
Stephane Mulet vient de sortir un nouveau disque, dans un style et des musiques différents...
à suivre...

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Michel Berger ou Michel-Jean Hamburger de son vrai nom (28 novembre 1947 à Neuilly-sur-Seine, France - 2 août 1992 à
Ramatuelle, France) est un auteur-compositeur-interprète, directeur artistique et arrangeur musical français.
Il est le fils du médecin Jean Hamburger et de la concertiste Annette Haas. Il est notamment connu pour son travail aux côtés de son épouse, France Gall.
Il se fait connaître en tant que chanteur dès l'époque de Salut les copains dans les années 1960. Il passe ensuite à la production chez EMI où il écrit, entre autres, Les Girafes pour Bourvil en 1967.Dans les années 80,il produit sa propre maison de disques:APACHE qui plus tard sera associée à WEA Au début des années 1970, chez Warner, il produit les premiers albums de Véronique Sanson et, plus tard, en 1989, un autre titre, Allah. En 1973, il produit également un album pour Françoise Hardy qui relance la carrière de celle-ci avec, notamment Message personnel. Toujours pour Françoise Hardy, il produit ensuite un 45 tours, Je suis moi. Il commence à écrire pour France Gall en 1974 avant de l'épouser le 22 juin 1976 et il produit ensuite tous ses albums à partir de 1975. Il produit aussi l'album Rock 'n' Roll Attitude pour Johnny Hallyday (1985) dont il met en scène, dans la foulée, son spectacle avant de réaliser celui de France Gall en 1987, Le Tour de France 88.
Entre temps, il compose un opéra rock, Starmania. Le texte est écrit par Luc Plamondon et l'album studio sort en 1978. Il est notamment interprété par France Gall, Daniel Balavoine, Diane Dufresne, Nanette Workman, Éric Estève et Fabienne Thibeault. Starmania, le spectacle, créé au Palais des congrès de Paris en 1979, remporte un vif succès, réitéré en 1988 avec, entre autres, Maurane et Renaud Hantson puis avec des distributions différentes lors des reprises dans les années 1990. Une version anglaise, nommée Tycoon est réalisée en 1991.
En 1990, il met en scène un nouveau spectacle musical dont le texte est toujours écrit par Luc Plamondon, La Légende de Jimmy, inspiré de la vie de James Dean. Malgré la qualité des musiques, des textes, des interprètes (Diane Tell, Renaud Hantson, Tom Novembre, Nanette Workman) et d'une mise en scène signée Jérôme Savary, ce spectacle obtient peu de succès.
Il compose également plusieurs musiques de films : Mektoub, un film algérien d'Ali Ghalem en 1970, Sérieux comme le plaisir de Robert Benayoun en 1975, Tout feu, tout flamme de Jean-Paul Rappeneau en 1982 et Rive droite, rive gauche de Philippe Labro en 1984. Il compose aussi les musiques de films publicitaires, dont celle d'Orangina.
Il fait partie des rares artistes français à s'être engagé de très près dans des œuvres humanitaires, exclusivement pour celle d'Action Écoles en 1985 aux cotés de France Gall, Richard BerryDaniel Balavoine, mais aussi pour l'Éthiopie avec Renaud (Chanteurs sans frontières) et pour Les Restos du cœur avec Coluche. et
Le 12 juin 1992, sort pour la première fois un album interprété en duo avec France Gall, Double jeu. Quelques semaines après, le 2 août exactement, Michel Berger meurt dans sa chambre, foudroyé par une crise cardiaque causée probablement par le surtravail auquel il était accoutumé (et malgré une lettre où son père lui conseille de voir un médecin pour son cœur fragile). Il venait de jouer une partie de tennis quelques heures auparavant, alors qu'il passait ses vacances à Ramatuelle avec son épouse. Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris.
La carrière de chanteur de Michel Berger débute dans les années 1960, période des chanteurs yéyés, celle de Salut les copains. Mais après avoir enregistré des 45 tours qui ne rencontrent pas un grand succès, il retourne à son rôle de directeur artistique chez Pathé Marconi jusqu'à ce qu'il rencontre Véronique Sanson. Leur rupture lui inspire l'un de ses premiers albums solos, Cœur brisé, en 1973. Seuls les titres Pour me comprendre et Attends-moi émergent de l'album.
