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un retraité qui prend le temps d'écouter et d'analyser tout ce qui fait notre quotidien...
qui prend aussi le temps d'écrire...
qui adore chiner...
et qui adore les gravures anciennes...
Un retraité qui aime vous transmettre ce qu'il aime, au hasard de ses souvenirs et de ses découvertes.
Je suis au temps béni de la retraite!
J'ai retrouvé le temps de penser et de réfléchir.
J'aime beaucoup partager, aussi, au delà de quelques écrits personnels, j'essaie de vous informer des évènements et des sujets qui me plaisent...
5 soirées Anniversaire du 3 au 07 avril 2012 au Palais des Congrès
A l'occasion des 25 ans du Béjart Ballet Lausanne, la compagnie présentera le Boléro, ainsi que deux ballets inédits à Paris : Aria et Dionysos. Soit 5 soirées
exceptionnelles du 3 au 7 avril 2012 au Palais des Congrès de Paris. Cela fait 25 ans déjà que le Béjart Ballet Lausanne émerveille les spectateurs grâce à ses chorégraphies tout en richesse et
profondeur. Pour célébrer son anniversaire, la compagnie propose des chorégraphies de Maurice Béjart revisitées, mais aussi une création originale de Gil Roman. Le Béjart Ballet Lausanne, dans
les studios de Lausanne comme dans les principales salles de spectacle du monde, confirme chaque jour que la technique classique traduit les aspirations et les interrogations de l'époque, et que
cette ouverture au monde, à l'écart des sentiers battus, peut susciter l'intérêt des plus larges publics. Un événement majeur !
Boléro Chorégraphie : Maurice Béjart Musique: Maurice Ravel
Maurice Béjart précise en ces termes sa conception de l'oeuvre de Ravel: «Musique très connue et pourtant toujours nouvelle grâce à sa simplicité. Une mélodie -
d'origine orientale et non espagnole - s'enroule inlassablement sur elle-même, va en augmentant de volume et d'intensité, dévorant l'espace sonore et engloutissant à la fin la
mélodie».
Maurice Béjart confie le rôle central - la Mélodie - tantôt à une danseuse, tantôt à un danseur. Le Rythme est interprété par un groupe de danseurs.
Aria Chorégraphie : Gil Roman Musique : extraits de JS Bach, Nine Inch Nails, Melponem, chants inuits - Compositions originales:
Thierry Hochstätter & Jean‐Bruno Meier (Citypercussion) Première création de Gil Roman après la disparition de Maurice Béjart, Aria met en scène le mythe du Minotaure. Ce mythe est à l’image de la condition d’artiste, de sa situation labyrinthique interne : la tentative de fusion entre l’instinct et la raison, entre une danse
libre, ouverte, et une danse classique, codifée.
Dionysos (suite) Chorégraphie : Maurice Béjart Musique: Manos Hadjidakis
Dans une taverne grecque de nos jours, un Grec raconte le mythe de Dionysos, sa naissance miraculeuse et ses danses endiablées qui, de la Grèce, rejoignent le Moyen
Orient sur la Route des Indes. Un mythe actuel, moderne par sa violence et ce souffle de liberté qui l'anime. Eternel parce-que l'homme a besoin de cette ivresse dionysiaque pour retrouver le
contact avec la grande Nature et ses forces vivantes, occultées par la pseudo-civilisation des lumières, cartésienne et scientiste.
Une comédie-ballet de Molière et Jean-Baptiste Lully
Mise en Scène : Catherine Hiegel
Du 12 janvier au 27 mai 2012 au Théâtre de la Porte Saint-Martin, Paris
Voici sans nul doute l’événement théâtral de 2012 ! François Morel incarne Monsieur Jourdain dans le Bourgeois Gentilhomme, comédie ballet de Molière et Lully
qui rassemble 27 artistes sur la scène du Théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris. Du 12 janvier au 27 mai, il ne faut pas rater la plus géniale des douze comédie ballet écrite par Molière.
L’histoire : Monsieur Jourdain, riche bourgeois, se rend ridicule en voulant imiter les manières de la noblesse. Il décide de commander un nouvel habit plus conforme à sa nouvelle condition
et se lance dans l'apprentissage des armes, de la danse, de la musique et de la philosophie, autant de choses qui lui paraissent indispensables à sa condition de gentilhomme. Mis en scène par
Catherine Hiegel, ancienne pensionnaire de la Comédie Française, Le Bourgeois Gentilhomme est le rendez-vous théâtral à ne pas rater en 2012 !
