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Un terrier en guise de nid

Le macareux moine, surnommé le perroquet de mer en raison de son bec tricolore, perd ses couleurs en hiver. En France, ses colonies se rencontrent en Bretagne et principalement aux Sept-Îles, au large de Perros Guirec.

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Le macareux moine, Fratercula arctica, est le plus petit des trois alcidés de Bretagne (30 centimètres). Le bec est triangulaire et tricolore : bleu-gris à la base, rouge à la pointe, avec une ligne jaune de séparation. L'œil est entouré d'un cercle rouge et de zones bleu-gris, avec un filet noir vers l'arrière. Il a le dos noir et le ventre blanc, mais seulement un capuchon et un collier noir, avec les joues grises. En hiver, ses couleurs vives disparaissent. Il est essentiellement piscivore et les reproducteurs s'alimentent à proximité des colonies.

Comme le petit pingouin, le macareux moine se reproduit essentiellement sur les rives occidentale et orientale de l'Atlantique nord, et la Bretagne constitue la limite méridionale de son aire de reproduction européenne.

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Contrairement aux deux autres alcidés ( guillemot de Troïl et petit pingouin), le macareux pond son œuf unique au fond d'un terrier qu'il creuse avec son bec et ses pattes, mais peut aussi s'installer dans des zones d'éboulis rocheux. Les terriers sont principalement situés sur les zones de rupture de pentes.

Les oiseaux arrivent à proximité des colonies en mars. Les pontes s'étalent de fin mars à fin mai. L'éclosion se produit après cinq à six semaines d'incubation, et le jeune reste au terrier pendant une quarantaine de jours avant de partir en mer. Si les ressources alimentaires sont réduites, la durée de séjour au terrier peut se prolonger de quelques semaines. Les colonies sont généralement désertées fin juillet - début août. Cette reproduction hypogée rend les recensements bien plus complexes que pour les deux espèces précédentes, difficulté accentuée dans certaines colonies par l'occupation de terriers par les macareux, les puffins et les lapins.

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En période internuptiale, le macareux a une distribution plus pélagique que le petit pingouin et le guillemot de Troïl. Les oiseaux bretons descendent probablement, comme ceux des colonies de mer d'Irlande, vers les eaux du golfe de Gascogne, certains individus atteignant la Méditerranée ou les îles Canaries. Contrairement aux deux autres espèces, le macareux est très peu présent en hiver en mer d'Irlande et en mer Celtique. Les oiseaux des colonies plus septentrionales hivernent principalement en mer du Nord.

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Les Sept-îles, le dernier lieu de reproduction du macareux moine en France ?

La population mondiale de macareux moines est estimée à 6 millions de couples, dont plus de 90 % en Europe, avec 2 à 3 millions en Islande.

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En 1950, le macareux compte probablement plus de 7 000 couples, répartis entre au moins une quinzaine d'îlots de Bretagne, et essentiellement concentrés aux Sept-Îles (Côtes-d'Armor). Vingt ans plus tard, il n'en reste qu'un peu plus de 900, et quelques colonies ont disparu. Le déclin se poursuit jusqu'au début des années 1980, et depuis lors les effectifs tendent à se stabiliser aux Sept-Îles. Les dernières colonies du Finistère, en baie de Morlaix et à Ouessant, ne comptent plus que quelques couples et paraissent vouées à une disparition inéluctable. Ne subsistera plus que l'archipel des Sept-Îles comme lieu de reproduction de l'espèce en France, limite méridionale de son aire de reproduction européenne.

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Le déclin rapide des macareux moine en France au début du XXe siècle peut sans conteste être attribué pour partie à l'homme, et notamment aux massacres effectués à des fins ludiques sur les colonies. Il semble cependant que des modifications de l'environnement marin dans l'Atlantique nord, liées au réchauffement des eaux jusqu'aux années 1950, ont contribué à une large échelle à la diminution des populations de l'espèce.

La distribution plus pélagique du macareux le rend vraisemblablement moins vulnérable aux hydrocarbures que le guillemot de Troïl et le petit pingouin, sauf lorsque la marée noire affecte les environs immédiats des colonies. Pour les mêmes raisons, l'impact des filets de pêche apparaît également moindre que pour les deux autres espèces. La principale menace est liée à des modifications du milieu marin et de la disponibilité des stocks de poissons, conséquences de phénomènes naturels ou de la surexploitation des ressources halieutiques.

Essentiellement présente sur les îlots des Sept-Îles, la population bretonne de macareux sera de plus en plus vulnérable à tout impact extérieur, de type marée noire ou modification des ressources alimentaires. De plus, le développement constant de la colonie de fous de Bassan sur Rouzic affecte progressivement les macareux en empiétant sur leurs secteurs de reproduction. Et l'augmentation des effectifs sur Malban et la colonisation de Bono en sont peut-être une conséquence.

Published by ANDRE - TOURISME

commentaires

HUBERT Isabelle 28/02/2015 11:55

Il faut sauver les macareux .... ils sont trop Beau ...Adorable, Formidable ... je les adores depuis toujours mon rêve c'est d'en tenir un, un jour, dans mes bras en attendant je collectionne des figurines depuis longtemps.... protégeons les Macareux...

andré 28/02/2015 12:39

Je partage votre point de vue.
J'ai un macareux à l'arrière de mon véhicule et une figurine dans mon salon.
Merci de votre commentaire
cordialement

BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

"un retraité qui prend le temps d'écouter et d'analyser tout ce qui fait notre quotidien... qui prend aussi le temps d'écrire... qui adore chiner... et qui adore les gravures anciennes... Un retraité qui aime vous transmettre ce qu'il aime, au hasard de ses souvenirs et de ses découvertes. "

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