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BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

un retraité qui prend le temps d'écouter et d'analyser tout ce qui fait notre quotidien... qui prend aussi le temps d'écrire... qui adore chiner... et qui adore les gravures anciennes... Un retraité qui aime vous transmettre ce qu'il aime, au hasard de ses souvenirs et de ses découvertes. Musique, cinéma, théâtre, arts plastiques, cuisine, littérature, voyages, tourisme, histoire, humour etc...

BONNE ANNEE / LECTEURS ET BLOGUEURS...

Publié le 31 Décembre 2020 par ANDRE OBADIA

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BONNE ANNEE / LECTEURS ET BLOGUEURS

Publié le 31 Décembre 2020 par ANDRE dans ACTUALITES, SOCIETE

BONNE ANNEE / LECTEURS ET BLOGUEURS

ou à l'ancienne...

 

BON ENVOL POUR 2021

BON ENVOL POUR 2021

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EMILE ZOLA / SOUVENIR ANIME

Publié le 28 Décembre 2020 par ANDRE dans ARTS, LITTERATURE, CULTURE, SOUVENIR

EMILE ZOLA / SOUVENIR ANIME
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JOYEUX NOEL CHERS LECTEURS

Publié le 24 Décembre 2020 par ANDRE dans ACTUALITES, SOCIETE

MERCI

DE FAIRE VIVRE

CE BLOG

PAR VOTRE FIDELITE

 

 

JOYEUX NOEL CHERS LECTEURS
JOYEUX NOEL CHERS LECTEURS
JOYEUX NOEL CHERS LECTEURS
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Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d'année 🎉

Publié le 22 Décembre 2020 par ANDRE dans ACTUALITES, CHANSON-MUSIQUE, CULTURE, ECOUTE, LOISIRS

 

 

   
 
 
 
 
 
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Hoze, le clip d'Hello Ola

Publié le 22 Décembre 2020 par ANDRE dans ACTUALITES, CHANSON-MUSIQUE, CULTURE, ECOUTE, LOISIRS

Hoze, le clip d'Hello Ola
Hoze
 
Nouveau single Hello Ola
 
 
 
Disponible chez Ovni Productions
Hoze nous revient avec Hello Ola, nouvel extrait de son EP Hoze sorti cet été chez Ovni Productions. Après ses tubes Je Danse Sur Les Toits, et Regarde, on retrouve Carine Erseng alias Hoze avec un nouveau titre totalement irrésistible.
Avec la vidéo d'Hello Ola, Hoze nous invite à Bollywood, dans un univers à la fois kitsch, sensuel et glamour qui correspond parfaitement à l’énergie de cet hymne à l’amour façon Hoze.
Hello Ola est sans doute le titre rêvé pour quitter cette année 2020 avec une note d’espoir. Tout y est, les couleurs, le sourire, un message d’amour et de solidarité, de paix et d’harmonie, digne d’une Miss, mais complètement assumé par cette artiste qui sait nous surprendre, morceau après morceau, vidéo après vidéo. Elle enfonce le clou et s’impose depuis quelques mois comme une des interprètes montantes de la scène électro-pop française !
Hello Ola est le 5ème extrait de son EP éponyme sorti en physique depuis juillet 2020 chez Ovni Production et disponible sur toutes les plates-formes. Encore une fois,  la musique de Hoze nous entraine dans un tourbillon pop qui fait un bien fou.
 
« Hello Ola » est le 5ème extrait sorti par Hoze de son EP éponyme publié en physique depuis juillet 2020 chez Ovni Production et disponible sur toutes les plates-formes. Comme toujours, la musique de Hoze séduit dès les premières notes, à l'image de son titre phare Je Danse Sur Les Toits.
Après trois albums sous le nom de Carine Erseng et des premières parties à l’Olympia, le premier EP en tant que Hoze nous embarque dans un univers pop de musique acidulée. En six titres, Hoze s'impose et fait mouche avec son électro pop aussi fraîche que lumineuse.
De sonorités orientales en gimmicks hispaniques, ses sons sont une véritable thérapie sonore apportant énergie et bonne humeur. Cet EP est une vague de fraîcheur pop électro à découvrir également avec les vidéos que publie Hoze sur sa chaine Youtube et qui remportent un beau succès sur le web.
 
 
 
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🎁 Nos playlists de Noël et pleins de cadeaux !

Publié le 21 Décembre 2020 par ANDRE dans ACTUALITES, CHANSON-MUSIQUE, CULTURE, ECOUTE, LOISIRS

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💿💿 La compilation "Fait Maison" maintenant dispo en vinyle !

Publié le 21 Décembre 2020 par ANDRE dans ACTUALITES, CHANSON-MUSIQUE, CULTURE, ECOUTE, LOISIRS

LA COMPILATION ORIGINALE
" FAIT MAISON "

disponible en vinyle dans toutes les Fnac

Commandez-le ici
Zuma Music invitait au printemps dernier six artistes qui font la musique française de demain pour six titres inédits, réalisés pendant la période exceptionnelle de ces deux derniers mois. Tout juste sorti du premier confinement, les artistes Brō, Enchantée Julia, Éthel, FNG, Olga et Saintard se sont alors réunis à l’occasion de sa compilation « FAIT MAISON ». 