Génial inventeur d'une comédie d'un nouveau genre, Molière avec « Le bourgeois gentilhomme », signe la plus accomplie des douze
comédies-ballets qu'il écrira. Le thème commandé par le Roi qui souhaitait se moquer du peu de cas qu'un émissaire de « La Grande Porte » avait témoigné devant le
faste de la Cour, est une turquerie. Et c'est merveilleux de voir comment Molière, malgré le poids de cette contrainte, fait jaillir autour de Monsieur Jourdain, la plus acérée, la plus franche
et la plus libre de ses comédies.
Quoi de plus éternel qu'un homme qui cherche à paraître un autre, à s'élever de sa condition, quitte à renier sa naissance et son milieu et ce bourgeois qui se rêve
gentilhomme, est loin d'être un genre en voie de disparition.
"Le choix de François Morel dans le rôle titre, s'est imposé à moi comme une évidence. Sa force comique, toujours authentique et vraie, ses capacités de naïveté et
d'étonnement, se glisseront à merveille dans l'étoffe de Monsieur Jourdain ! J'ai composé, autour de lui, une grande famille d'acteurs, de musiciens, danseurs et chanteurs ; ils seront plus de vingt complices à entraîner au bout de ses rêves
et de sa folie, ce balourd enfantin qui se voulait un autre." Catherine Hiegel
Du 12 janvier au 27 mai 2012 au Théâtre de la Porte Saint-Martin
COMPAGNIE CALA présente ce spectacle. Caricature sans complaisance du 2nd Empire, cette opérette à l’histoire toujours très actuelle est menée tambour battant par la musique pétillante et enivrante
d’Offenbach. Bobinet et le Vicomte Raoul de Gardefeu attendent en gare de l’Ouest l’arrivée de la belle Metella dont chacun croit être l’unique amant du moment…
Finir l'année sur le French-Cancan d'Offenbach, c'est plutôt très agréable, même si la troupe Lyonnaise pouvait mieux faire.
La mise en scène de Frédéric L'Huillier n'était pas toujours à la hauteur de la folie d'Offenbach, mais la belle voix de Joseph Guillot ainsi que ses qualités de
danseur permettaient de passer une agréable soirée de réveillon...
Ne disposant pas de document vidéo sur le spectacle d'hier, je ne résiste pas au plaisir de vous faire entendre la chanson du baron de Gondremarck
Et
Final French Cancan de la Vie Parisienne à l'Opéra de Liège Chorégraphie Nadège Maruta
Génération oblige, j'ai vu Johnny sur scène en comédien, dans un rôle taillé pour lui par Bernard Murat, sur une pièce peu connue de Tennessee Williams.
"Chicken", ne rêve que de garder la maison familiale au détriment de son demi-frère poussif...
Au passage, il n'hésite pas à conquérir sa belle-soeur, merveilleusement campée par une Audrey Dana qui mène la pièce de bout en bout.
On retrouve beaucoup de fans de l'idole des jeunes, et l'on oublie son âge tant le personnage ressemble à son interprète.
Le Théâtre Edouard VII
Une bien agréable salle de spectacle.
L’événement de la rentrée sera sans nul doute le début des représentations du Songe d’une nuit d’été par Lorànt Deutsch et
Mélanie Doutey au Théâtre de la Porte Saint-Martin à partir du 10 septembre. Cette pièce dans laquelle Shakespeare célèbre l’amour, le désir et le théâtre est la plus divertissante,
passionnelle et charnelle de l’auteur. Vous y verrez des princesses, un lion, des fées, la lune, un roi, des mariages, des comédiens, des danseuses, une épée, une tête d’âne, un mur et tout ce
qu’il faut pour faire de cette comédie, un grand spectacle familial…
Nicolas Briançon, avec une équipe 20 comédiens et danseurs menée par Lorànt Deutsch et Mélanie Doutey, nous offre un grand
spectacle de divertissement qui fera assurément aimer Shakespeare à toute la famille
Si vous trouvez que la vie est morose, que les temps sont difficiles, mais si vous avez envie de vous divertir, la seule
adresse à retenir est celle du théâtre Edouard VII. Vous passerez deux heures à rire de la situation des personnages savoureux qui passent une soirée entre amis sur la scène. Le texte est un vrai
bonheur de vivacité et d'humour, et les comédiens sont remarquables.
