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La Semaine du Golfe, dans le Morbihan, s'est terminée hier après-midi par son traditionnel bouquet final : la grande parade. Des milliers de personnes sont venues admirer l'armada. Le vent, ingrédient du jeu nautique, a accéléré la fête et contraint les plus petits à attendre à l'abri mais il a aussi gonflé les voiles pour faire le spectacle.

 


 

Les grandes parades se suivent... et ne se ressemblent pas. Le cru 2013 aura été un peu moins fourni en bateaux. Un peu plus étiré. Mais aussi beaucoup plus rassurant pour les équipages. Parmi les ingrédients du spectacle, le courant était là, comme toujours. Le ciel a, une nouvelle fois, choisi d'être clément, tout en s'habillant de quelques nuages pour parfaire la lumière et le décor. Quant au vent, il avait annoncé la couleur toute la semaine : ouest et très soutenu. Du coup, après une Semaine du Golfe plus longue que d'habitude, certains équipages ont préféré s'abstenir. Et pour des raisons de sécurité, les voiles-avirons et les plus petites unités ont été privées de sortie du Golfe.

« Une armada déboulait derrière nous ! »

À 15 h, l'effet de masse n'a donc pas été le même que d'habitude. En tout cas pour les équipages fidèles du rendez-vous. Anne, pour sa première grande parade à bord de Topaze, de La Rochelle, n'est pourtant pas prête d'oublier ce moment. « Sans faire exprès, on est passé les premiers. On avait eu le Golfe pour nous tout seuls ! Mais quand on s'est retourné, une armada déboulait derrière nous. C'était très impressionnant ». Le premier aurait dû être le France (lire ci-dessous). L'ancien bateau du baron Bich est le coup de coeur de Jacques Blanken, commentateur de la grande parade, avec Bernard Cadoret et Michel Philippe, à Port-Navalo. « L'équipage naviguait avec toute la toile. Il a lancé son spi sous notre nez. Une belle manoeuvre, très appréciée du public ». Dans son sillage se sont engouffrés deux bateaux de pêche tout frais sortis de restauration : le Biche, fier survivant des thoniers à voile, et le Marité, dernier grand terre-neuvier français. Ils ont ouvert le passage aux « petits » de la plaisance traditionnelle restés abrités à Port-Navalo et à tous les autres.
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« La grande parade c'est stressant »

Quelle que soit la taille du bateau, c'était alors la plongée, toujours très agitée, dans le grand bouillon du Golfe. D'ailleurs les barreurs sont unanimes : « La grande parade, c'est stressant. À chaque instant, un mauvais choix peut amener à la collision ». En faisant interdire, pour la première fois, le chenal aux bateaux non inscrits, c'est la sécurité que Jakez Kerhoas, poisson pilote de l'événement, a voulu renforcer. Mission accomplie, avec le soutien des Affaires maritimes. « Ça a été une parade rassurante », estime Jakez Kerhoas. « Il y avait peut-être moins de bateaux. Mais n'oublions pas que ce n'est pas un défilé militaire : c'est une fête populaire maritime qui laisse une grande liberté aux participants ». À 19 h, à la pleine mer, alors que la grande majorité de ces participants était à l'apéro des au revoir, l'Elbe 1 a mis un point final à ce beau spectacle en rentrant dans le Golfe. Le plus grand bateau-phare d'Allemagne, venu célébrer les 50 ans du jumelage Vannes-Cuxhaven, a été salué à coups de corde de brume par l'Étoile du Roy, déjà au mouillage à Port-Banc. Une conclusion de la grande parade qui symbolise l'esprit de la fête : l'amitié.

  • Catherine Lozac'h
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Voilà un avant goût de l'Armada qui va arriver sur Rouen.

Merci à Jean-Pierre pour ses photos de Port Navalo.

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Published by ANDRE - TOURISME

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"Nestor Burma est de retour ! Boulevard... ossements, originellement paru en 1957, est un Burma que Léo Malet écrivit à l'apogée de sa carrière de stakhanoviste de la plume. En effet, cette année-là, il ne produisit pas moins de quatre romans mettant en scène son limier emblématique ! L'intrigue est alambiquée à souhait, remplie de personnages aux passés troubles (des Russes blancs dans le cas présent), Hélène, la fidèle secrétaire, y joue un rôle prépondérant et, tradition oblige, le héros prend sa part de coups sur la caboche, mais distribue aussi son lot de mandales à qui mieux-mieux. Classique également, « le terrain de jeu » : Paris, tout particulièrement le Neuvième Arrondissement qui est arpenté en long et en large.
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Après Emmanuel Moynot, c'est au tour de Nicolas Barral d'illustrer les enquêtes du célèbre détective à la manière de Jacques Tardi. Ce dernier, en plus d'avoir été adoubé par Malet pour les adaptations BD, est le dépositaire de la charte graphique de la série, aux suiveurs de se mettre dans ses pantoufles et de tenter de rendre la capitale d'une manière aussi remarquable que lui. Auteur caméléon - on lui doit un pastiche de Blake et Mortimer, Les aventures de Philip et Francis et la très amusante parodie de Sherlock Holmes, Baker Street-, le nouveau venu a dû adapter drastiquement son style pour reproduire le réalisme développé par le créateur d'Adèle Blanc-Sec.
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Le résultat se montre des plus convaincants. Nonobstant un trait plus fin que celui de son illustre prédécesseur, Barral arrive à coller parfaitement à l'univers « Burma ». Les protagonistes, la ville, les véhicules, etc. sont admirablement dépeints. Par contre, les planches manquent un peu de caractère. Moynot, tout en respectant l'atmosphère du titre, avait su insuffler sa marque à ses opus. Ici, l'identité du dessinateur semble avoir complètement disparu derrière le héros. Ce bémol reste néanmoins très secondaire, l'album se révèle passionnant à lire, signe s'il en est de la qualité de sa réalisation.