Nés entre quatre murs avec les moyens du bord, ces morceaux incarnent une façon nouvelle de penser la création et racontent, chacun à leur manière, les désirs d’évasion furtifs, les souvenirs qui tournent en boucle et la frustration des fantasmes. Expérimentaux et qualitatifs, ils évoquent à travers des sonorités house, pop, soul ou trap ces moments de vie que tous avons traversé ces dernières semaines. Et ce, le plus souvent avec l’humour et la légèreté qui tombent à point nommé ! 

Et si dérision et cocasserie sont au rendez-vous, c’est que ces chansons enregistrées et mixées à distance ont souvent été le fruit d’aventures — toujours légales et respectueuses des règles — qui donnent encore plus de saveur à leur écoute. Imaginés malgré le manque d’inspiration ou pour tuer le temps, à l’heure de l’apéro ou au petit matin, envers l’isolation et vers des ailleurs intouchables, tous ont de quoi prolonger la rêverie et le sentiment de vivre un moment pas comme les autres... 

 

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Aristide Boucicaut / souvenir / HISTOIRE

Publié le 21 Décembre 2020 par ANDRE dans CULTURE, HISTOIRE, SOCIETE, SOUVENIR

Aristide Boucicaut / souvenir / HISTOIRE

Aristide Boucicaut est un entrepreneur et homme d'affaires français, né le à Bellême et mort le à Paris.

Fondateur en 1852 à Paris du premier grand magasin, Au Bon Marché, il est le pionnier du commerce moderne et son exemple sera rapidement copié en France et à l'étranger. Son œuvre sera continuée et développée pendant dix ans par sa veuve Marguerite Guérin.

Biographie

Jeunesse et formation

Aristide Boucicaut commence sa carrière commerciale comme simple commis chapelier dans la boutique paternelle à Bellême qu’il quitte en pour suivre comme associé un marchand de bonneterie ambulant. En 1829, il s'installe à Paris et entre en 1834 comme jeune vendeur dans le magasin de nouveautés au Petit Saint-Thomas, rue du Bac à Paris, première préfiguration du grand magasin parisien, créé en 1830 par Charles Legentil (1788-1855)[réf. nécessaire]3. Ce dernier embauche Simon Mannoury comme gérant, son fils Alexandre Legentil (1821-1889) ayant décliné ce poste[réf. souhaitée]. Mannoury fait preuve d'une aptitude remarquable à cette fonction et devient rapidement second de rayon puis acheteur en chef du rayon des châles.

En 1835-1836, Aristide Boucicaut fait la connaissance de Marguerite Guérin, montée elle aussi à Paris de sa Bourgogne natale : elle tient à son compte une crèmerie-gargote, un « bouillon », dit-on alors, qui sert un plat du jour aux ouvriers et employés du quartier. Les parents d'Aristide s'opposent à son mariage avec une fille déclassée, ce qui conduit le couple à vivre en concubinage : ils se marieront finalement le . Un fils, Anthony-Aristide (appelé parfois Antoine), naît en 1839 et Aristide le reconnaît ensuite en 1845.

 
Le grand magasin Au Bon Marché achevé en 1887.

Cette même année, la fermeture du Petit Saint-Thomas laisse Aristide qui était devenu chef de rayon sans emploi : il rencontre alors les frères Videaux qui ont créé en 1838, à l’angle de la rue de Sèvres et de la rue du Bac, leur mercerie nommée « Au Bon Marché ». Il y est embauché et séduit ses employeurs en partageant avec eux le goût du commerce moderne avec entrée libre, affichage des prix, faible marge bénéficiaire, vente par correspondance, soldes…, et en 1852 une association est décidée entre eux, Boucicaut y mettant toutes ses économies et la vente d'un héritage percheron, soit 50 000 francs. Le , une nouvelle société est constituée (quatre rayons, douzaine d'employés, chiffre d'affaires de 450 000 francs) : la SNC « Videau frères et Aristide Boucicaut » dont l'objet est « l’exploitation de la maison de nouveautés Au Bon Marché – Adresse : 22-24 rue de Sèvres au Capital de 441 120 F » avec pour principe de fonctionnement le réinvestissement de tous les bénéfices dans l'affaire.

Le « nouveau » Bon Marché

Soutenu par son épouse Marguerite, Aristide Boucicaut se montre entrepreneur et novateur : il ambitionne de créer un vaste magasin moderne où tout doit favoriser la consommation féminine : invitation de la clientèle féminine à sortir de chez elle pour venir passer quelque temps au magasin, marchandises à profusion disposées sur des comptoirs permettant le « libre toucher », l'idée d'un vaste lieu organisé de manière quasi théâtrale pour multiplier les tentations d'achat, vendeurs ou vendeuses formées pour conseiller le client… L'idée lui serait venue, dit-on[Qui ?], alors qu'il visitait l’Exposition universelle de 1855 et qu'il s'était perdu au milieu des stands. La concrétisation de cette intuition va ouvrir la voie vers une société de consommation et contribuer à créer et à diffuser l'image de la « Parisienne moderne et élégante ».