Le premier succès de Michel Berger date de 1974 avec Écoute la musique (Quelle consolation fantastique) juste après sa rencontre, en 1973,
avec sa nouvelle muse France Gall.
En 1975, il connaît un succès mitigé avec l'album Que l'amour est bizarre dont la chanson éponyme et Seras-tu là ? sont les deux plus réussies. L'année suivante, seule la chanson Mon piano danse, extraite de l'album éponyme, connaît un modeste succès.
Mais c'est 1980 qui est l'année charnière pour Michel Berger : son nouvel album Beauséjour connaît trois grands succès publics : La Groupie du pianiste, Quelques mots d'amour et Celui qui chante. La même année, il monte sur scène au Théâtre des Champs-Elysées, avec le même succès.
Michel Berger aligne encore d'autres succès comme Mademoiselle Chang en 1981, Voyou et Les Princes des villes en 1983, Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux et Y 'a pas de honte en 1985.
Après un concert au Zénith en 1986, année de la mort de ses amis Daniel Balavoine et Coluche, il n'écrit à partir de cette période que des chansons pour France Gall et pour la comédie musicale La Légende de Jimmy, il revient en tant que chanteur avec l'album Ça ne tient pas debout, dont Le Paradis blanc en 1990, qui sera son dernier succès en solo.
D'autres succès sont dans l'unique album enregistré en duo avec France Gall en 1992 : Superficiel et léger et Laissez passer les rêves.
J'ai eu beaucoup de plaisir à voir ce groupe sur scène à Lyon.
On passe un bon moment en leur compagnie.
Karl Tremblay et Jean-François Pauzé se rencontrent pour la première fois en septembre 1994 dans un vestiaire de hockey. Ils venaient de terminer le camp d’entraînement et étaient maintenant officiellement membres des Jets de Repentigny, un obscur club junior B. Fruit du hasard ou du destin, cette rencontre sera déterminante pour le restant de leurs jours.
De natures timides, les deux jeunes hommes ne s’adresseront la parole qu’au mois de janvier 1995. Mis au courant que Jean-François grattait la guitare, Karl lui affirme qu’il est chanteur et qu’il se cherche des musiciens pour former un groupe. C’est sans grand enthousiasme que Pauzé l’invitera à jammer dans le sous-sol de ses parents en février 1995. Grâce à l’insistance de Tremblay, ils composeront ce soir-là leur première chanson intitulée Les routes du bonheur et une deuxième, Gaétane, suivra le lendemain soir. C’était le début de l’ère des chansons de peines d’amour mal enregistrées où les noms de villes et les marques de voitures se succédaient. À cette époque, ils composeront ensemble une vingtaine de chansons dont 12 se retrouveront ultérieurement sur l’album cassette 12 Grandes Chansons. Nous y reviendrons.
À peu près à la même époque, Jean-François rencontre Marie-Annick Lépine alors qu’ils occupent le même emploi d’été. Étudiante et violoniste, Lépine semble plus s’intéresser au côté rebelle de Pauzé qu’à son talent de musicien. Issue du milieu de la musique classique, elle n’a rien à foutre des ridicules chansonnettes country que composent Karl et J-F. Cependant, elle changera son fusil d’épaule lors d’un certain concours de musique amateur. Très amateur faut-il spécifier.
Nous sommes à l’été 1996. Karl et J-F décident de tenter leur chance au concours d’auteurs-compositeurs de la brasserie La Ripaille de Repentigny. Après une audition plus ou moins formelle avec un organisateur conquis par leurs chansons rigolotes, les deux larrons s’attaquent donc au concours où ils termineront finalement en 2ème place derrière Garnote, un groupe néo-hard-rock-progressif. L’élément déclencheur venait de se produire : des foules nombreuses vinrent les encourager si bien que le soir de la finale, on dut refuser du monde à la porte. Conquise par les réactions suscitées par les gens, Marie-Annick accepta même de se joindre au duo pour les demi-finales et la finale. Le troisième morceau du puzzle se mettait en place.
