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BIEN LE BONJOUR D'ANDRE

Chercher, écouter, entendre, transmettre

Roseaux : nouveau clip - Ft. Ben l'Oncle Soul ! / ACTUALITE MUSICALE

Roseaux : nouveau clip - Ft. Ben l'Oncle Soul ! / ACTUALITE MUSICALE

Le premier opus était porté par la voix d’Aloe Blacc. Pour ce deuxième volet, les trois producteurs ont sollicité plusieurs artistes pour la texture

de leurs voix. Une palette vocale diversifiée, qui va du feeling

« à l’ancienne » de Ben l’Oncle Soul aux intonations vaporeuses

d’Anna Majidson (Haute), de la pureté minérale d’Olle Nyman

à la mélancolie tropicale

de Blick Bassy, du grain sensuel de Melissa Laveaux à la spiritualité d’Aloe Blacc.

 

 

Roseaux est un projet musical à la fois sobre, passionné et passionnant

 Collectif regroupant Emile Omar, un programmateur de radio

également DJ, et des musiciens parmi lesquels Aloe Blacc, Roseaux conjugue habilement la connaissance du curateur avec la sensibilité d’artistes aux itinéraires variés.

 
Roseaux feat.Aloe Blacc (2012)

Depuis Jean de la Fontaine qui peut encore ignorer la différence entre

un chêne et un roseau ? A l’un la majesté virile, l’ombre accueillante,

la robustesse intangible. A l’autre la fragilité apparente

et cette souplesse qui fait qu’il plie sans jamais rompre.

Entité symbolique de la capacité à résister à tout, à relever la tête

dans les pires moments, Roseaux est aujourd’hui un projet musical

à la fois sobre, passionné et passionnant qui naît

alors que jamais tempête n’a soufflé avec une telle violence

sur le monde de la musique enregistrée.
Collectif regroupant Emile Omar, Alex Finkin et Clément Petit,

Roseaux conjugue habilement la connaissance du curateur

avec la sensibilité d’artistes aux itinéraires variés.

À l’origine de Roseaux, il y a Emile, un fan de musique aux oreilles

larges et insatiables, un fouineur de sons refusant les barrières de genre.

Il y a une dizaine d’années sa curiosité musicale le conduit à gérer la discothèque de Radio Nova puis à alimenter la programmation musicale

du fameux « Grand Mix ». De ce fait il concocte aussi  les compilations

et les coffrets Nova Tunes qui distillent avec éclectisme et raffinement

des titres sélectionnés parmi nouveautés et merveilles du passé.


Ainsi les racines de Roseaux plongent elles directement

dans un substrat culturel propre aux bacs de certains disquaires

spécialisés dans des domaines qui ont pour singularité de régaler

le corps sans négliger l’esprit.

Depuis que Brian Eno a tordu le cou à la notion très académique

de légitimité musicale,  la définition de musicien a profondément

changé. Emile a eu l'envie de franchir ce pas que sa condition

de non musicien semblait pourtant lui interdire: créer de la musique.


Il contacte 2 amis musiciens tous deux nourris du même éclectisme,

le violoncelliste Clément Petit et le DJ/multi-instrumentiste

Alex Finkin, pour leur proposer de collaborer à la conception

d’un album basé sur le réarrangement d’une dizaine de titres puisés

dans des horizons très différents.

Alex Finkin, voyage lui même entre House Music, Vintage Pop

et Comédie musicale qu'il orchestre (HAIR).


Entre guitares, synthétiseurs et rhodes, il puise dans un imaginaire

où baroque, groove et swinging-London parviennent

aux mêmes conclusions.

Clément Petit, de son côté, offre à ces arrangements la poésie

d'un violoncelle qu'il a complètement revisité, et avec lequel il joue,

dans des projets de jazz actuel (COAX, PJ Gaucher) mais aussi

de musique traditionnelle sud-américaine ou de chanson française

(Nicolas Jules, Gaëlle Vignaux).

A la recherche de l'émotion et de la simplicité, Les trois se mettent

au travail et rapidement Emile découvre Aloe Blacc, bien avant que

le chanteur américain se fasse connaître avec le tube "I Need A Dollar".


Ayant alors très peu chanté, ce dernier s’engage pourtant

avec enthousiasme et ouverture dans la proposition du collectif.


Roseaux est donc l’œuvre d’une rencontre tout ce qu’il y a d’humaine

entre un amateur éclairé et des musiciens dont le talent et la mobilité

ont contribué à rendre ce projet possible et cohérent.

Reflet des couleurs que le collectif donne à cet opus imagé, 

l'album présente des perles confidentielles comme

"More Than Material" de Patti Labelle, "Try Me" d’Esther Phillips 

ou "Clarao  da Lua" de la brésilienne Nazaré Peirera.


