses souvenirs et de ses découvertes. "

Pages

Articles récents

Hébergé par Overblog