Boulevard... ossements devrait réjouir tous les amateurs de polars et les amoureux du Paname des années cinquante."

Par A. Perroud

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Cet album est très réussi et passionnant.

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Published by ANDRE - ARTS PLASTIQUES

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sur les rives de l'Amazonie, des prospecteurs de diamants se révoltent face à l'annonce de la nationalisation des mines. Un étranger, un tenancier d'auberge et sa fille sourd-muette, un prêtre missionnaire et une prostituée vénale vont essayer de s'enfuir dans la jungle.
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Ce film de la période mexicaine de Bunuel, pays où il résida de 1949 à 1965 en tant que citoyen mexicain, est aussi une coproduction française, Bunuel ayant débuté en France avec les surréalistes. Ce qui explique le casting français assez somptueux : Simone Signoret, Charles Vanel, Georges Marchal et Michel Piccoli qui allait démarrer une longue collaboration et amitié avec Bunuel et pour lequel le réalisateur réécrira la rôle du prêtre. Car "La Mort en ce jardin" est un film adapté d'un livre éponyme de José-André Lacour où le personnage du missionnaire était plus âgé et rondouillard, Piccoli, à cette époque, étant un trentenaire élancé.

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Ce film comporte deux parties distinctes et c'est dans la seconde partie qu'on retrouve plus facilement la symbolique Bunuelienne. Vu de loin, ce film est assez banal, d'abord, une révolte des mineurs dans un bourg pauvre proche la frontière brésilienne, ensuite, une équipée dans la jungle Amazonienne de 5 personnages essayant de survivre, genre film d'aventure américain.
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Devant l'annonce de la nationalisation des mines de diamants, c'est l'émeute, l'armée réprime brutalement les manifestations. Le père Lizardi, missionnaire colonnialiste, tente d'apaiser les consciences avec un discours tout fait, cherchant à rejoindre à tout prix un village du bout du monde à évangéliser. Le tenancier de l'auberge, Castin, prospecteur bigot, et sa fille Maria sourd-muette, pensent à plier bagages et ouvrir un restaurant à Marseille. Dans l'intervalle, Shark, un bel étranger, est venu chahuter à l'auberge avec Maria, puis, va s'offrir une nuit chez Djin, une prostituée vénale sans peur (Simone Signoret) qui le dénonce ensuite contre une prime. Finalement, Castin, sa fille Maria, Shark, Djin et le père Lizardi prennent un bateau pour descendre le fleuve jusqu'à la frontière brésilienne.

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C'est le début de la seconde partie, qui évolue vers l'exode de 5 personnages dans la jungle n'ayant plus rien pour se nourrir... Un film d'aventure impitoyable dans la veine de John Huston perverti par les fantasmes et obsessions de Bunuel (comme les lacets de bottes de Maria...) mais obéissant également à une symbolique biblique... Le jardin d'Eden va s'avérer un enfer selon ce que vont en faire les humains en place... La scène clé du serpent trouvé par Shark qu'on comptait partager et manger est éloquente : pendant que les 5 cherchent à allumer du feu, le serpent est dévoré par les fourmis... Plus tard, la découverte d'un avion providence, objet de cupidité, où il y a des vivres, des vêtements et des bijoux dans des mallettes en croco, va paradoxalement provoquer la colère "divine" de Castin qui a perdu la tête (il enlève son bandeau, il jette ses diamants dans le fleuve) et la chute du groupe dont deux personnages vont finalement s'en sortir : la plus pure et le plus corrompu...

Simone Signoret est assez sublime en robe du soir en lamé et collier, bracelet en brillants dans la jungle, cette scène complètement insensée dans un film d'aventure passe assez bien grâce à l'assurance de Bunuel à incruster le film de ce genre de bijoux ;  surréaliste également la scène où le père regardant depuis la jungle une carte postale de l'Arc de triomphe à Paris ... s'y transporte... alors qu'il veut aller à Marseille... Pas un grand film mais un hybride, une curiosité...

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Published by ANDRE - CINEMA

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Comédie dramatique de 1955

 

Réalisation de Jean Stelli

D'après l'œuvre de Gilbert Dupé

Scénario de Antoine Blondin et Serge de Boissac

Directeur de la photographie Jacques Mercanton

Musique de René Sylviano

Montage de Jean Feyte

 

avec

Etchika Choureau

Dora Doll

Jean Danet

Alfred Adam

Germaine Sablon

Juliette Faber

Elisa Lamotte

Marie-Louise Godard

Christine Langier

Guy Régent

 

Sortie le 07 mars 1956
Résumé

 A la mort de son tuteur, Ludvine s'installe chez deux vieilles filles du Marais vendéen.