Forts de ce nouvel engouement local, le nouveau trio se mit à la recherche d’un bassiste et d’un batteur. Ils jetèrent leur dévolu sur un jeune néophyte de la basse âgé de seize ans en Jérôme Dupras. Petit cousin de Marie-Annick, le grassouillet adolescent sera celui qui dénichera plus tard un batteur à la formation en Domlebo. Ce dernier, alors percussionniste de la formation Windstorm semble enjoué par le caractère loufoque de la bande et décide de rester pour l’été seulement, le temps d’enregistrer la première cassette. Après, disait-il, il devait se concentrer sur ses études. On connaît tous la suite.
Si 1997 saluait l’arrivée dans le groupe de Domlebo et de Jérôme Dupras, cette année marquait aussi la sortie anonyme de leur premier album : 12 Grandes Chansons. Imprimée à cinq cent exemplaires, la cassette originale s’écoulera en quelques mois à des amis et à des connaissances.Quelques spectacles aussi mythiques que loufoques parsemèrent l’été et l’automne 1997, tous dans leur région natale de Lanaudière (La Ripaille, L’Oasis du vieux Palais, le bar du Portage).
À l’hiver 1998, J-F Pauzé abandonne ses études momentanément pour se consacrer au groupe avec Domlebo qui remet aussi en question sa carrière dans le domaine de la santé. Pauzé et Lebeau se mettront alors à la composition du prochain album qui sera enregistré en 2 jours à l’automne 1998. L’album Sur mon Canapé sort en petites pompes au mois de novembre 1998. Les Cowboys Fringants sortent ainsi un deuxième disque autoproduit et auto-distribué en l’espace d’un an. Cet autre objet rare se vendra à plus de mille exemplaires grâce au bouche à oreille tant et si bien que l’album commence à faire fureur dans les radios étudiantes et lors des partys de cégep partout au Québec. Un pas de plus vient d’être franchi par la joyeuse bande qui ne demande pas mieux que de jouer partout. Le groupe se produira même à Montréal dans un Petit Campus bondé à la fin de 1998 lors d’un spectacle mythique qui confèrera aux Cowboys le titre de groupe de party.
1999 représente une année charnière pour le groupe puisqu’il effectuera sa véritable percée montréalaise. Présents lors de nombreux Cabarets Kerozen et en demande sur les ondes de CISM et CIBL, les Cowboys tâtent le terrain auprès des compagnies de disque de la métropole. Leurs démarches seront toutefois restées vaines. Ils se verront même refuser l’accès des bureaux de la plupart des entreprises. Leur 2ème place au concours des Francouvertes ne les aidera en rien à signer une entente. Ils n’ont alors guère le choix que de retourner vers l’autoproduction pour la sortie leur nouvel album, Motel Capri, en avril 2000. Nouveauté pour le groupe, l’album est toutefois mis en licence par l’Empire Kerozen et aura droit à une distribution en magasins.
Motel Capri représente la véritable éclosion. Bien qu’encore embryonnaire, le succès du groupe ne se dément plus. Encore charrié par le bouche à oreille (les radios commerciales refusent toujours de les faire tourner), le groupe jouit maintenant d’un véritable bassin de fidèles qui les suit partout au Québec. Annonciateur de ce qui allait se produire dans l’avenir, leur spectacle lors des Francofolies de Montréal de l’été 2000 en fut un d’anthologie. Une marrée humaine s’agglutinera aux abords de la trop petite scène Radio-Canada pour danser et chanter en communion avec ce nouveau groupe de la relève. La cinquantaine de spectacles qu’ils donneront au cours de la tournée Motel Capri leur fera gagner un plus vaste public, conquis par leurs performances scéniques aussi énergiques que débraillées.
