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C'est pour parodier un volume d'Albert Mérat, intitulé l'Idole, où sont détaillées toutes les beautés d'une dame : Sonnet du front, Sonnet des yeux, Sonnet des fesses, sonnet du..., dernier sonnet, que Verlaine a écrit

 

Le sonnet du trou du cul

 

 

Obscur et froncé comme un oeillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d'amour qui suit la pente douce
Des fesses blanches jusqu'au bord de son ourlet.

 

Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous l'autan cruel qui les repousse,
À travers de petits caillots de marne rousse,
Pour s'en aller où la pente les appelait.

 

Ma bouche s'accoupla souvent à sa ventouse ;
Mon âme, du coït matériel jalouse,
En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.

 

C'est l'olive pâmée, et la flûte caline ;
C'est le tube où descend la céleste praline :

Chanaan féminin dans les moiteurs éclos !

 

Paul Verlaine

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