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Au moment où on s’y attend le moins, on devient vieux

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Elle a quarante ans, un travail honnête, une vie de couple, et un soudain besoin d’entrer dans l’inconnu. Déflagration intérieure. Harper Regan vit sous pression, sous un assemblage composite d’une succession d’oppressions. Pression familiale : son adolescente de fille fait sa crise, son bonhomme de mari a perdu son boulot. Tous ont dû déménager. Pression professionnelle : elle assure seule l’intendance de la maison, et son patron lui refuse un jour de congé pour voir son père mourant. Voyage initiatique d’une quarantenaire déphasée, Harper Regan fait émerger de l’extraordinaire dans les impasses du réel. Rencontres tendres, bouleversements intimes, impulsions libératrices, l’héroïne fait face à l’ordinaire cruauté du banal. Elle fait front, part en guerre contre ses propres résignations, et terrasse les monstres d’un quotidien étouffant. Elle sort grandie, sans violence, attendrie et vivante d’un insolite parcours imaginé par le dramaturge anglais Simon Stephens, né en 1971, formé au Royal Court de Londres, remarqué notamment pour sa pièce Pornography.
Metteur en scène de théâtre et d’opéra en France ou à l’étranger, Lukas Hemleb débute en Allemagne dans les années quatre-vingts. Il travaille entre autres à l’Odéon, à la MC 93 de Bobigny, au Théâtre Vidy-Lausanne, au Burgtheater de Vienne, à la Comédie-Française où il met en scène Le Dindon de Feydeau et Le Misanthrope de Molière. Sensible à « la délicatesse, l’intelligence, l’élégance » de Harper Regan, Lukas Hemleb cisèle en orfèvre une pièce en suspension, « où la crainte du pire affleure toujours, mais où demeure un espoir, une lumière. C’est un texte qui détecte et fait se frotter les plaques sismiques des êtres ». Un univers ni noir ni froid, simplement « salutaire ».

 

 

     
Auteur : Simon Stephens
Interprètes : Marina Foïs, Gérard Desarthe, Louis-Do de Lencquesaing, Caroline Chaniolleau, Alice de Lencquesaing
Metteur en scène : Lukas Hemleb
C'est une pièce d'une grande richesse que j'ai eu la chance de voir hier soir. De la première à la dernière seconde, Marina Foïs exprime sur scène une desespérance particulièrement humaine, elle nous emmène dans tous ses doutes existentiels au moment de la mort du père. Je me souviens d'un de mes patrons qui m'avait dit:"C'est quand on perd son papa que l'on devient un homme!", ça doit aussi être vrai pour une fille.
La pièce de Simon Stephens est d'une incroyable modernité, et met en relief les limites de la nouvelle communication dans notre société. La pièce se rejoue ce soir, je ne peux que conseiller aux Havrais de s'y rendre, un beau moment de théâtre les y attend.

Published by ANDRE - THEATRE

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BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

"un retraité qui prend le temps d'écouter et d'analyser tout ce qui fait notre quotidien... qui prend aussi le temps d'écrire... qui adore chiner... et qui adore les gravures anciennes... Un retraité qui aime vous transmettre ce qu'il aime, au hasard de ses souvenirs et de ses découvertes. "

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