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Les Joyeux Urbains sont des chanteurs qui ne se prennent pas au sérieux, mais qui nous font rire

dans un spectacle bien construit.

Quelques morceaux choisis à voir ci-dessous:

 

 

 

 

 

"22 Janvier 2007, Olympia, 20h…point d’orgue d’une dizaine d’année de péripéties musicales pour les Joyeux Urbains et leur « Superlight ». A son lancement ce spectacle était un défi pour ce quatuor déjanté dont la réputation n’est plus à faire et qui n’a, semble t-il, pas fini de nous étonner si on en juge par leur parcours.

 

Tout commence dans le sud ouest…de la banlieue parisienne nous voulons bien entendu parler des Yvelines (78) d’où sont issus les 4 membres du groupe qui nous intéresse.

Des groupes qui se forment et déforment les standards avant d’en arriver à leurs premières compositions cela arrive souvent à cette époque bénie et rebelle du lycée. Ainsi Manu, Mathieu et David font un peu de zik à « l’anglish » ensemble et Arnaud fait un peu de rock français de son côté…tout cela n’est pas encore très convaincant.

 

Ce qui réunit les deux « leaders » ce sont les cours d’improvisation théâtrale dont ils sont issus tous les deux.

L’histoire du groupe commence réellement quand, officiellement en 1994, s’étant définitivement trouvés , les duettistes Joyet/Urbanet jouent de leurs noms de famille pour former un TOUT nous avons nommé les…JOYEUX URBAINS. Ils sont rejoint dans leurs tribulations par David et Mathieu ( qui, rappelez vous, jouaient déjà avec Manu ).

 

Notre quatuor se cherche et trouve qu’il joue tellement peu qu’il se met à écumer les abris bus des Yvelines pour des sets acoustiques. Ils auront bientôt le droit de se réchauffer dans divers bar et cafés concert à domicile mais leur notoriété dépasse bientôt le cadre du 78 pour s’étaler de plus en plus loin.

 

Ils jouent dans la cours des grands quand on les croise à partir de 1997 à jouer avec les Têtes Raides, la Tordue, les Suprêmes Dindes, Pigalle, M,…le ton est donné, il est à la fête, bérets et cravates annoncent la couleur dès leur entrée en scène. L’étiquette première est celle d’un groupe de joyeux drilles qu’on écoute en dodelinant de la tête accoudé au comptoir dans tous les bars de Paris et sa banlieue et parfois ailleurs.

 

Le premier album ( « Joyeux Urbains ») sort en octobre 1998 et renferme les pépites entendues au détour des nombreux concerts donnés par le groupe en 4 ans d’existence. C’est de la chanson, certes, mais tout y passe Java, swing, reggae, rap, rock, satire sociale, engagement, absurde… une maîtrise parfaite des styles et de leurs instruments ( accordéon, claviers, contrebasse, guitare, batterie, glockenspiel, Ukulélé,… ) en fait l’un des groupes de scène les plus accomplis du moment. Le public et les professionnels ne s’y trompent pas et en mars 1999 ils remportent la finale des Starting rock des Chorus des Haut des Seine.

 

Le groupe continue de tourner, travaille et joue des nouveaux morceaux, leur chemin croise celui des Ogres de Barback, Debout sur le Zinc ou d’un groupe à qui on les associera longtemps : les Wriggles, avec qui il partage l’art du sketch et de la mise en scène. Les Wriggles leur offriront de nombreuses premières parties dont la Cigale.

 

Un travail de réflexion sur eux mêmes les mènent à fin janvier 2002 et la sortie de « Supersexy » un 2e album plus abouti et plus travaillé qui permet d’ajouter les petites perles d’émotion et de gravité qui manquaient à leur répertoire pour le rendre crédible ( « Marguerite », « Mon p’tit vieux », « les bras ouverts »,… ).

La chanson phare de l’album reste l’absurde et excellente « achète un chien » pour laquelle se déplace la fine fleur des artistes croisés depuis les débuts, y participent : Bernard Joyet (père de son fils), les Jambons et les Blérots de R.A.V.E.L ( groupes pour lesquels Arnaud a signé une mise en scène), les Fils de Teuhpu, Debout sur le zinc, les Wriggles, Volo, la Crevette d’acier, Rick et les affranchis, Charlotte etc., Sanseverino, Bénabar, Kent, Jeanne Cherhal…pour ne citer qu’eux.