 Elle y rencontre Jean-Pierre dont la fiancée jalouse s'arrange pour la faire renvoyer a Noirmoutier.

 Des lettres étant interceptées, Jean-Pierre se croit trompe. Il finira par apprendre la vérité et tout est bien qui finit bien...

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Published by ANDRE - CINEMA

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La liste des navires est très évolutive, mais les listes ci-dessous vous donneront une idée des bateaux qui longeront les quais de la Seine à Rouen entre le 6 et le 16 juin, le 16 étant le jour de la grande parade jusqu'à la mer. Les places en bord de Seine seront chères...

 

VOILIERS CIVILS (24)

 

  1. Artemis (Pays Bas)
  2. Atlantis (Pays Bas)
  3. Belem (France)
  4. Dar Mlodziezy (Pologne)
  5. Etoile de France (France)
  6. Etoile du Roy (France)
  7. Gotheborg (Suède)
  8. Gulden Leeuw (Pays-Bas)
  9. Jolie Brise (Royaume Uni)
  10. JR Tolkien (Pays Bas)
  11. Kaliakra (Bulgarie)
  12. Kaskelot (Royaume Uni)
  13. Kruzenstern (Russie)
  14. Loth Lorien (Pays Bas)
  15. Marité (France)
  16. Mercedes (Pays Bas)
  17. Mir (Russie)
  18. Pen Duick I à V (France)
  19. Santa Maria Manuella (Portugal)
  20. Shtandart (Russe)
  21. Stad Amsterdam (Pays Bas)
  22. Tenacious (Royaume Uni)
  23. Thalassa (Pays Bas)
  24. Wylde Swan (Pays Bas)

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VOILIERS D’ETAT (9)

 

  1. Cisne Branco (Brésil)
  2. Cuauthemoc (Mexique)
  3. Etoile (France)
  4. HMS Falken (Suède)
  5. Mutin (France)
  6. Shabab Oman (Sultanat d’Oman)
  7. TS Royalist (Royaume Uni)
  8. Urania (Pays Bas)
  9. Zenobe Gramme (Belgique)


BATEAUX MILITAIRES (5)

 

  1. Korolev (Russe)
  2. HMS Blyth (Royaume Uni)
  3. Monge (France)
  4. + une frégate (Maroc)
  5. + un patrouilleur norvégien
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Published by ANDRE - TOURISME

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Yann Destal

Nouvel album «Let me be Mine»

Sortie 10 Juin 2013

Else Music / MVS

 

 

C'est au sein du duo Modjo, à la grande époque de la French Touch et avec le tube Lady que le songwriter Yann Destal a fait son entrée sur la scène de la pop française. Après un premier album en solo The Great Blue Scar en 2013, Yann Destal revient en 2013 avec Let Me Be Mine, un disque important où le songwriting perfectionné de Yann Destal frappe autant par sa science que par sa diversité. Préparez-vous à un voyage qui emmène très loin, un périple grandiose et coloré qui contient des clins d’œil à Ennio Morricone, David Bowie, Michel Polnareff, Fleetwood Mac, et les Beatles dont le titre Oh ! Darling est repris ici. Influencé par les musiques des années 60 et 70, l’album Let Me Be Mine dévoile des ambiances très rock, d’autres presque psychédéliques et des constructions harmoniques élaborées qui révèlent tous les talents du multi instrumentiste et chanteur Yann Destal dont on écoute le premier extrait Walk with Me.

 

  
       

Yann Destal est un aventurier singulier dans le paysage musical français. Quand on croise sa silhouette de

jeune hussard, on est surpris de découvrir un garçon qui place le songwriting au dessus de toute autre

préoccupation, un artiste en apesanteur, détaché de la mode et des formats, simplement obsédé par l’idée

qu’il se fait d’une chanson. Il sort en 2004 “The Great Blue Scar”, la grande cicatrice bleue, un album

ambitieux que notre Albator de la pop travaille en solitaire dans son labo parisien. La presse salue la sortie

de l’album et réalise à quel point Yann Destal est singulier. Il revient en 2013 avec son second opus solo:

«Let me be Mine».

 

Impossible d’observer la déferlante pop psychédélique du moment sans penser à son univers onirique.

Préparez vous déjà au voyage, son répertoire s’annonce aérien, sensible, pop et cinématographique

(quelques clins d’oeil à Ennio Morricone mais aussi à Fleetwood Mac). Le jeune parisien a pris le temps de

laisser mûrir ses idées en studio mais aussi en live, en jouant dans des clubs seul au piano, ou en petite et

grande formation, d’imaginer des bricolages de savant fou (un fameux effet “dauphin” sur sa voix), de tester

d’étonnantes reprises, d’écouter encore 1000 albums sur lesquels il se sera penché comme un alchimiste en

quête de la pierre philosophale. Yann l’enchanteur ?!

