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Tchaikovski Piotr Ilitch
1840-1893

tchaikovski.jpg

 

 

CIMG1667.JPGL'Opéra de Lyon modernisé par Jean Nouvel.


C'était hier soir, la dernière représentation de La dame de pique,et ce fut un véritable triomphe.

Le spectacle était magnifique, les voix étaient superbes, et l'orchestre servait parfaitement l"événement...

CIMG1670.JPG
 

L'adaptation de la nouvelle de Pouchkine, est l'oeuvre du frère de Tchaîkovski, Modeste. On est très vite conquis par cette histoire de passions, qu'elles soient amoureuses ou pour le jeu.

La montée dramatique est parfaitement réussie dans des décors de rêve, et les tableaux s'enchaînent avec des effets de plus en plus réussis, pour en arriver à la scène finale dans la salle de jeux.

Vous trouverez ci-dessous le descriptif de la pièce en 3 actes et 7 tableaux.

 

L'action se passe au  XVIIIe siècle à Saint-Pétersbourg

Acte 1
Le jardin d'été à Saint-Pétersbourg.
Assises sur des bancs ou se promenant, les nourrices et les gouvernantes surveillent les garçons et les filles qui s'ébattent sous les rayons du soleil. Jouant aux soldats, des garçons font l'exercice avec une ferveur patriotique qui suscite l'amusement indulgent des adultes. Entrent Tchekalinski et Sourine discutant de la séance de jeu de la nuit précedente et de l'étrange attitude de leur ami Hermann. A son habitude, celui-ci s'est contenté de regarder jouer les autres. Arrivée d'Hermann. Tchekalinski et Sourine remarquent sa pâleur démoniaque et lui demandent, sans détours, ce qui l'obsède. Hermann n'avoue qu'une seule chose: il est amoureux d'une jeune fille dont il ignore le nom. D'emblée le Comte Tomsky, son ami lui propose de découvrir l'identité de la personne mais Hermann l'en dissuade. Sortie des deux amis. Restent les anciens, qui se rappellent leur jeunesse, l'époque du règne d'Elisabeth, quand l'herbe était plus verte et le soleil plus chaud . Retour d' Hermann et de Tomsky, lesquels parlent encore de la belle inconnue. Sur le mode ironique, Tchekalinski et Sourine félicitent le prince Eletsky pour ses fiançailles. L'ironie tourne à l'aigre à l'arrivée de Lisa et de la Comtesse, sa tutrice: la promise d'Eletsky et l'objet mystérieux de la passion d'Hermann ne sont qu'une seule et même personne. Lisa, qui a tout de suite remarqué Hermann, est frappée par son regard maléfique. Le sentiment de malaise qu'elle éprouve est partagé par la Comtesse, par Eletsky, per Hermann lui-même. La Comtesse, Lisa et Eletsky s'éloignent. Aux autres, Tomsky raconte comment la vieille Comtesse a acquis son surnom de "Pique Dame". Alors que jeune "Vénus moscovite", elle résidait à Paris, elle perdit un jour tout son avoir aux cartes. Au prix de sa vertu un admirateur (le Comte de Saint-Germain) lui révéla une mystérieuse formule, qui lui permit de tout récupérer. Par la suite, deux hommes connurent le secret. Puis la Comtesse apprit qu'elle mourrait de la main du troisième à qui elle accepterait de le dévoiler. Entendant cela, Hermann est immédiatement envahi par l'idée de gagner tout à la fois une fortune et la main de Lisa.
La chambre de Lisa

Celle-ci chante, accompagnée au clavecin par son amie Pauline. D'autres amies en sont toutes ravies. Pauline chante a son tour puis incite les jeunes filles à entonner une chanson russe à danser. Ces divertissements sont interrompus par l'austère gouvernante française, laquelle rappelle aux demoiselles que la bienséance leur interdit les danses paysannes russes. Lisa est triste. Pauline offre d'intervenir auprès du Prince pour que celui-ci la libère de son engagement. Lisa reste seule. Tandis que Macha, sa servante, la prépare pour la nuit, elle médite sombrement sur Hermann, sur le regard étrange qui l'a perturbée. A sa grande horreur, Hermann paraît à la fenêtre. Il la supplie de l'écouter. Elle hésite, cède. On frappe à la porte: c'est la Comtesse laquelle ordonne à Lisa de faire moins de bruit et de se coucher. Après le départ de la vieille dame, Hermann reprend un plaidoyer auquel il associe l'obsédante idée du secret des trois cartes. Incapable de lui résister, Lisa tombe dans ses bras.