Vincent (Patrick Bruel), la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth
(Valérie Benguigui) et Pierre (Jean-Michel Dupuis), sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude (Guillaume de Tonquédec), un ami d'enfance. En attendant l'arrivée d'Anna (Judith El Zein), sa
jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale... Mais quand on demande à Vincent s'il a déjà choisi un prénom pour l'enfant
à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos.
Patrick Bruel est étonnant de présence et de naturel.
« Bérénice » tient une place tout à fait particulière dans l’œuvre de Racine, tant au niveau de l'esthétique audacieuse que de
la conception de la tragédie qui y est transmise. C'est notamment sur la question du tragique dépourvu de bain de sang, ainsi que sur la simplicité de la pièce, que Racine s'est rapidement opposé
à Corneille. Leur rivalité a d'ailleurs fait couler beaucoup d'encre. Titus fait venir sa bien-aimée, Bérénice, reine de Palestine, à Rome avec l’intention de l’épouser. Antiochus, son meilleur
ami est lui aussi épris, secrètement, de la jeune femme. Apprenant l’imminence du mariage, il décide de révéler ses sentiments amoureux à la reine avant de s’enfuir. Titus, quant à lui, comprend
que devenu empereur de Rome, il ne peut se marier avec une reine étrangère. Malgré leur amour, il renvoie Bérénice de Rome… « La Comédie-Française doit retrouver régulièrement Racine, comme elle le fait avec Molière et Corneille, pour proposer aux
spectateurs d'aujourd'hui la modernité et l'actualité de ces grands textes fondateurs de notre théâtre. C'est pour moi l'occasion de retraverser avec la troupe ces chefs d'œuvres raciniens, de
redonner des voix à l'alexandrin, trésor de notre langue et de développer le corps des acteurs dans un espace commun entre ciel et terre. C'est aussi une belle occasion pour la troupe de créer un
spectacle hors les murs et de trouver le regard et l'écoute d'un autre public. »
Lorsque l'on va voir un classique, on se demande toujours si l'on va pouvoir y "entrer", mais surtout y "rester". Mais les
voix et la diction des hôtes de la Comédie Française, même s'ils portent des costumes modernes, vous séduisent aussitôt, et la musique des alexandrins enrichit vos oreilles d'un texte
extraordinaire de beauté et de force...On repense à Corneille qui peignait les hommes tels qu'ils devraient être, et à Racine qui les peint tels qu'ils sont. Le texte et l'histoire sont si beaux
et si grands, que je me demande comment on pouvait nous faire étudier cela dans nos jeunes années de lycée, époque où nous n'avions pas la maturité suffisante pour comprendre un tel drame. Cette
pièce a été un très beau et très grand moment de théâtre et de langue française.
En 1670, Racine, un génie de trente ans, s'empare des destins de Titus et Bérénice : " Il la renvoya, malgré lui, malgré elle
".
Bérénice avait tout lieu de plaire à Louis XIV qui, dans ses actes et dans l'image qu'il renvoyait de l'État et des devoirs de
la souveraineté, incarna le mieux le vers de Titus : " Mais il ne s'agit plus de vivre, il faut régner ".
En août 1680, le Roi ordonne la création de la Comédie-Française en réunissant les deux troupes rivales : l'Hôtel de Bourgogne
–auquel Racine est attaché- rejoint la troupe de l'Hôtel de Guénégaud héritière de Molière.
C'est Bérénice, incandescence du classicisme, qu'ils choisissent de jouer en premier.
Plus de 300 ans plus tard, la célèbre institution nous propose un nouveau voyage dans le tragique chant
Racinien.
Auteur :Racine Artistes : Simon Eine (Arsace), Yves Gasc (Paulin), Martine Chevalier , Jean-Baptiste Malartre, Aurélien
Recoing, Adeline d'Hermy , Renaud Triffault , Metteur en scène :Muriel Mayette
"Il est des musiques qui ne vous quittent pas, des poèmes que l’on saura toujours par cœur, des livres qu’on relira sans se
lasser, des dramaturges vers lesquels on revient encore et encore...