Les années fastes – Période 2002-2007
À l’hiver 2001, Pauzé se mettra à l’écriture de ce qui deviendra l’album phare de la formation. Si Motel Capri représentait l’éclosion du groupe, Break Syndical (mars 2002) le fera exploser. Cette fois-ci, c’est la bonne! Avec des critiques dithyrambiques en poche, la bande part en tournée dès le mois de mars. La vague des Cowboys Fringants et de leurs fans aux chandails verts déferlera sur le Québec en entier en 2002 et 2003. Véritable phénomène, la formation se produit à guichets fermés partout au Québec devant des fans conquis d’avance à leurs chansons tantôt drôles, revendicatrices ou nostalgiques. Au cours de cette tournée, le public découvre en Karl Tremblay un véritable meneur de foules et en Marie-Annick Lépine une multi instrumentiste accomplie qui confirme les Cowboys comme groupe de spectacle par excellence. Par ailleurs, les radios commerciales, qui boudaient jadis le groupe, n’ont guère le choix d’entrer dans la danse puisque les fans réclament littéralement que leurs chansons tournent sur leurs ondes. La chanson Toune d’automne deviendra un des grands succès de 2002 ce qui ne nuira pas aux ventes de Break Syndical.
L’été 2002 se terminera par un tour de force, soit le spectacle au Parc Jarry avec Plume Latraverse devant 8000 personnes. Puis la série de spectacles se continuera au cours de l’automne jusqu’à son paroxysme : la tournée montréalaise de décembre 2002. Idée saugrenue s’il en était une, cette tournée audacieuse visait à refaire le parcours de toutes les salles montréalaises où s’était produit le groupe depuis ses débuts. Des Verres stérilisés jusqu’au Métropolis en passant par le Petit Campus, le Cabaret et le Spectrum, le groupe roulera à un train d’enfer lors de ce mois où les dix spectacles montréalais s’ajoutaient à d’autres en province.
2003 verra la Tournée Break Syndical s’accentuer. Au mois de mai, le groupe sort son premier album live Attache ta tuque! qui inclut des versions des spectacles de la tournée montréalaise. Après un été bien rempli au niveau des festivals c’est le dernier droit de la tournée et à l’automne, le groupe rafle les Félix de l’album alternatif, du groupe de l’année et du spectacle de l’année au gala de l’Adisq. Pour conclure la longue tournée, les Cowboys essoufflés s’offrent le Centre Bell pour la première fois de leur carrière. Le pari est risqué : remplir les 20 000 sièges disponibles, ce que peu d’artistes québécois ont osé faire par le passé. Malgré les inquiétudes à l’aube du 30 décembre, les Cowboys et leurs fans pourront dire mission accomplie au terme d’une soirée mémorable dont les images et le son ont été gravés sur DVD (Les Cowboys Fringants, Centre Bell – 30 décembre 2003.) Ainsi se complétait la Tournée Break Syndical au terme de 153 concerts. Puis en avril 2004 la France entrouvre ses portes au groupe qui fait salle comble à l’Élysée Montmartre de Paris lors d’un spectacle aussi exceptionnel que déroutant à l’écoute de ces Français qui chantaient à tue-tête ces chansons écrites en québécois. C’est le début d’une belle histoire en Europe francophone où ils jouissent désormais d’un étonnant bassin de fans.
Battre le fer pendant qu’il est chaud, telle était la devise des Cowboys qui se retrouvent en studio dès le mois de mai suivant pour préparer la sortie de leur prochain album La Grand-Messe (novembre 2004.) Entre temps, les Cowboys sont primés groupe de l’année pour une deuxième fois de suite au Gala de l’Adisq d’octobre. La Grand-Messe, la nouvelle mouture tant attendue est sur les tablettes le 23 novembre. Cette nouvelle parution engendre bien sûr la tournée du même nom qui s’amorcera quatre jours après la sortie du disque à St-Jean-sur-le-Richelieu. Puis le début de l’année 2005 sera marqué par la série de 16 spectacles à La Tulipe à Montréal, tous à guichets fermés. L’été s’amorcera sous le signe de la controverse avec la St-Jean-Baptiste sur l’île Notre-Dame. Cette initiative du groupe qui voulait un spectacle plus politisé avec des artistes comme Loco Locass, les Zapartistes et Mononc’ Serge s’avérera un véritable succès malgré la polémique engendrée par les médias au sujet du caractère payant de l’événement. Toutefois, 25 000 personnes heureuses et consentantes déferleront sur le circuit Gilles-Villeneuve au cours de cette suffocante journée du mois de juin.