La rencontre avec Henri Maillard, un pâtissier né à Mortagne-au-Perche non loin du pays natal d'Aristide Boucicaut et qui a fait fortune à New York en réalisant d'énormes volumes de vente avec des marges faibles, va permettre à Boucicaut de financer et de concrétiser son projet. Le 31 janvier 1863, Boucicaut qui a emprunté à Maillard, rachète les parts de ses associés pour 1 million et demi de francs. La transformation et l'extension du Bon Marché se poursuivent avec d'importantes acquisitions foncières. S'inspirant de Maillard, Boucicaut prélève une marge brute de 13,5 %, au lieu des 41 % en usage à l'époque chez les petits commerçants qui doivent compter deux ans pour écouler leurs stocks qui se démodent, alors que Boucicaut les fait tourner en deux mois.


Le premier chantier de construction du magasin s’effectue de 1869 à 1872. Il est mené par Alexandre Laplanche (1839-1910), qui déploie une architecture classique composée de murs de pierre, de charpentes en bois, de meulières pour le sous-sol et de roches de Lerouville en façade. Ce premier magasin s’étendait à l’angle de la rue de Sèvres et de la rue Velpeau. On retiendra de cette première construction la façade majestueuse, entourant l’entrée principale du 24, rue de Sèvres, surmontée alors par une monumentale coupole décorée d’impressionnantes sculptures. En 1872, le couple Boucicaut entreprend, sur des plans des architectes Louis-Auguste et Louis-Charles Boileau secondé par les ingénieurs Armand Moisant et Gustave Eiffel, la construction des bâtiments qui existent encore aujourd’hui, et dont la première pierre est posée par Marguerite Boucicaut le . Retardés par la guerre franco-allemande de 1870, les travaux se réalisent jusqu'en 1887 par tranches successives en même temps que se multiplient les acquisitions foncières : la surface finale du magasin atteindra 52 800 m2.

 
Portrait photographique d’Aristide Boucicaut vers 1870.

La maison Boucicaut continue à développer une stratégie commerciale moderne innovante :

  • entrée libre et affichage des prix ;
  • périodes dédiées aux fortes ventes (jouets en décembre) ;
  • périodes de soldes comme le mois du « Blanc » en 1873 lors du mois de février puis de Janvier (alors qu'il neige et que ses rayons sont relativement vides après les fêtes de fin d'année, Boucicaut a l'idée de remplir ses rayons en soldant ses stocks de linge blanc) ;
  • échange et reprise des marchandises ;
  • vente par catalogue dans le monde entier (quatre mille exemplaires diffusés) que permet le développement du chemin de fer en 1867 ;
  • l'idée de la construction de l'hôtel Lutetia pour accueillir les riches clients étrangers…

La société fait aussi preuve de préoccupations sociales inspirées par le socialisme chrétien de Lamennais : se mettent ainsi en place au fur et à mesure des années des avancées comme fermeture du magasin le dimanche (qui ne deviendra une obligation légale en France qu'en 1906), une cantine en 1872, des chambrettes pour les jeunes employées, une assistance médicale, des congés payés, une formation continue et des cours du soir, des promotions de carrière, puis en 1876 une caisse de prévoyance et de retraite des employés et ensuite intéressement aux bénéfices…, même si les employés tempèrent l’enthousiasme de leur patron dénonçant par exemple en 1869 la charge de travail et l'autoritarisme d'Aristide Boucicaut. Les employés des grands magasins, dont beaucoup de femmes, sont plus mal payés que les ouvriers. L'encadrement y est très strict et très pyramidal, avec une orientation paternaliste qui interdit par exemple les revendications collectives aux employés ou la grève, même quand celle-ci était devenue légale en 1864.

Le fils Anthony-Aristide est associé à la direction du grand magasin, le nom de l'entreprise devenant « MM. A. Boucicaut et fils ». Le chiffre d'affaires s'accroît de manière très importante au fil des années : 7 millions en 1862, 21 millions en 1869, en 1877 le Bon Marché réalise 72 millions de chiffre d'affaires et emploie 1 788 personnes.

La transformation du magasin est un énorme succès et le Bon Marché devient une véritable institution commerciale et un modèle international. Émile Zola s'en inspirera pour son roman Au Bonheur des Dames () dont le titre résume parfaitement la teneur du projet de Boucicaut : le romancier accumulera une importante documentation en visitant le grand magasin emblématique de la seconde moitié du XIXe siècle (le roman est d'ailleurs situé sous le Second Empire).

La succession

Aristide Boucicaut meurt le  : il est inhumé trois jours après dans la 18e section du cimetière du Montparnasse). Son fils, gravement malade depuis quelque temps déjà, assure la direction du Bon Marché mais ne lui survit guère : il meurt d'une longue « maladie de poitrine » moins de deux ans après son père et sans avoir eu d’enfant.

Marguerite Boucicaut, veuve et sans descendant, dirige alors l'entreprise pendant dix ans, avec l'assistance des anciens collaborateurs de son mari.