C’est pourquoi après La Cerisaie, La demande en mariage, Le jubilé, je mettrai en scène La Mouette de Tchekhov en
2010.
Je laisse à Tchekhov
cette présentation souriante de la pièce : “C’est une comédie, il y a trois rôles de femmes, six de
moujiks, un paysage (vue sur un lac), beaucoup de discours sur la littérature, peu d’action, cinq pouds d’amour ”.
Ajouterai-je que c’est une pièce sur la difficulté d’aimer, sur le délitement des rêves et des ambitions,
sur la vie tout simplement."
Catherine Delattres
Mise en scène : Catherine Delattres
Scénographie : Ludovic Billy
Costumes : Corinne Lejeune
Lumières : Jean-Claude Caillard
Avec : Claire Bassez, Gaëlle Bidault, Françoise Caillard-Rousseaux, Bernard Cherboeuf, Nicolas Dégremont, Pierre
Delmotte, Serge Gaborieau, Yedwart Ingey, Jean-François Levistre, Maryse Ravera.
Création en plein air à l’Aître Saint-Maclou de Rouen
Le THV du Havre nous présentait cette excellente pièce de Tchekhov, remarquablement mise en scène par Catherine Delattres,
avec une troupe de dix comédiens. C'est toujours un plaisir de revoir un classique, et Margaret et moi, avons eu le plaisir de revoir Catherine Delattres, une
copine de jeunesse que nous n'avions plus croisée depuis environ 40 ans. Cela a donc été un double plaisir pour nous.
Au moment où on s’y attend le moins, on devient vieux
Elle a quarante ans, un travail honnête, une vie de couple, et un soudain besoin d’entrer dans l’inconnu. Déflagration
intérieure. Harper Regan vit sous pression, sous un assemblage composite d’une succession d’oppressions. Pression familiale : son adolescente de fille fait sa crise, son bonhomme de mari a perdu
son boulot. Tous ont dû déménager. Pression professionnelle : elle assure seule l’intendance de la maison, et son patron lui refuse un jour de congé pour voir son père mourant. Voyage initiatique
d’une quarantenaire déphasée, Harper Regan fait émerger de l’extraordinaire dans les impasses du réel. Rencontres tendres, bouleversements intimes, impulsions libératrices, l’héroïne
fait face à l’ordinaire cruauté du banal. Elle fait front, part en guerre contre ses propres résignations, et terrasse les monstres d’un quotidien étouffant. Elle sort grandie, sans violence,
attendrie et vivante d’un insolite parcours imaginé par le dramaturge anglais Simon Stephens, né en 1971, formé au Royal Court de Londres, remarqué notamment pour sa pièce
Pornography. Metteur en scène de théâtre et d’opéra en France ou à l’étranger, Lukas Hemleb débute en Allemagne dans les années
quatre-vingts. Il travaille entre autres à l’Odéon, à la MC 93 de Bobigny, au Théâtre Vidy-Lausanne, au Burgtheater de Vienne, à la Comédie-Française où il met en scène Le Dindon de
Feydeau et Le Misanthrope de Molière. Sensible à « la délicatesse, l’intelligence, l’élégance » de Harper Regan, Lukas Hemleb cisèle en orfèvre une pièce en suspension, « où la
crainte du pire affleure toujours, mais où demeure un espoir, une lumière. C’est un texte qui détecte et fait se frotter les plaques sismiques des êtres ». Un univers ni noir ni froid, simplement
« salutaire ».
Auteur :Simon Stephens Interprètes : Marina Foïs, Gérard Desarthe, Louis-Do de Lencquesaing, Caroline Chaniolleau, Alice de
Lencquesaing Metteur en scène :Lukas Hemleb
C'est une pièce d'une grande richesse que j'ai eu la chance de voir hier soir. De la première à la dernière seconde, Marina
Foïs exprime sur scène une desespérance particulièrement humaine, elle nous emmène dans tous ses doutes existentiels au moment de la mort du père. Je me souviens d'un de mes patrons qui m'avait
dit:"C'est quand on perd son papa que l'on devient un homme!", ça doit aussi être vrai pour une fille.