Christophe Crénel

 

 

Tracklisting

1- Let Me Be Mine

2-You Know Me

3- Feel It

4-Rise and Fall

5- Our Child

6- Walk With Me

7-Oh Darling

8-Need You So

9-Like Heaven

10-Life it Goes On

11-I’m Away

12-Stay By Me

 

 

http://www.yanndestalmusic.com

http://www.noomiz.com/YannDestal

Facebook

 

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Published by ANDRE - CHANSON-MUSIQUE

evt Cannes logo

Longs métrages

Palme d'or


 

LA VIE D'ADÈLE - CHAPITRE 1 & 2 réalisé par Abdellatif KECHICHE


Grand Prix

 

INSIDE LLEWYN DAVIS réalisé par Ethan COEN, Joel COEN


Prix de la mise en scène



 

Amat ESCALANTE pour HELI


Prix du scénario

 

JIA Zhangke pour TIAN ZHU DING


Prix d'interprétation féminine



Bérénice BEJO dans LE PASSÉ réalisé par Asghar FARHADI
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Prix d'interprétation masculine



Bruce DERN dans NEBRASKA réalisé par Alexander PAYNE
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Prix du Jury


 

SOSHITE CHICHI NI NARU (TEL PÈRE, TEL FILS) réalisé par KORE-EDA Hirokazu


Prix Vulcain de l'Artiste-Technicien, décerné par la C.S.T.


 GRIGRIS réalisé par Mahamat-Saleh HAROUN


Courts métrages

Palme d'or du court métrage


 

SAFE réalisé par Byoung-Gon MOON


Mention spéciale - court métrage Ex-aequo


 

HVALFJORDUR (LE FJORD DES BALEINES) réalisé par Gudmundur Arnar GUDMUNDSSON


37°4 S réalisé par Adriano VALERIO

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    Published by ANDRE - CINEMA

    prisonniers du destin001

     

    Eleves comme des freres dans une grande propriete rurale, deux hommes se disputent les faveurs de la meme femme, dont le comportement perrvers va provoquer l'affrontement fratricide.

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    Film présenté en roman photos en 1950.

     

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    prisonniers du destin004

     

     

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    Published by ANDRE - CINEMA

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    Georges Moustaki

    est né "Giuseppe Mustacchi", de parents grecs, à Alexandrie (Egypte) le 3 mai 1934. Il nous a quittés le 23 mai 2013 à Nice.
    Instrumentiste, auteur-compositeur-interprète, poète,
    ses oeuvres seront souvent chantées par les plus grands : Piaf, Reggiani, Barbara, Dalida, Montand, Salvador entre autres...
    Georges Moustaki se révèle comme interprète en 1969 avec "Le Métèque".moustaki-images.jpg
    Il compose pour le cinéma, aime également écrire, dessiner et peindre.
    Il parcourt la France et la planète (parfois à bord de sa moto) pour rencontrer ses amis, en découvrir de nouveaux et chanter partout sa révolution permanente.

    Un homme simple, naturel, vif et amusant, piquant parfois... 
    Barbara dit un jour :"Moustaki, c'est ma tendresse". 
    Un mot qui lui va à ravir.

     

    LE METEQUE

     

    Ma liberté, cette chanson qui a accompagné toute ma jeunesse.

     

     

    Avec Barbara, La dame brune.

     

    Le temps de vivre...Hélas, il ne l'aura plus, et mon coeur est triste.

     

    Il est trop tard....mais vous pouvez réécouter:

     

    LES MERES JUIVES / CHANSON / GEORGES MOUSTAKI

     

     

     

    Le testament de Georges Moustaki est donc ce «Petit abécédaire d'un amoureux de la chanson française», publié fin 2012 aux Editions de l'Archipel, avec une préface de son cher Vincent Delerm et des illustrations tirées de ses propres oeuvres graphiques.

    D'Adamo à Zazie («le temps d'un duo à l'Olympia») et de Brigitte Bardot (qui «a failli être [s]on interprète») jusqu'à Boris Vian (qui «a failli être [s]on directeur artistique»), en passant par Cabrel, Carla Bruni, Coluche, Reggiani, Souchon ou encore Anne Sylvestre, ce poète y raconte un grand demi-siècle fait de musique, de passions et de rencontres.

    En voici quelques extraits, qui disent un peu l'homme qu'il était. Solaire et lunaire à la fois, Moustaki n'était finalement peut-être pas né par hasard la même année que l'auteur de «Suzanne» et du «Partisan». Et si c'était lui, le Leonard Cohen français? 

    Joan Baez

    Joan Baez m’a rejoint un jour au Théâtre de la Ville pour chanter en duo «La Marche de Sacco et Vanzetti», que j’avais traduite à sa demande. Elle en avait écrit les paroles originales sur la musique d’Ennio Morricone. Trop brève rencontre sur les planches. Je garde à l’oreille les merveilles des «musiques du monde» qu’elle a créées et qui m’ont aidé à voyager par la pensée. C’est aussi une chanteuse francophone occasionnelle avec un accent des plus délicieux quand elle s’exprime dans notre langue.

    Barbara

    Quand je l’ai connue, Barbara était une jeune femme plutôt plantureuse qui maniait le goût du mystère avec malice. Elle trônait à La Boule d’or, un café de la place Saint-Michel, où les artistes du cabaret l’Écluse se relayaient avant de passer sur scène. Ses lunettes noires étaient un rempart contre la lumière et une assistance à sa myopie.

    Je devais être en train de loucher sur les rotondités que laissait entrevoir son décolleté quand elle m’apostropha mi-agressive mi-séductrice: «Si j’ai bien compris, vous écrivez des chansons. Montrez-les-moi, au lieu de regarder mes seins comme un imbécile. Vous n’avez jamais vu une femme de près?»