À l’automne 2005, le groupe remportera le Félix de la chanson de l’année avec Les Étoiles Filantes et poursuivra sa tournée au Québec et en France. Parallèlement, Jérôme Dupras et ses comparses mettent sur pied la Fondation Cowboys Fringants qui se concentre sur des projets de conservation de la nature et de sauvegarde des écosystèmes menacés en territoire québécois. Puis, comme en 2003, la tournée de la Grand-Messe se terminera de merveilleuse façon au Centre Bell, le 30 décembre 2006. Au terme des 186 spectacles de cette tournée de la Grand-Messe qui les aura amenés aux quatre coins du Québec, des Maritimes et de l’Europe francophone, les Cowboys Fringants s’accordent un petit congé bien mérité avant de repartir sur la route. La Grand-Messe, un album qui n’aura laissé personne indifférent, aura finalement vendu plus de 230 000 copies en deux ans.
À l’été 2007, le groupe qui était en pause depuis le début de l’année repart sur la route pour une tournée surprise de festivals. Celle-ci se termine sur une triste note puisqu’au lendemain de la dernière prestation qui avait lieu au Festival International des Montgolfières de St-Jean-sur-le Richelieu, le batteur Dominique Lebeau annonce qu’il quitte les Cowboys Fringants après une association de 10 ans. Ébranlés par cette nouvelle aussi surprenante qu’imprévisible, les membres de la formation n’ont guère le choix que de se serrer les coudes et d’unir leurs efforts pour maintenir le groupe en vie.
C’est donc en tant que quatuor que les Cowboys s’attaquent à l’écriture et à la réalisation de leur prochain opus. La fin de 2007 s’avérera une période fort créative pour J-F Pauzé qui écrira pas moins de trente chansons en moins de six mois. Fruit de l’expérience acquise avec les Cowboys ainsi qu’avec son album solo «Au bout du rang» et de nombreuses collaborations, la multi-instrumentiste Marie-Annick Lépine texturera méticuleusement les nouvelles chansons d’arrangements fort à propos et tout en nuance. Jérôme Dupras fera office de batteur-bassiste pour l’élaboration des maquettes et enregistrera même quelques pistes officielles à la batterie sur l’album en chantier. Le reste de la tâche percusive sera assurée par le batteur d’expérience Steve Gagné. Les Cowboys décident également de changer de collaborateurs en studio et s’associeront à Louis Legault (Daniel Bélanger, Dumas) pour l’enregistrement et la réalisation de l’album.
Devant la trentaine de chansons qu’ils ont devant eux, l’idée d’un possible album double est évoquée mais est finalement écartée en raisons de complexité au niveau marketing et de la production. C’est alors que germe la possibilité de sortir deux albums distincts : l’un plus texturé et l’autre plus broche à foin. Ainsi naîteront L’Expédition (23 septembre 2008) et Sur un air de déjà vu (17 février 2009), deux disques salués par les fans du groupe et la critique. L’album principal qu’est L’Expédition se veut plus posé, nuancé et poétique que ce que les Cowboys Fringants nous avaient habitué auparavant. Les textes à la fois évocateurs et porteurs d’espoir y sont livrés avec une sensibilité parfaitement dosée par la voix chaleureuse du chanteur Karl Tremblay, plus que jamais en contrôle de ses moyens. Les trois premiers extraits de l’album (Entre deux taxis, Tant qu’on aura de l’amour et La tête haute) se hisseront au sommet des palmarès radiophoniques québécois. Du jamais vu en moins de 6 mois.
Sur un air de déjà vu est quant à lui un album plus guilleret, rappelant le côté bon enfant des débuts des Cowboys. Présenté plus ou moins comme un album de «b-sides», SUADDV réconfortera les partisans du groupe qui déploraient l’absence du côté humoristique sur L’Expédition.
Avec deux nouveaux opus sous le bras, les Cowboys reprennent la route. La tournée de L’Expédition se met en branle à Brossard le 6 novembre 2008 et mènera le groupe aux quatre coins de la Belle Province et de l’Europe. Soucieux de passer de la parole aux actes, le groupe fera de L’Expédition sa «tournée verte» puisque le Co2 émis par les véhicules du groupe et des gens qui assisteront au spectacles sera annulé par la plantation de 35 000 arbres. Sur scène, exit les cuivres et place à un multi-instrumentiste de talent du nom de Daniel Lacoste (guitares, piano, mandoline, accordéon) pour appuyer Marie-Annick. Le rôle de batteur est maintenant assuré avec brio par Marc-André Brazeau (Band de Garage).