La pièce de Simon Stephens est d'une incroyable modernité, et met en relief les limites de la nouvelle communication dans
notre société. La pièce se rejoue ce soir, je ne peux que conseiller aux Havrais de s'y rendre, un beau moment de théâtre les y attend.
Vous aimez le cirque, Arlequin et Colombine mais vous n'écoutez que de la musique d'aujoud'hui?
Le Carnaval baroque ne doit pas vous faire peur!
La musique ancienne, particulièrement quand elle joue avec les airs populaires, est très vivante, pleine de couleurs et de
rythmes.
Les acrobates et les jongleurs qui jouent sur scène sont parmi les meilleurs. Et si, en plus, vous aimez la commedia dell'
arte...
Ce spectacle a été conçu et réalisé par Vincent Dumestre et Cécile Roussat.
J'ai été fasciné par tout le côté spectacle de cirque, avec des performances de très haut niveau. Par contre, je suis resté un
peu sur ma faim sur le plan musical.
Je vous laisse regarder cette vidéo qui vous donnera une idée de cette soirée originale:
Riche marchand de Vérone, le vieil Ottavio a épousé en secondes noces Béatrice, femme terrifiante et cupide, qui a renvoyé le
fils d'Ottavio pour favoriser le sien. Heureusement, la servante Coraline va user de mille stratagèmes pour remettre les choses -et les gens- à leur place. Comédie joyeuse et rythmée de Carlo
Goldoni, "La Serva amorosa" réunit une sacrée brochette d'acteurs. Claire Nadeau est parfaite en dragon, Clémentine Célarié, vive et maligne réjouit en servante fidèle, Robert Hirsch enfin se
taille la part du lion. Un grand gosse de 84 ans qui piaffe, s'amuse, rit sous cape et déploie tout un arsenal de mimiques délirantes. Il est d'ailleurs en lice pour le Molière du meilleur
acteur.
La Serva amorosa de Carlo Goldoni est mise en scène par Christophe Lidon.
Je vous propose 2 vidéos de ce superbe spectacle présenté au Théâtre de l'Hôtel de Ville au Havre, dans le cadre de la saison
2011.
L'équipe des comédiens a été ovationnée, tant le moment était inoubliable...Merci d'abord à Carlo Goldoni, qui, dans chacune
de ses pièces nous emmène à un rythme endiablé visiter le coeur et les faiblesses des hommes...Merci à Clémentine Célarié dont je ne soupçonnais pas le talent théâtral et qui conduit la pièce de
bout en bout...Et merci surtout à Robert Hirsch qui représente le théâtre à lui tout seul, qui enchante par ses mimiques et sa voix, et qui nous fait oublier qu'il a plus de 80 ans.
C'est une incroyable chance de voir sur scène un tel talent!
Biographie de Carlo Goldoni Né à Venise le 25 février 1707 Décédé à Paris, France le 06 février 1793
Né dans la Venise du 18ème siècle, le jeune Carlo Goldoni est très tôt inspiré par le théâtre qu'il voit dans la rue. A
l'âge de 9 ans, il écrit une pièce destinée au théâtre de marionnettes. Ses parents n'estimant pas la carrière théâtrale digne de leur famille, ils envoient leur fils étudier dans les écoles
les plus strictes. C'est à Pavie que Goldoni échoue dans l'austère Collegio Ghislieri où la tonsure est de mise. L'adolescent ne tarde pas à s'attirer les foudres des habitants en écrivant 'Il
Colosso', un poème satirique dans lequel il ridiculise certaines filles de la ville. Renvoyé du collège, Goldoni poursuit des études de droit dans diverses écoles. Il commence une
carrière de juriste qui le fait revenir à Venise en 1729. Après la mort de son père en 1732, il part pour Vérone où Giuseppe Imer, directeur de théâtre, l'encourage à écrire. Sa première
oeuvre, une tragédie intitulée 'Amalasunta', est présentée à Milan mais ne rencontre pas le succès escompté. Après plusieurs échecs dans le genre tragique, Goldoni comprend que sa vraie voie
est la comédie. Il s'inspire de la commedia dell' arte qui règne dans l'Italie du 18 ème et des pièces de Molière pour réformer la dramaturgie. Son premier succès s'intitule 'L' Uomo di mondo'
et marque la naissance de la comédie italienne moderne, avec des personnages plus développés que Pantalon ou Arlequin et un texte qui ne laisse plus autant de place à l'improvisation : les
comédiens tombent le masque et s'inscrivent dans plus de réalisme. Poursuivi par les critiques acerbes des autres dramaturges italiens, dont Carlo Gozzi, Goldoni finit par se lasser de la
querelle et accepte de gagner Paris où la troupe du théâtre italien l'a invité. En France Goldoni écrit pour le théâtre et devient professeur d'italien à la Cour. Reconnaissant envers les
Français, il leur écrit un hommage dans 'Le Bourru bienfaisant'. C'est d'ailleurs en français que le dramaturge compose ses oeuvres. Après la mort de Louis XVI, Goldoni, alors octogénaire, est
privé de ses pensions et meurt dans l'indigence en 1793. Incroyablement prolixe, Carlo Goldoni a réussi l'exploit d'écrire plus de 200 oeuvres en l'espace de 20 ans.