Par son testament du , Marguerite Boucicaut, veuve et sans héritier proche, désigne l’Assistance publique des hôpitaux de Paris comme légataire universel, chargé d’exécuter ses volontés testamentaires. Elle prévoit de nombreux legs et demande que soit construit un hôpital sur la rive gauche de la Seine ; ce sera l’hôpital Boucicaut.

Aristide Boucicaut possédait une grande résidence à Fontenay-aux-Roses, connue sous le nom de « château Boucicaut ». En vertu des dispositions testamentaires de Mme Boucicaut, elle fut transformée en maison de retraite pour les employés du Bon Marché ; elle fut rasée en 1954. Aristide Boucicaut fut membre du conseil municipal, et fut même élu maire en . Cependant, il refusa ce poste après un jour de mandat, préférant le poste de conseiller municipal.

Par les mêmes dispositions testamentaires, Mme Boucicaut a fait transformer la villa qu'Aristide Boucicaut avait fait construire et décorer à Bellême, son village natal, en maison d’accueil de personnes âgées et pour filles-mères. Attaché à son village d'origine, Boucicaut avait fait procéder à l'aménagement d'une chapelle funéraire dédiée à sa mère dans l'église de son village natal.

Les Boucicaut possédaient une autre résidence à Cannes, la villa Soligny qu'ils avaient fait construire en 1868 en porphyre rose de l'Estérel par l'architecte Rimbault. Madame Boucicaut devait y mourir le , dix ans après son mari.

La révolution commerciale du Bon Marché

Cible principale : la clientèle féminine

 
La magasin Au Bon Marché à Paris 7e, désormais à l'enseigne Le Bon Marché.

Boucicaut a l'intuition qu'il faut trouver le moyen de faire sortir de chez elles les femmes qui jusque-là ne sont guère autorisées à « sortir décemment » que pour aller « chez leurs parents, leurs amies, à l'église ou au cimetière ». Alors que l'urbanisme parisien se renouvelle de fond en comble sous la férule du Baron Haussmann, l'architecture quasi théâtrale du Magasin (structure métallique grandiose conçue par les ingénieurs Armand Moisant et Gustave Eiffel) comme la mise en scène de la marchandise vont fournir le cadre extraordinaire propre à justifier une telle audace. Consécutivement, l'image de la femme qui fréquente le Bon Marché, sera celle de la femme moderne par excellence : « La Parisienne ».

Cette cible sera progressivement élargie vers d'autres aspects de la personnalité féminine : « l’Épouse » avec l'aspect mode qui se renouvelle (et qui fait vendre car on ne peut « être démodée »), puis « la Mère » avec les produits destinés aux enfants (rayon jouets et accessoires pour enfants qui fait venir les enfants au magasin et les transforme en prescripteurs immédiats et en futurs clients).

Autre aspect important du ciblage de la clientèle : celle-ci, principalement « bourgeoise », compte tenu de son pouvoir d'achat et de sa propension à « s'acheter les produits qui lui assurent le statut qu'elle revendique et se construit », ne doit pas cependant exclure les autres segments. La clientèle plus aristocratique ou au contraire plus modeste doit aussi se sentir à l'aise. Dans cette optique, le personnel de vente initialement masculin sera rapidement et très fortement féminisé pour accroître dans l'esprit de la clientèle une atmosphère faite de liberté et de complicité.

Enfin il développe le concept du client roi qui doit être traité en ami et développe le principe du rendu, accrochant sur la devanture un calicot sur lequel les chalands lisent « On reprend la marchandise qui a cessé de plaire ».

Organisation de base : « Libre accès, libre toucher »

 
Brochure publicitaire du Bon Marché pour l'Exposition universelle de Paris 1900 comprenant un plan et des reproductions de gravure des expositions depuis 1798.

L’idée du grand magasin serait venue, dit-on, à Aristide Boucicaut alors qu'il se perdait dans les dédales de l’Exposition universelle de 1855. Cherchant à comprendre et à recréer l’expérience de diversité et de profusion de biens qu’il avait éprouvée, il en déduit que cela ne peut résulter que d'une sorte de « modèle », comportant quelques principes de base :

  • libre accès pour le consommateur sans obligation d’achat ;
  • prix fixe déterminé par étiquetage qui élimine le besoin de marchander ;
  • assortiment très étendu vendu en rayons multiples laissant à la clientèle la possibilité de se perdre pour déambuler et dénicher de bonnes affaires ;
  • politique de bas prix assise sur une marge commerciale réduite et une prompte rotation des marchandises ;
  • possibilité de retourner et d’échanger la marchandise insatisfaisante ;
  • soldes à intervalles réguliers.

Le Bon Marché offre en outre de nombreux agréments à sa clientèle :

  • magasin équipé d’ascenseurs ;
  • livraison à domicile à partir de vingt-cinq francs d'achats ;
  • buffet et journaux gratuits ;
  • cadeaux symboliques (par exemple, des ballons distribués aux enfants) ;
  • l’usage de la réclame est systématisé : publicité dans la grande presse, affiches, catalogues, vitrines, animations et distribution de chromolithographies dites "chromos".