En février 2009, les Cowboys Fringants foulèrent les planches du mythique Olympia de Paris l’instant de trois spectacles mémorables à guichets fermés devant des publics survoltés. Puis suivirent coup sur coup deux salles de 6000 personnes à la Halle Tony-Garnier de Lyon et à l’Aréna de Genève qui conclurent cette surréaliste tournée éclair de dix jours en sol européen où 20 000 spectacteurs ont pu voir les Cowboys Fringants en cinq spectacles.
Au Québec, la communion entre le public et le groupe est toujours présente et le plaisir qu’ils ont de renouer l’un avec l’autre est intact à chaque soir. Les fans fidèles des débuts ont vieilli et sont, pour plusieurs, toujours au rendez-vous. Des gens de toutes générations, allant des jeunes enfants aux têtes grises, se sont greffés à cette mosaïque d’amateurs fringants et ne font que confirmer le côté fédérateur du groupe Lanaudois, ainsi que leur impact sur la société québécoise.
La tournée de L’Expédition est présentement en cours et prendra fin au mois d’août 2010.
À ce jour, les Cowboys Fringants ont vendu plus de 800 000 albums dans la francophonie et leurs chansons ont été – et sont encore – le «décor» et la toile de fond de la vie de milliers de personnes.
- Claude P. Rabouin"
J'ai découvert cette jolie chanteuse en première partie de La Grande Sophie, à Lillebonne.
J'ai apprécié sa voix, sa musique et ses textes. J'ai acheté son disque "Premières Lettres", et en le réécoutant, j'ai eu envie de vous la faire connaître. Une
seule lettre pour la scène "L", c'est le choix de Raphaele Lannadere.
Interview de L
Je ne parle pas souvent du RAP. Ce n'est pas mon genre de chanson favori, mais le CD annoncé par Benjamin Paulin me semble intéressant. Je vous laisse découvrir la
bande annonce.
Benjamin Paulin
L’homme Moderne
Album à paraître à la rentrée chez AZ
Ep 4 titres disponible en digital le 28/06
Benjamin Paulin est l’homme moderne, un crooner désabusé qui entonne des paroles lourdes de sens avec des mots simples. De la chanson à texte qui pioche dans le meilleur de chaque courant musicaux pour tenter une nouvelle proposition. Fils de la génération X, il fait le pont entre les tendances et les générations, parlant de tout le monde et à tous les mondes. Un pied dans le passé, l’autre dans le futur, la tête dans les nuages, avec sa voix de crooner il vous fera passer de l’amour le plus naïf à l’ironie la plus froide en un claquement de doigt. Découvrez l’Homme Moderne.
Catherine Ribeiro en 1982 à Bobino
Catherine Ribeiro fait partie des chanteuses qui n'ont jamais eu droit de cité sur les chaînes grand public.
D'inspiration révolutionnaire, elle nous a pourtant offert de magnifiques chansons. Je vous laisse découvrir sa voix, si vous ne la connaissez pas:
Bufallo Bill, l'attaque de Fort
Adams
Les carabiniers
Voilà plus de 40 ans, j'écoutais et dansais sur cette chanson que j'ai retrouvé avec plaisir et que je vous propose d'écouter:
Mariska Veres
DISCOGRAPHIE :
2002 « Aquanaute » :
un 1er album au confluent de l’électro-folk, du jazz et de la pop. Une entrée en matière étincelante,
qui lui vaut succès critique et populaire. On y trouve entre autres «Point de mire», «Fracture du crâne»
ou «Poussière d’ange», autant de titres qui allaient marquer profondément la chanson québécoise.
Écoulé à plus de 120 000 exemplaires (Platine), Aquanaute récoltera trois Félix en 2003:
Révélation de l’année, Album Pop-Rock de l’année et Réalisation musicale de l’année.
2005 « Le coeur dans la tête » :
le 2ème album confirme une artiste décidément audacieuse sur le plan musical et très proche
de l'autobiographie sur le plan des textes : «Combustion lente», «Montréal», «Will You Follow Me»,
mais aussi «Imparfait», splendide reprise d’un titre marquant de Daniel Bélanger.