Le géant de Kaillass, de Peter Turrini /// Axel De Booseré /// Arsenic-Texte Peter Turrini-Mise en scène Axel De
Booseré-Conception Axel De Booseré et Maggy Jacot- Traduction Henri Christophe-Direction du projet Claude Fafchamps -Scénographie, costumes et dramaturgie Maggy Jacot -Création de l'univers
sonore François Joinville- Création des éclairages Gérard Maraite-Composition musicale Benoît Lou
Quel cirque que la vie du Géant de Kaillass ! Quelle épopée que les aventures de ce jeune homme de deux mètres cinquante et
des poussières rejeté par ses proches et tous les autres ! Quel voyage que le sien, un périple qui démarre dans un petit village autrichien et l’entraîne – et nous emmène – dans les champs de
foire, les grandes cours d’Europe, un cabaret parisien, dans les jupons d’une femme minuscule qui l’aimera d’un amour impossible avant de retourner au pays d’où il vient. Pour mourir. Si alors on
verse une larme d’émotion, avant, on aura ri, applaudi, tapé des mains et des pieds, on aura gardé les yeux grands ouverts, plus écarquillés encore qu’à tous les autres spectacles
atypiqueset fabuleux d’Arsenic, qui à nouveau, nous accueille dans un espace magique, un espace unique et
enthousiasmant.
Cette fois, la merveille des merveilles est un tout nouveau chapiteau de cirque ovale . Un chapiteau qui, comme Le Géant de
Kaillass, parle de voyage et porte en lui l’émotion de l’aventure. Un chapiteau qui se prêtera à toutes les folies et les bascules de ce « drame à stations » dans la tradition du théâtre
allemand. Un spectacle de théâtre musical idéal pour les fêtes de fin d’année, un spectacle généreux qui sera le point d’orgue de la compagnie.
Le Volcan du Havre accueille jusqu'à dimanche soir la compagnie Belge "Arsenic", qui a dressé son chapiteau en face de
l'Université, sur le champ de Foire.
J'ai aimé ce spectacle inventif qui m'a rappelé le Grand Magic Circus de Jerôme Savary.
Les acteurs se livrent avec beaucoup de générosité, et leur joie de vivre est communicative. Le public Havrais de tous âges, a
répondu très activement à cet hymne à la joie, même si l'histoire est triste car on y retrouve la haine de certains pour la différence...
N'hésitez pas à aller passer une belle soirée de dépaysement sous le regard plein de grandeur du pauvre géant de
Kaillass.
Vous avez quelques extraits du spectacle ci-dessous:
Marie Claude Pietragalla danse en solo au Palace ! Dix ans après son solo à l'Olympia, elle revient sur une scène parisienne avec "La Tentation d'Eve",
véritable voyage poétique à travers la mémoire des femmes. Eve ou la tentation d’être toutes les femmes à la fois. Eve en quête d’elle-même. Eve entre le désir de paraître et
le besoin d’être. Dans une succession de costumes et une dizaine de tableaux, Marie Claude Pietragalla incarne cette Eve qui quitte le royaume de la Pomme et du Paradis perdu pour
faire un voyage à travers le Temps, la mémoire, la société, et traverser les époques. A travers ces identités multiples de femmes, elle nous dévoile la difficulté d’être une femme
ou d’être, simplement, un être humain.