    Le jeune coq gauche et prétentieux que j’étais faillit se rebiffer. Mais le sourire narquois avait suffisamment d’humour pour me faire comprendre que, au-delà de la provocation, je l’intéressais. Les chansons furent montrées, Barbara les accepta, les transforma et les interpréta. Il s’ensuivit une relation amicale complice, des tournées, des fous rires…

    […] Sa retraite à Précy nous éloigna jusqu’à ce que sa mort nous sépare, en 1997.

    Georges Brassens

    Joues dodues, yeux globuleux, épaisses moustaches, cheveux lui mangeant le cou, costume bleu marine de premier communiant comprimant un corps généreux, voix rugueuse et regard qui roule; une guitare tenue comme une cognée, des paroles insolites, incongrues, venues du fond des âges ou puisées dans la rue, mots d’argot ou d’érudit, des idées qu’il était mal vu d’exprimer en public, une musique qui faisait boum boum, dissimulant les harmonies délicates; suant, grommelant… voici Brassens tel qu’il m’apparut pour la première fois aux Trois Baudets à Paris, en 1952. Il n’avait rien des chanteurs que nous proposait le music-hall de ces années-là.

    Pour le poète-musicien que je voulais devenir, il était clair que je découvrais un maître. Ce fut simple de l’approcher, pour ensuite trouver en lui le plus fraternel des confrères. Ce fut simple, parce qu’il l’était éminemment. Brassens a été ma première rencontre avec un «professionnel» et un ami modèle.

    La seule phrase qu’il m’adressa – «C’est de qualité» –, après avoir écouté mes premiers balbutiements d’auteur et de compositeur, a été pour moi la réponse de l’oracle à toutes mes questions et mes doutes sur la légitimité de ma vocation. Il se montra spontanément bienveillant et efficace: après avoir écouté et commenté favorablement mes (trois) premières chansons, il alerta tous ceux que sa récente gloire lui avait permis de connaître, pour les enjoindre de m’écouter, me produire, m’enregistrer…Un peu plus tard, il poussa même jusqu’à écrire la préface de mon premier recueil de chansons. C’était trop beau. C’était trop tôt. C’était trop.

     

    Conforté par ce parrainage, je pris tout mon temps pour trouver ma place au soleil, me faire un nom pour l’ajouter au prénom Georges, que je lui empruntai – abandonnant le Joseph de mon état civil. Dans son élan de sympathie, il n’avait pas mesuré ce qu’il y avait de prématuré dans cet empressement. Les décideurs du show-business s’étonnèrent de ses éloges pour le débutant maladroit et peu prolifique que j’étais. La plupart d’entre eux ne firent aucun projet avec moi. Malgré tout, certaines portes s’ouvrirent, et des personnalités telles que Francis Claude ou Catherine Sauvage m’accueillirent de confiance. L’une et l’autre ont disparu mais restent des figures phare de notre métier. […]

    Après avoir joué les groupies pendant plusieurs mois, en suivant tous les soirs Brassens des Trois Baudets au Vieux-Colombier, je finis par m’éloigner de l’ombre du maître.

    Le nombre croissant de ses adorateurs me décourageait. Je me contentais d’aller l’écouter dans les music-halls où il passait en vedette, parmi les spectateurs anonymes, d’acheter tous ses disques et d’avoir le privilège de passer quelques minutes avec lui dans sa loge. C’était les seuls liens qui me restaient avec lui. Cependant, le temps d’un regard et quelques phrases échangées, j’ai toujours eu le sentiment d’être un de ses proches. Quand je grimpai à mon tour en haut de l’affiche, il nous arriva de nous croiser dans des tête-à-tête pudiques, souvent brefs, mais qui perpétuaient l’amitié admirative que j’éprouvais et éprouverai toujours pour l’homme et son œuvre. […]

    Un souvenir, pourtant assez triste, me fait encore sourire: le jour où l’on célébrait une messe pour les obsèques de Félix Vitry, directeur de Bobino, nous nous retrouvâmes, Brassens et moi, dûment cravatés pour la circonstance, étrangers au lieu et à la cérémonie mais partageant la même émotion.

    Je n’ai jamais osé lui envoyer la chanson «Les Amis de Georges», qu’il m’a inspirée. C’est après sa parution que j’ai appris par hasard qu’elle l’avait touché. C’est cet homme qui me manque. Même si je le voyais peu, il était présent dans mes pensées lorsque j’évoquais un ami et un modèle.

    Il l’est toujours.

    Brésil

    J’ai découvert un Brésil littéraire et poétique par le biais des livres de Jorge Amado, et la bossa nova grâce à Pierre Barouh, dans les années 1960. Lors de mon premier séjour à Rio, j’ai rencontré Ellis Regina, Gilberto Gil, Chico Buarque, Jorge Ben. De retour à Paris, apprenant que Vinicius de Moraes et Toquinho jouaient au Théâtre du Ranelagh, je m’y suis précipité. Musicien et diplomate, Vinicius m’a accueilli avec faste et proposé d’écrire quelques chansons ensemble.