Loin des reprises « telles quelles », chacune de ces « invitées »

a droit à un enrobage particulier qui la rend à la fois méconnaissable

(pour qui serait familier des versions originales) et captivante.


Il ne s’agit pas ici d'ailleurs de reprises au sens stricte mais de relectures

et parfois de réécritures. C’est ainsi que le "Girl you rock my soul"

de Rad Bryan perd ses attributs jamaïquains, que la métamorphose

d' "Indifférence" de Pearl Jam se produit au son du quatuor,
que le rythme chaloupé de "Walking On The Moon" de Police

évoque Nina Simone, que le rocksteady "Strange Things"

de John Holt se recentre du côté de Rio, et que "Missing You",

hit house underground des années 90 de Kim English, se réinvente

en ballade soul, avant de chavirer en un long fondu enchaîné

au piano électrique Rhodes évoquant Bill Evans...

Est-ce cette façon de plier en douceur les morceaux qui a inspiré

ce nom Roseaux? Ou l’élégance que dégage l’ensemble,

cette fluide mélancolie post soul et jazz noctambule qui entoure

un archipel de chansons entre lesquelles navigue la voix caressante

d’Aloe Blacc ? Une chose est sûre, le collectif Roseaux parvient

à donner à ce projet plus qu’une cohérence et bien plus qu’une identité,

une âme.

 

 

 
 

 

Ainsi les racines de Roseaux plongent elles directement

dans un substrat culturel propre aux bacs de certains disquaires

spécialisés dans des domaines qui ont pour singularité de régaler

le corps sans négliger l’esprit.

Depuis que Brian Eno a tordu le cou à la notion très académique

de légitimité musicale,  la définition de musicien a profondément

changé. Emile a eu l'envie de franchir ce pas que sa condition

de non musicien semblait pourtant lui interdire: créer de la musique.


Il contacte 2 amis musiciens tous deux nourris du même éclectisme,

le violoncelliste Clément Petit et le DJ/multi-instrumentiste

Alex Finkin, pour leur proposer de collaborer à la conception

d’un album basé sur le réarrangement d’une dizaine de titres puisés

dans des horizons très différents.

Alex Finkin, voyage lui même entre House Music, Vintage Pop

et Comédie musicale qu'il orchestre (HAIR).


Entre guitares, synthétiseurs et rhodes, il puise dans un imaginaire

où baroque, groove et swinging-London parviennent

aux mêmes conclusions.

Clément Petit, de son côté, offre à ces arrangements la poésie

d'un violoncelle qu'il a complètement revisité, et avec lequel il joue,

dans des projets de jazz actuel (COAX, PJ Gaucher) mais aussi

de musique traditionnelle sud-américaine ou de chanson française

(Nicolas Jules, Gaëlle Vignaux).

A la recherche de l'émotion et de la simplicité, Les trois se mettent

au travail et rapidement Emile découvre Aloe Blacc, bien avant que

le chanteur américain se fasse connaître avec le tube "I Need A Dollar".


Ayant alors très peu chanté, ce dernier s’engage pourtant

avec enthousiasme et ouverture dans la proposition du collectif.


Roseaux est donc l’œuvre d’une rencontre tout ce qu’il y a d’humaine

entre un amateur éclairé et des musiciens dont le talent et la mobilité

ont contribué à rendre ce projet possible et cohérent.

Reflet des couleurs que le collectif donne à cet opus imagé, 

l'album présente des perles confidentielles comme

"More Than Material" de Patti Labelle, "Try Me" d’Esther Phillips 

ou "Clarao  da Lua" de la brésilienne Nazaré Peirera.


Loin des reprises « telles quelles », chacune de ces « invitées »

a droit à un enrobage particulier qui la rend à la fois méconnaissable

(pour qui serait familier des versions originales) et captivante.


Il ne s’agit pas ici d'ailleurs de reprises au sens stricte mais de relectures

et parfois de réécritures. C’est ainsi que le "Girl you rock my soul"

de Rad Bryan perd ses attributs jamaïquains, que la métamorphose

d' "Indifférence" de Pearl Jam se produit au son du quatuor,
que le rythme chaloupé de "Walking On The Moon" de Police

évoque Nina Simone, que le rocksteady "Strange Things"

de John Holt se recentre du côté de Rio, et que "Missing You",

hit house underground des années 90 de Kim English, se réinvente

en ballade soul, avant de chavirer en un long fondu enchaîné

au piano électrique Rhodes évoquant Bill Evans...

Est-ce cette façon de plier en douceur les morceaux qui a inspiré

ce nom Roseaux? Ou l’élégance que dégage l’ensemble,

cette fluide mélancolie post soul et jazz noctambule qui entoure

un archipel de chansons entre lesquelles navigue la voix caressante

d’Aloe Blacc ? Une chose est sûre, le collectif Roseaux parvient

à donner à ce projet plus qu’une cohérence et bien plus qu’une identité,

une âme.

 

 

 
 
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