Autres innovations

Aristide Boucicaut a également mis en œuvre :

  • en 1867, le premier catalogue de vente par correspondance, dont la diffusion bien que sélective, sera européenne et mondiale, présente mille cinq cents produits ;
  • les principes de commission sur les ventes et de participation aux profits pour ses employés ;
  • la livraison à domicile, par véhicules hippomobiles, puis par camions en région parisienne : la clientèle féminine ne doit pas s'embarrasser de paquets (la perspective du transport ne doit pas être un frein à la vente) ;
  • à sa mort, sa femme, qui a continué son affaire, est allée plus loin encore, offrant au personnel une caisse de prévoyance en 1876 et des loisirs, tels que des cours de langues et de musique.

Influence sur le monde du commerce de détail

L’exemple d’Aristide Boucicaut a rapidement fait école à Paris et dans le monde, notamment aux États-Unis. En l’espace de quelques années, de nombreux magasins parisiens ouvrent qui copient la formule commerciale du Bon Marché : le Louvre en 1855, le Bazar de l’Hôtel de Ville (BHV) en 1856, À la Belle Jardinière en 1856, le Printemps en 1864, la Samaritaine en 1869, les Galeries Lafayette en 1894. Ses principaux concurrents, notamment Jules Jaluzot, fondateur du Printemps, et Marie-Louise Jaÿ, cofondatrice de la Samaritaine, étaient d’anciens employés du Bon Marché.

Aristide Boucicaut a servi de modèle principal au personnage d’Octave Mouret dans le roman de la série des Rougon-Macquart, Au Bonheur des Dames d’Émile Zola. Ayant longtemps vécu à Fontenay-aux-Roses, il fut un bienfaiteur de la commune.

Hommages

Dans son village natal de Bellême, un monument honore Boucicaut, ainsi que son épouse. Un legs de son épouse pour un centre d’accueil de personnes âgées et de jeunes femmes mères avait été effectué.

La station Boucicaut du métro parisien, ainsi que le square Boucicaut lui sont dédiés, ainsi qu'à sa veuve, notamment en raison de la distribution de leur fortune par testament, principalement au profit de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris, ce qui permit notamment l'édification de l'hôpital Boucicaut.

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JEAN HONORE FRAGONARD / PEINTRE FRANCAIS DU 18 EME SIECLE / ARTS PLASTIQUES

Publié le 19 Décembre 2020 par ANDRE dans ARTS PLASTIQUES, CULTURE, PEINTURE

JEAN HONORE FRAGONARD / PEINTRE FRANCAIS DU 18 EME SIECLE / ARTS PLASTIQUES

Autoportrait

Fragonard. Inspiration, Autoportrait, 1769

Autoportrait de Fragonard (1769)

Huile sur toile, 80 × 64 cm, musée du Louvre, Paris

 

Biographie

1732-1806 

Né à Grasse en 1732, Jean-Honoré Fragonard est le fils d’un garçon gantier. A l’âge de six ans, il quitte sa ville natale avec sa famille qui s’installe à Paris. Son goût pour la peinture apparaît très tôt et il commence par travailler avec Jean Siméon Chardin (1699-1779), peintre majeur de natures mortes et scènes de genre. A quatorze ans, il rejoint l’atelier de François Boucher (1703-1770). Ces deux grands artistes lui permettront d’atteindre très rapidement une exceptionnelle maîtrise technique.

En 1752, à l’âge de 20 ans, il remporte le Grand prix de l’Académie royale de peinture (prix de Rome) et il entre à l'École royale des élèves protégés, alors dirigée par le peintre Carle Van Loo (1705-1765). Le séjour dans cette école n’acceptant que les meilleurs était de trois ans. Les élèves partaient ensuite pour le traditionnel séjour à l’Académie de France à Rome des lauréats du Grand prix de l’Académie. Fragonard y reste de 1756 à 1761.  Après un périple par les villes italiennes de Florence, Bologne et Venise, il rejoint Paris. La peinture du maître vénitien Tiepolo exercera sur lui une profonde influence, ainsi que le style baroque de Pietro da Cortona (Pierre de Cortone).

Dès son retour en France, Fragonard est accueilli comme un peintre confirmé ; il obtient la reconnaissance de la Cour, des commandes publiques et un atelier au Louvre. Il parvient à une aisance financière que les troubles politiques de la fin du siècle n’affecteront guère. Mais Fragonard ne cherche pas, comme Boucher, à mener une carrière officielle : il se consacre délibérément à une clientèle d’amateurs d’art.

 

 

Fragonard. La Liseuse, 1770-72

Jean-Honoré Fragonard. La Liseuse (1770-72)

Huile sur toile,  81 × 65 cm, National Gallery of Art, Washington.

Analyse détaillée

 

 

En 1769, il épouse Marie-Anne Gérard (1745-1823), peintre miniaturiste, originaire de Grasse, qui lui donnera la même année un premier enfant, Rosalie (1769-1788).

En 1773 et 1774, Fragonard s’engage comme guide du fermier général Pierre-Jacques-Onésyme Bergeret de Grancourt pour un voyage en Italie et en Europe centrale.

En 1780, naît un second enfant Alexandre-Évariste Fragonard (1780-1850), qui deviendra lui aussi peintre. Pendant la période révolutionnaire, Fragonard est nommé conservateur du musée du Louvre par l’Assemblée Nationale. En 1805, il est expulsé du Louvre par décret impérial et s’installe alors chez son ami Veri, au Palais Royal.
Le 22 août 1806, il décède d’une congestion cérébrale.