    Quand j’ai rencontré Antonio Carlos Jobim, je le croyais au Brésil, lui me croyait à Paris, alors que nous étions à trois cents mètres l’un de l’autre… à New York. Il voulait que je traduise une ou deux de ses chansons en français. L’une d’entre elles («Les Eaux de mars») m’enthousiasmait, mais je n’en comprenais pas un mot. Il m’en a donné la clé: «L’hiver au Brésil commence en mars, tout change dans la nature, tu regardes, tu écris.» J’ai écrit à ses côtés, en quatre jours, une version française en essayant de respecter les sonorités, l’esprit et la lettre de l’originale.

    Le Brésil est une des patries de la musique. Chaque région a la sienne. Elle s’enrichit de la fusion des rythmes venus d’Europe, d’Afrique et des Amériques. Indiens et immigrants ont mêlé leurs cultures, les ont unies dans les symboles mystiques et l’érotisme. Les instruments se mélangeant ont donné naissance à un univers de sons métissés, à l’image de la population.

    Vincent Delerm

    Cher Vincent Delerm,

    Il a fallu que François Morel me traîne à l’Olympia pour que je me décide à aller vous écouter. J’ai la plus grande amitié (admirative) pour François et je ne pouvais pas lui refuser de l’accompagner à votre spectacle d’autant que j’avais deviné qu’il y avait une participation. Je ne comprenais pas l’engouement que vous suscitiez avec votre voix mal assurée, des textes à la limite du filandreux, un accompagnement musical minimaliste. Ajoutons les joues mal rasées, la chemise pendouillant sur le pantalon, un air intello des années 1950.

    «Vous verrez, c’est une bête de scène», me susurra François Morel en devinant mon inquiétude d’avoir à subir ce que je viens de décrire. Je mettais cette réflexion sur le sens de l’humour de François et m’apprêtais à me consoler d’être là en savourant le profil charmant de Pauline, la nièce de François, qu’il avait eu le bon goût de placer à ma gauche.

    Quand la bête de scène entra dans l’arène, précédée d’un discours en voix off de François qui tournait en dérision le «personnage Delerm», en des termes aussi drôles que lucides, la salle réagit comme pour une rock star. Le jeune gringalet qui déclenchait cet enthousiasme courut se réfugier derrière un immense piano noir. Et les musiciens? Où sont-ils, les musiciens? Il ne va quand même pas s’accompagner lui-même toute la soirée, ajoutant à la monotonie du répertoire celle de l’instrument unique, songeai-je, inquiet.

    Dès le premier accord, les premières paroles: magie, talent, respect.

    Cher Vincent. Tout à coup votre univers m’est apparu lumineux, convaincant, séduisant – humour, tendresse, intelligence… Acceptez mon mea culpa pour tout ce que j’ai pu dire plus haut. Après le spectacle, j’ai été boire quelques gorgées de bière avec vos géniteurs, histoire de prolonger mon séjour avec la famille Delerm.

    J’ai, en décembre 2011, pour raisons de santé, décliné votre invitation à la création de votre spectacle Memory, aux Bouffes du Nord. Alors que vous étiez encore pour quelques soirs à l’affiche, vous m’avez offert le plus inimaginable et le plus émouvant des cadeaux: une représentation pour moi seul, en cours d’après-midi…

    Nilda Fernandez

    Nilda est un prénom féminin. C’est presque l’anagramme de son vrai prénom Daniel. Quand il est venu me rejoindre en Espagne, pour chanter un duo que nous avions créé sur un album en 1996, mes amis espagnols avaient du mal à l’appeler Nilda.

    Nilda est mon petit frère et une de mes grandes admirations. Sa sensibilité, sa musicalité, son originalité le placent en marge (et en tête) des chanteurs franco-espagnols. De temps en temps, il fait une percée dans les charts avant de s’en aller vivre une nouvelle vie à Moscou ou chez les Inuits.

    C’est quelqu’un qui me manque quand il s’éloigne.

    Brigitte Fontaine

    Fontaine Brigitte est avant tout une amie. Je dois me flatter d’être un des seuls à l’avoir convaincue de prendre place sur ma moto (après Françoise Hardy, Catherine Deneuve, Catherine Lara et Barbara). Ça lui a valu de se brûler les mollets à deux reprises avec le pot d’échappement et je crains qu’elle n’en garde encore des stigmates. Nous avons écrit une chanson ensemble.

    J’ai accompagné son spectacle à l’accordéon quand elle était à court d’accompagnateurs. J’ai abrité ses amours illégitimes avec Areski, devenu depuis son mari et son compositeur, dans mon petit studio de l’île Saint-Louis. Depuis, nous sommes voisins. À présent qu’elle est une star, si je l’accompagne au piano, ce n’est plus pour pallier le manque de musiciens mais pour prolonger sur scène notre grande affection.

    Brigitte Fontaine, Marie Laforêt ou Juliette, talentueuses à l’excès, chacune dans son style, passent aussi les bornes et connaissent le succès, grâce à leur savante extravagance.

    Françoise Hardy

    Hardy, irrésistible Hardy. Séduit par la femme, la chanteuse et le personnage, je me suis livré à deux tentatives de séduction. La première, assez mufle, en lui faisant passer un message par un maître d’hôtel à la table d’un restaurant où nous dînions. Procédé d’autant plus cavalier qu’elle se trouvait en compagnie de Jean-Marie Périer, que je savais être son amoureux. Elle eut l’élégance de ne pas relever la goujaterie et de m’adresser un sourire qui, pour charmant qu’il fût, était une fin de non-recevoir.

