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PARIS N’EXISTE PAS

Le film surréaliste de Robert Benayoun pour la première fois en DVD

Un film inédit avec Serge Gainsbourg

Acteurs : Richard Leduc, Danièle Gaubert, Serge Gainsbourg…

Musique : Serge Gainsbourg et Jean-Claude Vannier

Date de Sortie : 6 novembre 2013 chez Zylo

 

On n’a pas tous les jours la chance de découvrir un tel trésor inédit, un véritable ovni de cette envergure. Paris N’existe pas, le film de Robert Benayoun, sorti en 1969 paraitra pour la première fois en dvd le 6 novembre prochain avec dans les rôles principaux : Richard Leduc, Danièle Gaubert, et Serge Gainsbourg.

En 1968, Simon (Richard Leduc), est un jeune artiste peintre en pleine crise d’inspiration. Lors d’une soirée il goûte une substance aux propriétés étranges et développe des capacités mentales qui lui permettent de voyager dans le futur et le passé. Il peut maintenant enjamber les époques en une fraction de seconde et s’amuser à observer la belle Félicienne (Monique Lejeune) qui occupait son appartement dans les années 30. Mais ses nouvelles facultés ne sont pas sans conséquence et perturbent l’équilibre du couple qu’il forme avec Angéla (Danièle Gaubert). Son ami Laurent (Serge Gainsbourg) tente de le rassurer et de l’arracher à ses « hallucinations. »

La valeur du temps, l’art, l’artiste et l’inspiration sont les thèmes de ce film d’inspiration surréaliste.

Paris N’existe Pas a été sélectionné en 1969 à Cannes (semaine de la critique), à Locarno et à San Francisco. Il sort le 6 novembre 2013 pour la première fois en dvd. La musique, très présente tout au long du film a été composée par Serge Gainsbourg et Jean-Claude Vannier qui signent là leur première collaboration deux ans avant l’Histoire de Melody Nelson.

 

 

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“Tu sais quel jour on est ?”

 

Simon, personnage principal du film, aurait bien du mal à répondre à cette question ! Incarné par Richard Leduc, Simon est un jeune peintre en manque d’inspiration, en proie à de fréquentes crises d’apathie et de tristesse aigue qui mettent en péril son propre équilibre et celui du jeune couple qu’il forme avec Angéla (Danièle Gaubert, future madame Jean-Claude Killy).

 

Après une fête, Simon se découvre de curieux pouvoirs psychiques. Les objets comme insufflés d’une vie propre s’émancipent et se déplacent dans l’espace. Il est vrai que cette fameuse soirée fut agrémentée d’une légère prise de psychotrope, mais ce n’est qu’un détail, une discrète référence aux dérèglements des sens de cette jeunesse de la fin des années 60 ivre d’oser, et non pas la cause de ce qui va suivre.

 

Perplexe et plutôt inquiet, le jeune peintre s’épanche sur l’épaule consolatrice de Laurent (Serge Gainsbourg), dandy fragile dont on ne sait s’il est critique d’art, collectionneur ou fils à papa mais « un personnage très proche de celui qu’il incarnait à l’époque dans la vraie vie et le seul rôle qu’il n’ait pas dénigré dans sa filmographie » nous dit Richard Leduc.

 

Si “Paris n’existe pas” pose des questions intéressantes sur l’art et la place de l’artiste dans la cité, le film traite avant tout du temps et de notre appréciation de la réalité à l’instar de la question d’Angéla à Simon : “Qu’est-ce qu’il vaut mieux voir, le pont Alexandre ou ce qu’il nous cache” ou des jolies tirades de Laurent (Gainsbourg) “Tu sais, on a jamais su exactement ce qui sépare le passé de l’avenir (…) Le temps est une spirale, une succession infinie de séries que nous combinons à notre guise. Dans nos rêves par exemple (…) »

 

On ressent dans ce film toute l’ébullition artistique de l’été 68 et Benayoun nous livre 93 minutes de pellicule habilement tournées et montées, un voyage au sens “trip” du terme où rêve et imagination prennent toute leur place : indispensable.

 

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Le temps est la substance dont je suis fait.

Le temps est un fleuve qui m’entraine mais je suis le temps ;

C’est un tigre qui me déchire, mais je suis le tigre ;

C’est un feu qui me consume, mais je suis le feu.

 

(Ces quatre lignes apparaissent à la fin du film)

Jorge Luis Borges. Une nouvelle réfutation du temps

 

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Robert Benayoun :

 

Robert Benayoun est un homme de cinéma né le 12 décembre 1926 au Maroc. Le terme « Homme de cinéma » regroupe les différents métiers qu'il a exploré. Avant tout, Robert Benayoun est un écrivain. Ses nombreux ouvrages sur le cinéma et le surréalisme lui auront permis d'accéder à une autre dimension de l'écriture : la critique. En 1950, il fonde la revue l'Âge du cinéma avec Ado Kyrou. Ses critiques sont également publiées dans Positif, La Méthode, France Observateur et le Point.  C'est en 1968 qu'il décide d'être au plus proche du cinéma en réalisant son premier long métrage : «Paris n'existe pas ». Ce film conjugue ses deux passions : le cinéma et le surréalisme. Quelques années plus tard, en 1975, il réalise son deuxième et dernier long métrage ; « Sérieux comme le plaisir ». Il décède le 20 octobre 1996 à Paris, alors en pleine écriture d'un nouveau livre sur Steven Spielberg.

 

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INFOS : 

 

Durée : 1h33’ (93’)

Genre : Fiction – Fantastique

Origine : France
Année de réalisation : 1968
Réalisation : Robert Benayoun
Scénario : Robert Benayoun

Musique : Serge Gainsbourg et Jean-Claude Vannier (leur première collaboration)

Co-Production : O.P.E.R.A. et Lycanthrope Films

Année de sortie : 1969


Distribution : Richard Leduc (Simon), Danièle Gaubert (Angela), Serge Gainsbourg (Laurent), Monique Lejeune (Félicienne), Henri Déus (Philibert), Jean Lescot (Guy) et Gregory Chmara, Denise Péron, Sonia Saviange, Madeleine Damien, Denis Berry, Ren Villiers, Roger Lumont, Maurice Bénichou, Christian Van Cau, François Valorbe, Douglas Read, Jacques Blot, Jean Pommier, Robert Benayoun.

 

« Paris n’existe pas » 1969 : Sélection Cannes (semaine de la critique) et San Francisco, mention spéciale à Locarno.

 

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Edité par XIII BIS MUSIC sur une bonne idée de Jean-Emmanuel Deluxe

Distribution : ZYLO

 

DANS LES BACS LE 5 NOVEMBRE 2013

SOIRÉE SPECIALE « PARIS N’EXISTE PAS »

au FORUM DES IMAGES LE 20 NOVEMBRE

 

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Published by ANDRE - CINEMA

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BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

"un retraité qui prend le temps d'écouter et d'analyser tout ce qui fait notre quotidien... qui prend aussi le temps d'écrire... qui adore chiner... et qui adore les gravures anciennes... Un retraité qui aime vous transmettre ce qu'il aime, au hasard de ses souvenirs et de ses découvertes. "

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