" La femme d’aujourd’hui est écartelée entre le passé et l’avenir… " Simone de Beauvoir
" Durant 20 siècle, la femme fut soumise au regard de l’homme à travers la religion. La vision de la femme – mère élevée au rang de Sainte ou de la prostitué condamnée au rang de sorcière, lui
laissant un champ de liberté très étroit .
De la mythologie grecque au Moyen-âge, de la Renaissance au Baroque, du Romantisme à l’Après guerre, de l’émancipation de la femme à nos jours, toutes ces mutations ont donné naissance à un corps
en mouvement confronté aux codes sociaux de chaque époque. Cet héritage est en chacune de nous. Je suis, multiple, à travers cette histoire collective qui nous révèle nos peurs et nos chimères,
j’avance, je tâtonne, je trébuche, mais je reste « L’Eternel Féminin
La tentation d’Eve, au-delà d’un spectacle sur l’histoire de la femme à travers les siècles, parle de façon intime de l’énergie féminine, du féminin de
l’être. Eve, représente le premier féminin de la Bible, Isha, notre Terre intérieure, le côté ombre qu’Adam ne connaît pas avant que Dieu ne la lui révèle et qu’il doit épouser. Ce féminin de
l’être qui appartient aussi bien à l’homme qu’à la femme.
Ce spectacle hybride, où s’entremêlent la danse, le théâtre du corps et d’objet, nous guide à travers la condition féminine et le symbolisme qu’elle
enfante. La femme plurielle avec ses métamorphoses, dissimulée dans notre inconscient, questionne la mémoire collective. Femme, muse, inspiratrice, créatrice, je suis multiple, à travers cette
histoire collective qui nous révèle nos peurs et nos chimères, j’avance, je tâtonne, je trébuche, mais je reste l’éternel féminin.
Ce travail, sur l’universel et l’intime, s’est exprimé en moi avec le désir de retourner à l’origine du monde, au Temps de la genèse, en intégrant les
mythes et les forces qui nous dirigent, nous conditionnent et nous manipulent. Notre siècle, avec sa complexité, fait éclore une femme moderne aspirant à part entière à une vie sociale
indépendante. Cette femme vit aujourd’hui une mutation intérieure, la dynamique de l’accomplissement et l’éclosion d’une nouvelle conscience. Les multiples identités de mon personnage me
permettent d’évoluer dans des univers variés, où je me joue des codes du théâtre, passant du drame au burlesque.
Féminin transcendée dans la poésie d’Andrée Chédid, de Marianne Favreau et de Marceline Desbordes Valmore ainsi que le théâtre de Molière, font écho au
théâtre du corps, en habitant l’espace scénique grâce à la voix grave de Daniel Mesguich. L’humanité, l’essence même de la création, moteur d’inspiration, nous renvoie inexorablement à notre
état de nature. La femme reliée au Sacré est sensible à la réalité du mystère qui est en elle. »
Marie-Claude Pietragalla
Je vous avais déjà parlé de Pietragalla dans mon article sur Maria De Faykod, artiste qui sculpte magnifiquement les mains de cette danseuse
d'exception.
J'aime le théâtre, j'aime le cinéma, j'aime la cuisine! Et ce diable de Peter De Bie m'a offert ces trois arts en un seul
spectacle...PRODIGIEUX!!!
Ca démarre comme un film burlesque du cinéma muet, et ça se transforme sous les éclats de rire en un théâtre inventif et dynamique, sans oublier que vous
êtes au restaurant, attablés autour d'une table de 6 couverts, sur laquelle on vous apporte un repas digne de bien des restaurants...
Vous vous régalez juste après avoir vu la recette préparée de façon délirante dans la cuisine du restaurant, une cuisine des années 50 magistralement
agencée, et pleine de surprises...
Les acteurs sont partout avec vous, comiques mais tendres...c'est du vrai bonheur.
Je ne connaissais pas Peter De Bie, mais c'est promis, je ne raterai plus un seul de ses spectacles!
ANNE-LAURE LIEGEOIS, traductrice et metteur en scène d'un spectacle délicieusement audaciaux à ne surtout pas manquer! C'était hier soir, et ce sera encore ce soir au Volcan
du Havre.