    Quelques années plus tard, ma gloire de métèque m’ayant mis dans l’actualité, Jean-Marie Périer, pas rancunier, me proposa de faire une série de photos avec Françoise. Je les garde précieusement. Elles immortalisent des moments privilégiés, à deux sur ma moto, ou côte à côte dans une pénombre complice.

    François Morel

    Il a fait tous les pas qu’il fallait pour m’approcher, jusqu’au jour où je l’ai invité à déjeuner. Dès son arrivée, il s’est enfermé dans les toilettes et, n’arrivant pas à manœuvrer le verrou pour en sortir, il a failli y passer le déjeuner. Le comique de la situation et le fou rire nous ont rapprochés. J’ai, à mon insu, été un peu le déclencheur de sa vocation, sinon d’acteur, du moins de chanteur.

    Georges Moustaki

    Il est gentil, il est tendre, un peu trop nonchalant, mais au moins, lui, il prend le temps de vivre, il est exotique, charmant, souvent avec de belles filles, il paraît qu’il les aime adolescentes, il a raison; c’est un démocrate, un homme de gauche, mais non violent, pas du tout extrémiste, ses chansons sont engagées, un peu écolo, mais à sa manière, il est authentique, sa porte est toujours ouverte, pourtant il semble souvent seul, il chante si bien sa solitude, sa liberté, sa gueule de métèque, s’il rasait sa barbe, on verrait qu’il est beaucoup plus jeune qu’il n’en a l’air, sa voix est très douce, elle charme, elle endort un peu quelque fois, mais elle fait surtout rêver, il est grec, égyptien, juif, on dit qu’il habite le Brésil ou en Espagne une partie de l’année; en tout cas, il voyage beaucoup, dommage, on ne le voit pas assez en France, il a sûrement du succès à l’étranger grâce à toutes les langues qu’il connaît; c’était un copain de Brassens, qui l’a aidé à ses débuts, il ne se trompait pas le Georges; Brassens et lui c’est la même famille, ces gens-là savaient écrire, c’est pas comme maintenant.

    D’accord, la voix c’est pas toujours ça, c’est un peu monotone, mais eux c’est pas des chanteurs, c’est des poètes, c’est dans la tradition des troubadours. Maintenant, avec leur sono, leurs synthés, leurs guitares électriques, on ne comprend rien de ce qu’ils disent, mais est-ce qu’ils ont vraiment quelque chose à dire? Ça se saurait.

    Lui, au moins, il joue joliment de la guitare, c’est romantique, c’est musical, c’est doux. Mais il ne faut pas s’y tromper, il a aussi du rythme, il nous a ramené quelques chansons qui balancent bien, d’Amérique latine. On ne dirait pas à le voir comme ça, mais en spectacle il met une drôle d’ambiance, sans avoir l’air d’y toucher.

    Il y a aussi ses musiciens, il sait les choisir, eux ne font pas semblant, ils ne se tortillent pas, ils jouent pour de vrai, ce sont de sérieux clients. La petite chanteuse qui l’accompagne, elle sait tout faire, elle a une belle voix, elle joue du piano, du violon; je crois qu’ils sont ensemble – en tout cas ils devraient parce que c’est un beau couple. Elle a de beaux yeux tristes, même quand elle sourit, et l’accordéoniste, il lui manque un doigt, c’est le plus vieux de la bande, mais pour toucher sa bille à l’accordéon, il n’y en a pas beaucoup comme lui, c’est un petit bonhomme qui n’a l’air de rien, mais un virtuose…

    Édith Piaf

    J’ai, le même jour, rencontré Édith Piaf et Henri Crolla. Guitariste néophyte, je nourrissais une véritable passion pour ce dernier. Une de mes musiques ressemblant par hasard à l’une des siennes, nous avons pris rendez-vous. Comme il devait se rendre chez Piaf, il m’a proposé de l’y accompagner afin que nous poursuivions notre conversation. Tout au bonheur de notre rencontre, il m’a élogieusement présenté.

    Un brin sarcastique, Piaf m’a demandé ce que je chantais. Surpris, intimidé, j’ai pris une guitare et j’ai été lamentable. Avec son flair de professionnelle et sa sensibilité de femme, elle m’a donné carte blanche pour que j’aille l’écouter chaque soir à l’Olympia. «Venez me voir, vous saurez qui je suis.»

    J’ai compris en la fréquentant qu’elle était une femme de théâtre, de cinéma, un personnage qui vivait des situations, et qu’il lui fallait une histoire, un décor pour chaque chanson. Elle m’a fait percevoir un comportement d’auteur en s’efforçant de me faire sentir ce que devait être une chanson pour passer la rampe, parvenir aux gens. Généreuse et aimante, elle était aussi exigeante et redoutable. Seigneur et maître en tant que compagnon, on était en même temps son serviteur dans le travail. Après notre rupture à New York, elle a failli enlever «Milord» de son tour de chant, mais, professionnelle, elle a préféré ne pas sacrifier la chanson.