Enregistré à différents endroits, tantôt en ville, tantôt en campagne, le disque sera qualifié de
rhythm&groove, voire de «groove&grunge», tant le propos cru est couplé à des sons parfois
tranchants. L’album est certifié OR au Québec.
Mai 2006 « Ariane Moffatt à la Station C » :
DVD live vendu à 10 000 exemplaires au Québec, certifié Platine.
AVRIL 2008 « Tous les sens »:
Sortie au Québec . Déjà certifié OR, avec plus de 70 000 exemplaires vendus au Québec
MAI 2009 : « Tous les sens »
Sortie France, Suisse, Belgique.
RÉCOMPENSES :
Ariane a remporté un total de 11 Félix (équivalent de nos victoires de la musique) avec ses trois albums.
A noter : « Je veux tout » Félix de la chanson de l'année en 2008.
Au moment de la retraite, bien souvent, nos mères nous ont quittés...Je me souviens des mots de l'un de mes patrons, le jour où j'ai annoncé la disparition de ma mère: "C'est quand on perd sa mère que l'on devient tout à fait un homme..."
Georges Moustaki a sans doute écrit ce qui se fait de mieux sur le sujet, car je crois qu'il y a beaucoup de "mères juives"...
Mon fils, tu as mauvaise mine
tu devrais prendre soin de toi,
n'oublie jamais tes vitamines,
couvre-toi bien quand il fait froid.
Je sais que tu n'as plus 9 ans,
mais tu es encore mon enfant.
Elles sont toujours sur le qui-vive
les mères juives.
Je crois que tu fais trop de sport,
on dit que ce n'est pas très sain
c'est dangereux tous ces efforts
en as-tu réellement besoin ?
Je sais que tu n'as plus 15 ans,
mais tu es encore mon enfant.
Elles sont inquiètes et émotives
les mères juives.
Je t'ai acheté deux cravates,
Tu as mis la bleue avec des pois
Quand tu es venu pour le shabbat,
Pourquoi l'autre, elle ne te plaît pas ?
Je sais que tu n'as plus 20 ans,
Mais tu es encore mon enfant
Elles sont parfois bien excessives
Les mères juives.
Dans ce manteau que j'ai fait pour toi
Tu seras avocat ou docteur
Tu aimes mieux faire le chanteur
Et me quitter pendant des mois.
Je sais que tu n'as plus 30 ans,
Mais tu es encore mon enfant.
Elles son douces et attentives,
Les mères juives.
Ta femme est presque une gamine
Comment peut-elle veiller su toi ?
Elle ne sait même pas faire la cuisine
Heureusement que je suis là.
Je sais que tu n'as plus 40 ans,
Mais tu es encore mon enfant.
Elles peuvent être possessives,
Les mères juives.
Tandis que moi je te connais,
Je fais les plats que tu préfères,
Je te tricote des cache-nez,
Des paires de gants, des pull-over.
Je sais que tu n'as plus 50 ans,
Mais tu es encore mon enfant.
Elles sont vraiment très actives,
Les mères juives.
Viens, mon chéri, viens, mon gamin,
Ne crains rien, je ne pleure pas,
Même quand tu ne m'appelles pas
Je fais celle à qui ça ne fait rien.
Je sais que tu n'as plus 60 ans,
Mais tu es encore mon enfant.
Elles sont tendres et naïves,
Les mères juives.
Quand ma petite mère parlait ainsi
Je trouvais ça insupportable.
Depuis que son absence m'accable
Je rêve d'entendre chaque nuit :
Je sais, tu as 70 ans,
Mais tu es encore mon enfant.
Elle était pure comme l'eau vive,
Ma mère juive.
En hommage à mes visiteurs Canadiens, ma nostalgie se porte souvent sur les chansons de Paul Anka, ce petit prodige dont la musique a accompagné ma jeunesse, et mes premières surprises parties...
Maurice El Medioni, originaire
d'Oran, comme je le suis, nous offre dans cette merveilleuse chanson, toute la nostalgie de ce qui était la deuxième ville d'Algérie, avant l'indépendance du pays.