La famille Fragonard comporte de nombreux artistes : sa femme, Marie-Anne Gérard, miniaturiste, sa belle-sœur, Marguerite Gérard (1761-1837), peintre intimiste avec laquelle il a réalisé des œuvres en collaboration, Alexandre-Evariste Fragonard, son fils, peintre et sculpteur, et Théophile Fragonard, son petit-fils (1806-1876), peintre, dessinateur et graveur.

 

Œuvre

Fragonard est un grand virtuose de la peinture, admiré par certains impressionnistes comme Renoir ou Monet. Il est capable d’appréhender tous les genres avec bonheur. Son œuvre se caractérise donc par l’éclectisme et si les traditionnelles scènes mythologiques et religieuses ne sont pas absentes, on y trouve également des portraits, des paysages et des scènes de genre. Ces dernières comportent parfois une dimension érotique qui a pu donner par le passé une image un peu sulfureuse de l’artiste.

Les paysages de Fragonard s’inspirent des grands peintres hollandais spécialisés dans ce genre et non du classicisme français.

Peintre emblématique du style rococo, qui touche à sa fin dans la décennie 1770, Fragonard infléchira son style vers plus de rigueur néo-classique à partir de la Révolution de 1789.

 

Scènes mythologiques et religieuses

Fragonard. Psyché montrant à ses soeurs les présents de l'amour, 1751Psyché montrant à ses sœurs les présents de l'amour (1751). Huile sur toile, 167 × 192 cm, National Gallery, Londres. Psyché est un personnage de la mythologie grecque. Fille d’un roi, d’une beauté exceptionnelle, elle suscite la jalousie d’Aphrodite, la déesse de l’amour. Comme de coutume dans la mythologie antique, elle est confrontée à de multiples péripéties.

 

Fragonard. Vénus et Cupidon, 1760Vénus et Cupidon (1760). Huile sur toile, 37 × 34 cm, collection particulière. Vénus est la déesse de l’amour dans la mythologie romaine (Aphrodite chez les grecs). Cupidon, fils de Vénus, est le dieu de l’amour (Eros chez les grecs)

 

Fragonard. Renaud dans les Jardins d'Armide, 1763Renaud dans les jardins d’Armide (1763). Huile sur toile, 72 × 91 cm, musée du Louvre, Paris. L’épisode évoqué dans ce tableau est tiré de La Jérusalem délivrée du Tasse, ouvrage paru en 1581. Le chevalier croisé Renaud, en route pour Jérusalem, est séduit par Armide, jeune sarrasine, dépitée d’avoir rendu amoureux tous les croisés sauf le jeune Renaud. Grâce à un sortilège, elle parvient à le rendre amoureux et le garde prisonnier de ses charmes, mais elle sera alors partagée entre l’amour qu’elle porte au jeune homme et la fureur d’avoir dû utiliser un charme pour parvenir à ses fins. (Notice musée du Louvre)

 

Fragonard. Corésus et Callirhoé, 1765Corésus et Callirhoé (1765). Huile sur toile, 309 × 400 cm, musée du Louvre, Paris. Le titre d'origine est Le grand prêtre Corésus se sacrifie pour sauver Callirhoé. C’est avec ce tableau que Fragonard obtiendra son titre d’académicien en 1765. Il a choisi la peinture d’histoire que l’Académie situe au sommet des genres picturaux. L’œuvre, de dimensions imposantes, traite un sujet totalement original, qui n’avait jamais été représenté auparavant. Corésus aime passionnément la jeune Callirhoé, mais celle-ci ne lui renvoie que mépris et haine. Il demande vengeance à Bacchus, dont il est le grand prêtre, et celui-ci exige l’immolation de Callirhoé ou de quelqu’un qui s’offrirait pour elle. Personne ne se présente pour sauver Callirhoé. Corésus décide alors de se sacrifier pour elle. Le tableau de Fragonard représente l’instant où Corésus s’immole. L’œuvre fut unanimement appréciée et permit à Fragonard de faire une entrée triomphale à l’Académie.

 

Fragonard. L'Adoration des Bergers, 1775L’Adoration des Bergers (1775). Huile sur toile, 73 × 93 cm, musée du Louvre, Paris. Episode biblique concernant la naissance de Jésus-Christ à Bethléem. Les bergers proches de Bethléem sont informés par des anges de la venue du Sauveur. Ils se rendent à la crèche pour se prosterner devant l’Enfant Jésus.

