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« Bérénice » tient une place tout à fait particulière dans l’œuvre de Racine, tant au niveau de l'esthétique audacieuse que de la conception de la tragédie qui y est transmise. C'est notamment sur la question du tragique dépourvu de bain de sang, ainsi que sur la simplicité de la pièce, que Racine s'est rapidement opposé à Corneille. Leur rivalité a d'ailleurs fait couler beaucoup d'encre.
Titus fait venir sa bien-aimée, Bérénice, reine de Palestine, à Rome avec l’intention de l’épouser. Antiochus, son meilleur ami est lui aussi épris, secrètement, de la jeune femme. Apprenant l’imminence du mariage, il décide de révéler ses sentiments amoureux à la reine avant de s’enfuir. Titus, quant à lui, comprend que devenu empereur de Rome, il ne peut se marier avec une reine étrangère. Malgré leur amour, il renvoie Bérénice de Rome…
« La Comédie-Française doit retrouver régulièrement Racine, comme elle le fait avec Molière et Corneille, pour proposer aux spectateurs d'aujourd'hui la modernité et l'actualité de ces grands textes fondateurs de notre théâtre. C'est pour moi l'occasion de retraverser avec la troupe ces chefs d'œuvres raciniens, de redonner des voix à l'alexandrin, trésor de notre langue et de développer le corps des acteurs dans un espace commun entre ciel et terre. C'est aussi une belle occasion pour la troupe de créer un spectacle hors les murs et de trouver le regard et l'écoute d'un autre public. »

 

Lorsque l'on va voir un classique, on se demande toujours si l'on va pouvoir y "entrer", mais surtout y "rester". Mais les voix et la diction des hôtes de la Comédie Française, même s'ils portent des costumes modernes, vous séduisent aussitôt, et la musique des alexandrins enrichit vos oreilles d'un texte extraordinaire de beauté et de force...On repense à Corneille qui peignait les hommes tels qu'ils devraient être, et à Racine qui les peint tels qu'ils sont. Le texte et l'histoire sont si beaux et si grands, que je me demande comment on pouvait nous faire étudier cela dans nos jeunes années de lycée, époque où nous n'avions pas la maturité suffisante pour comprendre un tel drame. Cette pièce a été un très beau et très grand moment de théâtre et de langue française.

En 1670, Racine, un génie de trente ans, s'empare des destins de Titus et Bérénice : " Il la renvoya, malgré lui, malgré elle ".

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Bérénice avait tout lieu de plaire à Louis XIV qui, dans ses actes et dans l'image qu'il renvoyait de l'État et des devoirs de la souveraineté, incarna le mieux le vers de Titus : " Mais il ne s'agit plus de vivre, il faut régner ".

En août 1680, le Roi ordonne la création de la Comédie-Française en réunissant les deux troupes rivales : l'Hôtel de Bourgogne –auquel Racine est attaché- rejoint la troupe de l'Hôtel de Guénégaud héritière de Molière.

C'est Bérénice, incandescence du classicisme, qu'ils choisissent de jouer en premier.

Plus de 300 ans plus tard, la célèbre institution  nous propose un nouveau voyage dans le tragique chant Racinien.

Auteur : Racine
Artistes : Simon Eine (Arsace), Yves Gasc (Paulin), Martine Chevalier , Jean-Baptiste Malartre, Aurélien Recoing, Adeline d'Hermy , Renaud Triffault ,
Metteur en scène : Muriel Mayette

Published by ANDRE - THEATRE

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BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

"un retraité qui prend le temps d'écouter et d'analyser tout ce qui fait notre quotidien... qui prend aussi le temps d'écrire... qui adore chiner... et qui adore les gravures anciennes... Un retraité qui aime vous transmettre ce qu'il aime, au hasard de ses souvenirs et de ses découvertes. "

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