 

Le style devient résolument moins potache, exit le béret parigot et la cravate ringarde, la sobriété est de mise les Joyeux Urbains ne veulent pas être un groupe de « chanson à boire » mais un groupe de « chanson à voir » .

Ils confient la mise en scène de leur spectacle à Christophe Gendreau l’un des 5 trublions des Wriggles et ces derniers offrent d’ailleurs une première partie de luxe aux Joyeux Urbains : l’OLYMPIA en février 2002 où ils font plus que chauffer la salle ils la conquièrent.

 

Les Joyeux Urbains ont été « en concert devant des gens », des tas de gens. En tant que tête d’affiche ils ont rempli les salles et ont conquis des publics un peu partout en France et en Navarre dont Paris à l’Européen puis à la Cigale. Ils font encore quelques premières parties et pas des moindres en effet Tryo leur offre leur premier Zénith à Orléans fin 2003.

Quelques mois plus tard ils sont conviés 4 fois durant le mois de résidence de Tryo au Cabaret sauvage en tant que « special guests » pour chanter « chacun sa croûte » et « achète un chien » durant le set de Tryo et en duo avec eux. Puis en novembre 2004 c’est Benabar qui crève d’envie d’assurer leur 2e partie et ils acceptent généreusement d’ouvrir le bal de la dernière date de sa tournée au Zénith de Paris.

 

Vous l’aurez compris la réputation des Joyeux Urbains n’est plus à faire et après plus de 10 ans à tourner et tourner sans pour autant choper le tournis, un live enregistré à l’Européen est le point final de la longue tournée de leur spectacle maîtrisé à la perfection et est surtout un beau cadeau pour beaucoup de ces gens devant lesquels les Joyeux Urbains ont accomplis leur prouesses musicales et scéniques. Pas de tournis donc, malgré toutes ces années de tournée, mais le temps était venu d’effectuer un tournant et son nom est : SUPERLIGHT.

 

Malgré les apparences « Superlight » n’est pas le nom d’une nouvelle boisson hypocalorique sensée faire des miracle ni celui d’un super héros mais le nom du spectacle des Joyeux Urbains qui a vu ses balbutiements en même temps que sa maturité durant la saison 2004/2005 avec 80 représentations au Point Virgule et 3 semaines de présence au Ring pendant le Festival d’Avignon. Nouvelles chansons, nouvelle mise en scène, nouveau concept, on a pu y apprécier un spectacle inédit dans une formule acoustique totale.

 

Pour continuer dans le rayon des nouveautés un nouveau tourneur les prend sous son aile et ils rejoignent le catalogue de Blue Line production peu de temps avant de sortir leur nouvel album, « Au bord de la gloire », en février 2006. Nouvel album à dominante acoustique, fidèle à ce qui fait la réussite du spectacle et qui est, à n’en point douter, le plus abouti de leurs enregistrements studios.

 

Sur scène la sonorisation refait son apparition, le spectacle se joue dans des salles plus grandes un peu partout en France et une Cigale triomphante à Paris en Mars 2006 n’est pas de trop pour fêter la sortie de la précieuse galette. Moins d’un an plus tard c’est l’Olympia qui leur ouvre les bras comme une évidence.

 

Les Joyeux Urbains ont su aller plus loin dans leur désir de se détacher d’une étiquette festive encore présente dans les esprits malgré les efforts effectués depuis la sortie du 2e album. Ils ont su nous surprendre à plus d’un titre et vu qu’à ce jeu ils sont passés maîtres attendons sereins les prochaines surprises qu’ils nous réservent."

 

Sabrina Benrehab

Published by ANDRE - CHANSON-MUSIQUE

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BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

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"un retraité qui prend le temps d'écouter et d'analyser tout ce qui fait notre quotidien... qui prend aussi le temps d'écrire... qui adore chiner... et qui adore les gravures anciennes... Un retraité qui aime vous transmettre ce qu'il aime, au hasard de ses souvenirs et de ses découvertes. "

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