Acte 2
Un bal chez un haut dignitaire
Tchekalinski remarque l'air lugubre d'Hermann. Les amis de celui-ci savent, maintenant, que le secret des trois cartes a, chez lui, tourné à l'idée fixe. Entre Eletsky accompagne de Lisa. Troublé par la froideur de la jeune fille, il supplie celle-ci de le comprendre. Malgré les moqueries des autres, Hermann est plus que jamais résolu à percer le secret des cartes et à fuir avec Lisa. Une pastorale est donnée, simple allégorie campagnarde intitulée "La sincérité de la bergère", qui ne fait qu'aggraver son humeur sombre. Lisa se présente à lui, masquée, lui donne la clé de la maison de la Comtesse et lui indique comment arriver jusqu'à sa chambre. Hermann est toujours aussi obsédé par le secret des cartes et par la chance qu'il a de le decouvrir. Arrivee solennelle de la tsarine.
La chambre de la Comtesse

Hermann se glisse dans la chambre. De celle-ci, il regarde fixement le portrait, convaincu qu'un même destin étrange leur est réservé, à l'un et à l'autre. Il se cache a l'entrée de la Comtesse, laquelle est preparée pour la nuit par ses servantes. Seule, Macha a remarqué le trouble de Lisa et en a deviné la vraie raison. La Comtesse se remémore l'époque lointaine de sa vie à Paris, le temps où elle était l'amie des ducs et des duchesses, où il lui arrivait de chanter pour la Pompadour. Elle congédie ses domestiques. L'air de Grétry qui lui revient en mémoire est interrompu par l'irruption d'Hermann. Celui-ci supplie la Comtesse de lui livrer le secret des cartes, insiste et, finalement, menace avec tant de violence que, saisie de frayeur, la vieille dame meurt. Lisa entre. Elle est d'autant plus horrifiée qu'elle vient de réaliser que ce n'est pas elle, mais les cartes qui hantent l'esprit d'Hermann.

Acte 3
A la caserne
Dans sa chambre, Hermann lit une lettre de Lisa. Celle-ci lui fixe rendez-vous au bord du Canal d'hiver. Elle veut savoir avec certitude, si c'est elle, et non l'idée des trois cartes, qui compte le plus pour lui. Hermann se rappelle avec effroi le cadavre de la Comtesse dans son cercueil, qui lui a lancé un clin d'¦il! Apparaît alors le spectre de la Comtesse, lequel déclare qu'il agit contre son gré mais qu'il est tenu de lui révèler le secret tant attendu: trois, sept, as.
Sur le quai du Canal d'hiver

Lisa attend Hermann. Il arrive au moment même où elle perdait tout espoir. Mais c'est pour déclare qu'il doit se rendre sans tarder à la maison de jeu pour profiter du secret nouvellement acquis. Convaincue qu'il est le meurtrier de la Comtesse, Lisa s'accroche encore à lui. Il la repousse et part précipitamment. Lisa se jette dans le canal.
La maison de jeu
  

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Tchekalinski, Tchaplitski, Sourine, Naroumov, Tomsky et d'autres en train de jouer au pharaon. Quitté par Lisa, Eletsky a le c¦ur brise. On chante et on boit. A la fureur jalouse d'Eletsky, Hermann entre, pâle, l'air absent. Il s'assied pour jouer, annonce - a l'étonnement géneral - qu'il mise quarante mille sur la première carte tire un trois et gagne. C'est, néanmoins, son aspect sauvage, ses propos délirants qui stupifient ses compagnons. Il remet son gain en jeu et gagne avec le sept. Saisissant un verre, il se met à divaguer sur la chance, seule realité de la vie, sur la mort, seule certitude. Il propose de jouer encore et, cette fois, Eletsky s'avance qui relève le défi. Tchekalinski fait la donne. Plein d'assurance, Hermann déclare être en possession de l'as. Eletsky lui fait remarquer qu'il n'a pas l'as mais la dame de pique. C'est alors qu'Hermann voit, de nouveau, le spectre de la Comtesse. Horrifié, il recule, se poignarde et meurt sur une ultime vision: celle de Lisa.


Published by ANDRE - LOISIRS

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BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

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"un retraité qui prend le temps d'écouter et d'analyser tout ce qui fait notre quotidien... qui prend aussi le temps d'écrire... qui adore chiner... et qui adore les gravures anciennes... Un retraité qui aime vous transmettre ce qu'il aime, au hasard de ses souvenirs et de ses découvertes. "

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