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Publié par ANDRE

Avignon juillet 2012 043

Un quai de gare. Un homme et une femme se retrouvent après plusieurs années d'absence.


Cette séparation qui devait durer quelques mois s'est prolongée avec l'avènement de la première guerre mondiale.
L'un comme l'autre sont en partance. Chacun espère éprouver la même passion. Le temps rend les sentiments plus vulnérables...

Auteur : Stefan Zweig
Artistes : Sylvie Duchene, Nicolas Piot
Metteur en scène : Marc Debono

 

 

Le haut parleur de la gare annonce des destinations tristement célèbres, comme Dachau, Treblinka ou Auswitch. Il n’y a pas de décor. En quelques pas de danse, les comédiens pieds nus nous emmènent dans leur souvenir... C’est le temps qui est évoqué là. Le temps passé et le temps présent dans un aller retour très cinématographique. La mise en scène utilise le flash back comme un éternel retour ou un éternel départ. La célébration d’un moment inouï, primordial, et qui doit toujours durer.

Le texte revient, lancinant, pour ajouter au drame tissé par l'amour et le passé.


La sensibilité et la délicatesse du jeu des interprètes restituent l’ambiance de la nouvelle de Stefan Zweig. Tout est finesse, élégance, raffinement. Les gestes dansés portent à la fois le trouble de la sensualité et le refoulement imposé par les circonstances. Il reste l’amour. Il reste la beauté. Il reste un très beau moment de théâtre et de littérature, récompensés par un public nombreux et enthousiaste. L'épilogue est un clin d'oeil à la fin de l'auteur et de son épouse, dans leur éxil au Brésil, lorsqu'ils fuyaient les bruits de bottes nazies...

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