A Christmas Carol / SERIE TV DE LA BBC / A NE PAS MANQUER

Deux ans après l’exceptionnelle Taboo, Steven Knight, Tom Hardy et Ridley Scott s’associent à nouveau autour de l’adaptation de l’un des plus célèbres contes de Noël de Charles Dickens.

Entre autres grands récits, le célèbre auteur anglais du XIXe Charles Dickens a laissé Oliver Twist, David Copperfield, Les Grandes espérances et toute une série de contes de Noël. Parmi ceux-ci, A Christmas Carol (en Français, Un Chant de Noël), publié pour la première fois à Londres en 1843 et dont le succès, porté par l’invention du personnage de Scrooge notamment, a été tel qu’il est à ce jour l’un des classiques de la littérature les plus régulièrement adaptés. Mais ne nous méprenons pas. Loin des images féeriques de joyeux bambins chantant aux coins des rues, ce chant de Noël là n’a rien d’une histoire pour petits et grands. Bien au contraire. Il donnerait des cauchemars aux plus solides lecteurs. D’où l’intérêt qu’on lui porte depuis bientôt 180 ans...

 

L’Esprit des Noëls passés (Andy Serkis).

 

Allégorie de la repentance aux accents de pamphlet polémique sur fond de Nativité, l’histoire s’ouvre dans un Londres froid et brumeux, sept ans après la mort de Jacob Marley, l’associé d’Ebenezer Scrooge, homme d’affaires richissime, corrompu, avare, désespérément dénué de bonté. Privé de tout repos, le défunt se voit expliquer lors de son passage au purgatoire que son salut dépend de la repentance de celui qui est encore en vie. Encore faudra-t-il que celle-ci soit sincère. Vu le bonhomme, autant dire que ça n’est pas gagné. La visite de trois esprits successifs, celui des Noëls passés, celui des Noëls présents et celui des Noëls futurs, venus le confronter à ses péchés et à ses pires frayeurs, parviendra-t-elle à faire naître en Scrooge un peu d’humanité?

La qualité des grandes adaptations littéraires

La minisérie diffusée sur Canal+ dès le lundi 6 janvier à 21 heures, est plutôt fidèle à l’histoire. Commande de la chaîne américaine FX, filiale de Fox (groupe Disney - il est donc possible qu’on la retrouve bientôt sur Disney+), en association avec la BBC, A Christmas Carol jouit d’un casting d’enfer. Steven Knight à l’écriture, Ridley Scott et Tom Hardy à la production, Guy Pearce (Mildred Pierce) dans le rôle de Scrooge ou encore Stephen Graham (The Irishman) dans celui de Marley. Rien de moins. Knight, Scott et Hardy ont déjà travaillé ensemble sur la fascinante Taboo , lancée en janvier 2017 sur FX et BBC One. Ils ont choisi Nick Murphy, jeune réalisateur britannique biberonné à la série télé, pour signer les trois épisodes de leur nouveau bébé.

 

Ebenezer Scrooge (Guy Pearce) et l’Esprit des Noëls présents (Charlotte Riley).

 

Celui-ci possède toutes les qualités des costumes dramas et des adaptations littéraires si chères aux Britanniques. Une reconstitution luxueuse et soignée: Londres, son fog, les grandes façades victoriennes narguant les masures crasseuses, la foule des petites gens battant le pavé dans le froid pendant que les riches s’enrichissent chaque jour un peu plus... Une maîtrise du clair-obscur digne des grands maîtres, qui fait ressentir au téléspectateur le froid de l’hiver, l’absence de chaleur humaine, la peur et l’ombre pesante du pays des morts. Une interprétation sans faille. Bref, pour qui aime le genre - mélange d’horrifique, d’historique et de surnaturel, dans la veine des Chroniques de Frankenstein - et n’étaient-ce quelques séquences surprenamment inégales, on se laisse embarquer dès les premières images.

 

TRES BELLE MINI SERIE

A NE PAS MANQUER

 

CHARLES DICKENS

RESTE TERRIBLEMENT

D'ACTUALITE

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