 

Jeux et escarpolettes

La représentation de jeux est une occasion de peindre des personnages en mouvement sur fond de paysages enchanteurs. Ces scènes reflètent le bonheur de vivre, l’insouciance et la frivolité, mais aussi parfois des jeux amoureux plein de charme comme le célèbre tableau Les hasards heureux de l’escarpolette. La composition de cette œuvre est magistrale avec, au centre, les roses et les blancs du personnage féminin sur fond de paysage luxuriant et vaporeux. Les deux diagonales représentent le mouvement : amant caché au pied de la statue, maîtresse sur la balançoire et cordes de la balançoire, d’une part, mari trompé, cordes d’impulsion et soulier de la femme qui s’envole, d’autre part. Ce tableau avait été commandé à Fragonard peu après son admission à l’Académie. Un courtisan souhaitait être représenté avec sa maîtresse comme un amant secret caché dans un buisson. A l’origine, un évêque devait pousser la balançoire de la jeune femme. Mais Fragonard recula devant cet aspect anticlérical qui pouvait lui être préjudiciable et remplaça l’ecclésiastique par le mari. La scène gagne ainsi une connotation plus galante, voire érotique, selon certains.

Entre 1775 et 1780, Fragonard reprendra le thème de La Balançoire, mais pour mettre l’accent sur le paysage. Ce tableau est l’un des plus beaux paysages de la peinture du 18e siècle.

 

Fragonard. La Bascule, 1750-55

La bascule (1750-55)

Huile sur toile, 120 × 94,5 cm, Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid.

 

Fragonard. Les Hasards heureux de l'Escarpolette, 1767

Les hasards heureux de l'escarpolette (1767)

Huile sur toile, 81 × 64 cm, Wallace Collection, Londres.

 

Fragonard. Colin-maillard, 1770

Le colin-maillard (1751)

Huile sur toile, 117 × 91 cm, Toledo Museum of Art, Toledo, Ohio.

 

Fragonard. La balançoire, 1775-80

La balançoire (1775-80)

Huile sur toile, 215,9 × 185,5 cm, National Gallery, Washington.

Analyse détaillée

 

Fragonard. La Balançoire, détail, 1775-80

La balançoire, détail (1775-80)

Huile sur toile, 215,9 × 185,5 cm, National Gallery, Washington.

 

Fêtes galantes

En 1771, la maîtresse de Louis XV, Mme du Barry, demanda à Fragonard de peindre un cycle de tableaux pour le pavillon de Louveciennes (pavillon de musique de la comtesse) conçu par l’architecte Nicolas Ledoux et qui fut inauguré le 2 septembre 1771. Fragonard proposa quatre scènes sur le thème de « l’Amour réveillé dans le cœur d’une jeune fille ». Les tableaux furent installés à Louveciennes, mais Mme du Barry finit par les refuser au prétexte qu’ils ne s’accordaient pas avec le style néo-classique du pavillon. Le rococo était un peu passé de mode à cette époque et le néo-classique avait le vent en poupe. Fragonard conserva les tableaux qui sont aujourd’hui à New York (Collection Frick).

 

Fragonard. La Poursuite, 1771-73

La Poursuite (1773)

Huile sur toile, 318 × 216 cm, Frick Collection, New York

 

Fragonard. La Surprise ou la Rencontre, 1771-73

La Surprise ou la Rencontre (1773)

Huile sur toile, 318 × 244 cm, Frick Collection, New York

 

Fragonard. L'Amant couronné, 1771

L'Amant couronné (1771)

Huile sur toile, 318 × 243 cm, Frick Collection, New York

 

Fragonard. La Lettre d'Amour, 1771

La Lettre d'Amour (1771)

Huile sur toile, 318 × 215 cm, Frick Collection, New York


 

Scènes de genre

Ce registre comporte une grande diversité de thèmes et de styles.

 

Fragonard. Les Baigneuses, 1761-65Les Baigneuses (1761-65). Huile sur toile, 64 × 80 cm, musée du Louvre, Paris. « Après son retour d'Italie en 1761, l'artiste impécunieux travailla pour les amateurs d'une peinture friponne et sensuelle. Cette vision de nudités folâtres évoque celles de Boucher, le maître de Fragonard, ainsi que les corps plantureux de Rubens. Elle acquiert son originalité dans le dynamisme impérieux de la touche. » (Notice musée du Louvre)

 

Fragonard. La Leçon de Musique, 1769La Leçon de Musique (1769). Huile sur toile, 110 × 120 cm, musée du Louvre, Paris. « Le jeune professeur de musique courtise son élève : ce thème, souvent traité par les peintres hollandais, baigne ici dans une atmosphère de rêverie amoureuse. "Toile précoce et inachevée" ou "esquisse tardive", le tableau déroute encore les spécialistes. » (Notice musée du Louvre)

 

Fragonard. La Lettre d'Amour, 1770La Lettre d’amour (1770). Huile sur toile, 83,2 × 67 cm, Metropolitan Museum of Art, New York. . « Chez Fragonard, si on le compare à Boucher, la finition est toute relative. Ici, sur un fond brun, Fragonard nuance la composition avec des bruns plus sombres, dessine et modèle avec la pointe de la brosse en utilisant des traits d'épaisseur variable. Les couleurs et le blanc sont confinés à des espaces très lumineux au centre de la toile : visage poudré de la jeune femme, robe et chapeau, surface du papier et siège, de même que les fleurs et le chien. Cette toile célèbre du début des années 1770 doit être considérée comme une scène de genre et non comme un portrait. » (Notice MET)

Analyse détaillée

 

Fragonard. Jeune Fille faisant jouer son chien sur son lit, 1765-72Jeune Fille faisant jouer son chien sur son lit (1765-72). Huile sur toile, 70 × 87 cm, Fondation Cailleux, Paris. Fragonard a réalisé plusieurs variantes du thème de la très jeune fille jouant sur son lit avec son chien. Les jambes relevées et la présence caressante et ludique de l'animal permettent au peintre d'éveiller sensualité et érotisme.