Ce n'est pas sans une certaine nostalgie que j'entends reparler de la calentica, du créponnet et de l'agua limon...
Et Canastel s'est transformé pour moi, en un passage obligé lorsque je vais à Nice, dans le bas du boulevard Gambetta, où je me régale à déguster le créponnet, ou
mieux encore, un panaché de créponnet et d'agua Limon...
Je vous parle souvent de cette nouvelle génération de chanteurs français, mais il ne faut pas pour autant oublier les anciens...
En écoutant sur une compilation personnelle Georges Chelon, j'ai ressenti le même frisson qu'il y a bien des années, et je me suis dit que les belles chansons restaient belles à jamais.
Je vous ai donc recherché "Le père prodigue" et je ne sais si cela vous rappellera aussi quelquechose, mais en tout cas, je suis content de vous parler de Chelon et de ses poèmes mis en musique, car pour que la chanson passe les années, il faut les deux réussites, les paroles et la mélodie...
Pas à pas avec Nicolas Ghetti
« J’veux du Beau », voici le credo de Nicolas Ghetti, auteur, compositeur, interprète qui vient de sortir son nouvel album avec le label indépendant Monte Carlo Records après « Ce monde » (2000) autoproduit et « Le décor » (2004) chez AZ Universal.
Pour Nicolas, la musique se décline dès l’enfance avec très tôt le désir de dire, de s’exprimer autrement et surtout de partager. Tout en suivant une formation au Conservatoire de musique de
Saint Laurent du Var puis de Nice, il se passionne pour la guitare et goûte aux premières prestations publiques avec son groupe de rock durant ses années de lycée. Malgré quelques réticences à
l’encadrement un peu rigide du Conservatoire, le jeune Nicolas acquiert de bonnes bases et, fan de vieux vinyles de chansons françaises et de rock anglo-saxon, il va imaginer des arrangements
sonores sur son magnéto 4 pistes.
Mais l’envie de confronter cette passion à un vrai public l’entraîne dans les bars du vieux Nice, sa ville natale : il reprend des titres des Beatles, Rolling Stones, Moody Blues, Floyd, The Doors… Après le BAC, direction Paris pour ses études. En poche, un DESS Propriété littéraire et artistique, il rejoint en qualité de juriste mais également pour ses connaissances musicales la société Knocking Boots Production dirigée par Dimitri Bodiansky, ex-Indochine.
Cependant le droit prenant le pas sur la musique, il quitte ce poste et se consacre entièrement à la musique, il signe en 2004 l’album « Le décor » et assure les 1ères parties de la tournée européenne de Garou. Le virus de la musique ne le quittera plus ! 4 ans plus tard, il revient aux sources de sa musique recréant un groupe avec ses amis. Tout s’enchaîne ! Après une prestation réussie lors d’un show case au Réservoir, il sort deux nouveaux singles « Métrosexuel » dont le clip est réalisé par Aline Issermann et « J’veux du Beau » extrait du nouvel album (automne 2009). Imprégné de la musique de ses aînés, Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Alain Bashung mais baignant aussi dans l’univers de la jeune génération, Bénabar, Thomas Dutronc, Cali, Nicolas a su néanmoins absorber toutes ces influences. Sa voix au timbre puissant et chaud où percent parfois des accents à la Michel Jonasz et Léonard Cohen, donne à ses compositions une belle intensité en harmonie avec ses textes : « Métrosexuel », « La fille de 30 ans » sur les failles des hommes et des femmes d’aujourd’hui, « J’veux du Beau » sur ses errances de musicien, « Ma ville » dans la peau du SDF en bas de son immeuble… un regard sur la vie des autres dans lequel Nicolas se dévoile aussi.
Guitares folk, classique, électrique, orgue… se mêlant aux cordes du violon, de la mandoline et du banjo et surgissent alors des atmosphères singulières peuplées de personnages tout droit échappés de films.
Nicolas Ghetti trace librement sa route avec un répertoire alliant belles sonorités et authenticité des textes. Quelques pas avec lui et ses mélodies et vous serez conquis !
Camille Bazbaz était hier après-midi au forum de la fnac du Havre. En pleine forme, il présentait son nouvel album, "La chose".
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