    L’histoire de Piaf est celle d’une éternelle ressuscitée. Enfant du cirque, elle a pris très tôt l’habitude de jongler avec les coups durs et la gloire, le bonheur et la tragédie, la peur de rien et la soif de tout. C’est sur scène qu’on trouvait une réponse aux questions qu’on se posait sur elle. C’est sur scène que Piaf atteignait la beauté, la santé et la force. L’alcool, la drogue, les maladies, les accidents n’ont jamais pu entamer sa grâce. Depuis qu’elle a disparu, nous laissant tous orphelins, elle reste présente pour ceux dont elle fut le maître, la maîtresse ou l’amie. La chanson est en manque de sa voix.

    J’ai vécu un an près de cette femme. Un an de rires fous et de folle vie, de musique, de tempêtes et de passion. Elle avait quarante-deux ans, j’en avais vingt-quatre. Le temps nous a manqué pour vaincre nos différences. Mais chaque fois que je l’écoute chanter «Milord», ou une chanson écrite pour elle, je me rends compte que j’ai hérité d’une petite lueur de la flamme qui la dévorait.

    ©L’Archipel

    Petit abécédaire d'un amoureux de la chanson française, par Georges Moustaki,
    préface de Vincent Delerm, L'Archipel, 2012, 164 p. 16,95 euros

     

    Moustaki-Moisan.jpgL'artiste québécoise Sophie Moisan venait de rendre visite à Georges Moustaki, à Nice. Elle prépare un hommage pour une exposition prévue à l'automne.

    moustaki-moisan2.jpg

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    Published by ANDRE - CHANSON-MUSIQUE

    Biotrip 24-11-2007 051

    Il fut l'un des premiers arboretums de France à introduire certaines espèces encore inconnues. Au détour des allées, on peut y découvrir des arbres remarquables tels que le hêtre tortillard, les cyprès chauves, les métaséquoïas, les nothofagus, etc ...

    Cette collection réunit de nos jours 400 essences d'arbres et arbustes. Feuillus et conifères du monde entier, dont d'impressionnants séquoias, offrent un cadre exceptionnel au château médiéval.

    Château d'Harcourt 23 mai 2013 (12)

    En 1802, Louis Gervais Delamarre, un amoureux de vieilles pierres et passionné de sylviculture, acquiert le domaine d'Harcourt.
    Il plante de nombreux arbres et arbustes et tente d'acclimater différentes essences comme celle du pin sylvestre.
    À sa mort en 1827, il lègue Harcourt à l'Académie royale d'Agriculture, aujourd'hui Académie d'Agriculture. En 1833, celle-ci charge le botaniste François André Michaux de la création de l'arboretum de collection situé près du château.

    En 1852, l'arboretum est enrichi par des essences d'Amérique du Nord, et jusqu'en 1860, la collection sera complétée avec des espèces originaires d'Europe et d'Asie.

    sequoias

    Le 1er janvier 2000, l'Académie d'Agriculture cède par acte de donation le domaine (le château et l'arboretum) au Conseil Général de l'Eure pour le département de l'Eure.

    En 2004, l'arboretum d'Harcourt créé en 1833 a été classé "Jardin Remarquable".

    Fin 2008, le parc s'est vu attribuer la labellisation "Arbres remarquables de France" de neuf sujets de l’arboretum d’Harcourt. Ces neuf spécimens à la personnalité affirmée sont montrés tels des top models sous leurs plus beaux atours dans un splendide livret qui révèle toutes leurs formes et leurs parures.

    Château d'Harcourt 23 mai 2013 (69)

    HETRE TORTILLARD AVEC SON FEUILLAGE

    Château d'Harcourt 23 mai 2013 (76)

                                  LE HETRE TORTILLARD VU DE L'INTERIEUR

    Château d'Harcourt 23 mai 2013 (81)

    DES BRANCHES SURPRENANTES

    Château d'Harcourt 23 mai 2013 (84)

             LE HETRE TORTILLARD VU DE L'ENTREE DE L'ANCIEN POTAGER

    Château d'Harcourt 23 mai 2013 (87)

    LE CEDRE DU LIBAN

    MAJESTUEUX A L'ENTREE DU PARC

     

    Château d'Harcourt 23 mai 2013 (31)-copie-1

    CORNUS FLORIDA L.DOGWOOD

    Château d'Harcourt 23 mai 2013 (22)Evolution de l'arbre (sapin)

    On part de sa taille à 2 ans,4 ans, 5 ans 6 et enfin 8 ans.

     

    A voir ci-dessous, une vidéo intéressante sur l'arboretum d'Harcourt, situé près de Brionne dans l'Eure.

        
    Château d'Harcourt 23 mai 2013 (38)
    L'arboretum voisine avec un joli château médiéval qui a survécu à la guerre de 100 ans.
    La visite de ce lieu mérite largement le détour, vous y passerez un moment paisible auprès des arbres centenaires.
    Château d'Harcourt 23 mai 2013 (43)

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    Published by ANDRE - TOURISME

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    BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

    BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

    "un retraité qui prend le temps d'écouter et d'analyser tout ce qui fait notre quotidien... qui prend aussi le temps d'écrire... qui adore chiner... et qui adore les gravures anciennes... Un retraité qui aime vous transmettre ce qu'il aime, au hasard de ses souvenirs et de ses découvertes. "

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