 

Fragonard. La Gimblette, 1770-75La Gimblette (1770-75). Huile sur toile, 89 × 70 cm, Alte Pinakothek. Munich. Sur certaines versions du tableau, la jeune fille tient d'une main une gimblette qu'elle tend au chien. Les gimblettes étaient de petites pâtisseries sèches en forme d'anneaux. Le terme gimblette a par la suite été utilisé pour désigner ces compositions, même lorsque la pâtisserie n'apparaît pas comme sur celle de Munich.

 

Fragonard. Le Verrou, 1776-79Le Verrou (1776-79). Huile sur toile, 73 × 93 cm, musée du Louvre, Paris. Ce tableau a fait l’objet de longues dissertations, comme savent en faire les spécialistes, tant en ce qui concerne sa composition que sa symbolique, mais sans trouver d’accord sur sa signification exacte : scène d’amour ou de viol ? Peu importe au demeurant, l’essentiel étant dans l’esthétique de l’œuvre. Disons seulement que le consentement de la femme n’est pas très apparent…pour un non spécialiste.

 

Portraits

Contrairement à ceux de François Boucher, qui s’intéressait aux parures des personnages et au cadre environnant, mais banalisait les visages, les portraits peints par Fragonard ont une forte expressivité.

Fragonard. Marie-Madeleine Guimard (1769)

Marie-Madeleine Guimard (1769). Huile sur toile, 82 × 65 cm, musée du Louvre, Paris. « Le portrait de cette toute jeune femme, probablement la danseuse Marie-Madeleine Guimard (1743-1816), se rattache à la série des figures de fantaisie créée par Jean-Honoré Fragonard autour de 1769. Elle donne l’impression de virevolter tout en prenant appui sur un entablement. » (Notice musée du Louvre)

 

Fragonard. Jeune Écolière, 1775-78

Jeune Ecolière (1775-78). Huile sur toile, 45 × 38 cm, Wallace Collection, Londres. « Ce tableau est un exemple typique des essais de Fragonard s’inspirant du style d'autres écoles ou peintres, en l’occurrence des œuvres hollandaises. Il rappelle Rembrandt par sa palette et sa touche, et ter Borch et Metsu par son sujet. La figure est comparable à des œuvres contemporaines de Greuze, Lépicié et Chardin, représentant des enfants plus ou moins studieux, reflétant le nouvel intérêt pour l'enfance apparaissant à cette période. » (Commentaire Wallace Collection)

 

Fragonard. La Liseuse, 1770-72

La Liseuse (1770-72). Huile sur toile, 81 × 65 cm, National Gallery of Art, Washington. Le thème de la lecture a souvent été utilisé par les peintres hollandais, par exemple Vermeer, comme un élément d’une scène de genre. Fragonard choisit le portrait, focalisant ainsi sur le personnage absorbé par sa lecture. En choisissant un fond sombre et uniforme contrastant avec le jaune citron et le blanc de la robe, le peintre illumine sa composition et concentre l’intérêt de l’observateur sur la figure de la jeune-fille. L’intérêt que prend le personnage à sa lecture nous donne l’impression de déranger, de troubler un moment de recueillement. Le thème de la liseuse sera repris bien souvent par la suite, en particulier par Berthe Morisot à la fin du 19e siècle.

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Fragonard et Marguerite Gérard

Fragonard a réalisé quelques tableaux en collaboration avec sa belle-sœur Marguerite Gérard, en particulier Le Baiser à la dérobée. On remarque nettement l’influence de Marguerite Gérard à la touche très lissée et aux contours précis que l’académisme du 19e siècle reprendra. Ce style est inspiré du peintre néerlandais Gabriel Metsu (1629-1667). Marguerite Gérard, plutôt oubliée aujourd’hui, connut une carrière de peintre couronnée de succès. Artiste de grand talent, ses tableaux concernent la vie de famille, les rituels féminins, les relations amoureuses.

 

Gérard & Fragonard. Le Baiser la dérobée, 1787-88

Fragonard & M. Gérard. Le Baiser à la dérobée (1787-88)

Huile sur toile, 45 × 55 cm, musée de l'Ermitage, St-Pétersbourg.

 

 

Gabriel Metsu. Femme lisant une lettre, 1665

Gabriel Metsu.  Femme lisant une lettre (1665)

Huile sur bois, 53 × 40 cm, National Gallery of Ireland, Dublin.

 

 

Marguerite Gérard. Le Présent, 1785-88

M. Gérard. Le Présent (1785-88)

Huile sur toile, 55 × 45 cm, musée de l'Ermitage, St-Pétersbourg.

 

Marguerite Gérard. La leçon de piano (1785-89)

M. Gérard. La Leçon de Piano (1785-89)

Huile sur toile, 46 × 38 cm, Shickman Gallery, New York.

 

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