La duchesse est veuve, remariée secrètement à son intendant Antonio. Elle a deux frères, Ferdinand son jumeau, déchiré de passion pour elle et Le
Cardinal, avide de pouvoir. Ensemble, ils crient vengeance contre leur sœur et fomentent un complot. Les autres personnages, aux consonances en O et en A, rappellent l’histoire vraie de la
Duchesse d’Amalfi et d’Antonio Bologna à Milan au début du XVIe siècle. Mais Webster fait sonner l’Italie façon british !
Après Marlowe, Anne-Laure Liégeois s’intéresse à cet autre compatriote élisabéthain. Moins connu en France que Shakespeare, de dix ans son cadet, il
exalte un baroque dépravé, le passe à travers le prisme de la morale protestante. Il est cynique, hargneux, jeune démon brun décapitant avec plaisir des rats dans le film Shakespeare in
love. Et c’est vrai, tout est « too much » chez Webster. Les personnages, les situations… tellement trop que ça n’en est pas possible. Et la metteur en scène adore ce registre de
théâtre à la lisière d’un grand-guignol dans lequel elle se garde, toutefois, de verser.
« Dans La Duchesse de Malfi, on déterre les mandragores, cloue les chauves-souris, les squelettes font cliquer leurs os, les femmes nues
se regardent dans des miroirs trompeurs, des nourrissons braillent. Ici tout se délite parce que tout est faux ou trop exagérément vrai et vivant, charnel ». Dans cette folle histoire
de désirs, de tromperies et de meurtres, il est question de pouvoir, d’amour, de rapport entre la mort et la vieillesse et de mélancolie. Un chef d’œuvre pré-révolutionnaire entre raison privée
et raison d’état.
Texte de John Webster traduction et adaptation Anne-Laure Liégeois, Nigel Gearing mise en scène et scénographie Anne-Laure Liégeois avec Jean-Pascal Abribat (Malatesta), Boris Alestchenkoff (Silvio), Laurent Bellambe (Delio), Sébastien Bravard (Antonio), Olivier Constant (Bosola),
Mathieu Dion (Pescara), Olivier Dutilloy (Ferdinand), Anne Girouard (Julia), Jean-Philippe Lejeune (Castruchio), Nils Öhlund(le Cardinal), Muriel Piquart (Cariola), Valérie Schwarcz (La Duchesse
de Malfi) assistante à la mise en scène Emilie Mousset lumières Marion Hewlett assistée de Patrice Lechevallier collaboration à la scénographie Valérie Jung remerciements à la Comédie-Française pour le prêt des costumes
Nous devons cette Duchesse de Malfi à John Webster, dramaturge élisabéthain contemporain de Shakespeare et de Marlowe. Héroïne d'une tragédie
baroque située dans une Italie imaginaire, au milieu d'une cour peuplée d'intrigants malhonnêtes, la Duchesse ose défier ses frères, déchirés entre une passion pour leur soeur et les enjeux du
pouvoir, en épousant secrètement son intendant. Ce faisant, elle attire malgré elle la mort et le chaos sur ce monde crépusculaire, où chaque sentiment semble exacerbé. Anne-Laure Liégeois met
en scène avec maestria ces "âmes humaines trop profondes", dénonçant l'irresponsabilité des dirigeants et la transgression des limites entre vie privée et devoir public. Une réflexion sur le
pouvoir, l'amour, la mort et le temps, une vanité aux couleurs sombres et fascinantes.
Production Le Festin - Centre dramatique national de Montluçon/Région Auvergne, La Comédie de l'Est - Centre dramatique régional d'Alsace, Le Volcan -
Scène nationale du Havre, Arts 276 / Automne en Normandie, Le Théâtre de l'Union - Centre dramatique national du Limousin, La Maison de la Culture d'Amiens, le manège.mons Centre
dramatique
Co-accueil Le Volcan, Scène nationale du Havre
Durée : 3h00
Webster aurait été inspiré par une histoire vraie que j'ai trouvée absolument fascinante par sa modernité, bouleversante par sa violence des sentiments et
des actes, merveilleuse par la mise en scène qui nous fait passer de la tragédie à l'enquête policière, pour s'achever dans la farce...C'est un très beau moment de théâtre.
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