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BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

un retraité qui prend le temps d'écouter et d'analyser tout ce qui fait notre quotidien... qui prend aussi le temps d'écrire... qui adore chiner... et qui adore les gravures anciennes... Un retraité qui aime vous transmettre ce qu'il aime, au hasard de ses souvenirs et de ses découvertes.

Publié le par ANDRE
Publié dans : #HISTOIRE

 

Découverte du Canada

 


 

Le Canada émerge dans le sillage de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb en 1492, qui, guidé par la Bible et le récit des voyages de Marco Polo, nous laisse les premières description du nouveau monde (qu'il croît être l'autre versant de l'Asie).

C'est encore Christophe Colomb qui rédige ses impressions sous forme de journal de bord, modèle de la plupart des récits de voyages à l'époque, dont le journal de bord de Jacques Cartier.

Le navigateur italien Amerigo Vespucci est le premier qui prend pleinement conscience de l'importance de la découverte de Colomb. En 1504, Vespucci publie un ouvrage intitulé Mundus Novus (Nouveau Monde), où il décrit les régions visitées par les marins européens du continent (en fait, le mot Amérique, dérivé d'Amerigo, prénom de Vespucci, a été inventé et attribué au Nouveau monde par le cosmographe allemand Martin Waldseemüller).

Même si les pêcheurs bretons hantent les côtes de Terre-Neuve depuis le milieu du XVe siècle, la France n'entre pas dans la course à l'exploration de l'Amérique que longtemps après l'Espagne. Le retard s'explique par les prétentions d'hégémonie que les rois de France Charles VIII, Louis XII et François Ier ont successivèment eues sur la Méditerranée, alors que les pays ibérique se tournent résolument vers l'Atlantique.

Cependant, dès 1522, François Ier est inquiété par le coup de semonce de la circumnavigation par le Portugais Fernand de Magellan qui prouve que la Terre est ronde. Alors, fasciné par les succès ibériques, le roi s'interroge sur la validité de sa politique méditerranéenne.

En 1524, le roi confie la première expédition française officielle en Amérique du Nord à l'Italiern Giovanni da Verrazano qui dessine la première carte française de la côte est du territoire. Dans ce récit, da Verrazano est le premier à reconnaître l'Amérique comme continent distinct de l'Asie et de l'Europe.

Plus tard, incapable de soutenir par les armes ses prétentions italiennes, François Ier interrompt ses débuts prometteurs d'explorations : le désastre de Pavie en 1524 et l'humiliante année de captivité à Madrid infligés par son puissant rival Charles Quint l'empêchent d'en tirer profit.

C'est dix ans plus tard que, profitant d'une période d'accalmie, François Ier se tourne une fois encore vers le Nouveau Monde.

Né en 1491, Jacques Cartier avait déjà fréquenté les côtes brésiliennes et celles de Terre-Neuve. Aussi François Ier finance-t-il l’expédition de Cartier en 1534. Le roi lui demande de «faire le voyage de ce royaume es terres Neufves pour descouvrir certaines ysles où l’on dit quìl se doibt trouver grant quantité d’or et autres riches choses».

Cartier entreprend le voyage sur la recommandation de jean Le Veneur, abbé du Mont-Saint-Michel, qui a joué un rôle déterminant dans la décision de la France de s'ouvrir sur le Nouveu Monde.

Cartier, à la tête de deux petits navires et d’une soixantaine d’hommes, part de Saint-Malo le 20 avril 1534. Vingt jours plus tard, il parvient à Terre-Neuve, puis il explore le golfe du Saint-Laurent. Il faut souligner qu’il pensait alors avoir découvert un passage vers l’Asie, mais il a finalement compris son erreur.

Cartier entreprend les premiers contacts des Français avec les autochtones, des Micmacs qui «nous fessoint plusieurs signes que nous allission à terre nous montrant des peaulx sur des bastons ».

Cartier s'abstient, de crainte d’être attaqué, mais les Indiens se présentent à nouveau le lendemain et la méfiance des Français se dissipe.

On improvise une séance de troc. Les Micmacs, en échange de couteaux, de chaudrons, de perles de verre et de colifichets, donnent tout ce qu’ils possèdent.

Cartier remonte ensuite le rivage vers le nord et, dans la baie de Gaspé, rencontre à nouveau des autochtones. Il s’agit cette fois de deux cents Iroquois du Saint-Laurent, de Stadacona précisément, venus pour pêcher le maquereau.

decouverte_canada.jpg

Le 24 juillet, l’explorateur fait ériger une grande croix avec un drapeau orné de fleurs de lys. Le chef iroquois Donnacona, accompagné de son frère et de trois de ses fils, s’approche en canot du bâtiment de Cartier et s’adresse aux Français tout en agitant les bras, comme «s’il eust voullu dire que toute la terre estoit à luy et que nous ne devyons pas planter ladite croix sans son congé». Mais les Français s'obstinent et offrent des chemises, des bonnets rouges et une chaînette en laiton…

Cartier avait noté à propos des Micmacs qu'«ils semblaient faciles à convertir à la saincte foy».

L’explorateur quitte la baie de Gaspé et se rend au nord de l’île d’Anticosti. Mais le mauvais temps le force à reprendre la route de Saint-Malo, où il débarque le 5 septembre.

Il ramène avec lui deux des fils du chef indien, Domagaya et Taignoagny, qui furent présentés au Roi et qui lui parlèrent d’un Royaume de Saguenay aux richesses fabuleuses. Ils avaient aussi promis à Cartier de l’emmener jusqu’à Hochelaga, au-delà de Stadacona.

Hélas, 1534, c'est précisément l'année où débutent en France les guerres de religion, avec l'affaire des Placards (affiches contre la messe collées par des protestants jusque dans les appartements du roi). Paralysée par ce conflit religieux, la France a d'autres soucis que de coloniser l'Amérique du Nord, d'autant qu'un peu plus tard, l'écho du sinistre hiver canadien, affronté par Cartier lors de son deuxième voyage en 1535, a un effet négatif.

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